I . Vopiscus, Vie de Namérien, \iv
а. Histoire littéraire de la France, t. I, partie 1 : «Troisième siècle. État des lettres dans les Gaules en ce siècle,» p. 3a3.
3. Sparlien, Vie d’Hadrien, xvi : Mathesim sic scire sibi visas est, ut sera kalendis januariis scripserit quod ei loto anno posset evenire. — Vie d’Aelius Verus, n : Fuisse eniin Hadrianum perilum inatheseos Marias Maximus usque adeo demonstral ut cuin dicat cuncla de se scisse, sic, ut omnium dierum usque ad lioram mortis futuros actus ante perscripserit.
/i. Jules Capitolin, Vie de Marc Aur'ele, xix : Quod cum ad Clioldaeos Marras retülisset.
5. .Spartien, Vie de Septime Sévère, iii : /pse qaoque matheseos peritissimus.
б. Pour cet édit, voir Bouché- Leclercq, L’ Astrologie grecque, p. ôOC).
20 liinLlOTllÈQUE DES UNIVEUSIXÉS DU MIDI
les druides et les druidesses de la décadence aient étudié et pratiqué la divination astrologique, qui pouvait leur donner plus de profits que les autres moyens de divination. L’astrologie n’avait eu aucune place dans les disciplines théologiques du vrai druidisme; alors que les druides et les druidesses ne sont plus que de vulgaires devins, l’astrologie peut parfaitement être exploitée par eux comme une science d’importation grecque ou romaine, qui a pris peu à peu sa place à côté des autres procédés de sorcellerie. Mais ce n’est qu’une simple vraisemblance. 11 est prouvé que les druides contemporains de Diviciac ne s’occupaient pas d’astrologie; rien ne prouve que les druides déchus, réduits au rôle de sorciers, aient été des astrologues.
Les origines grecques et romaines de l’astrologie gallo-romaine. — L’astrologie grecque à Marseille. — Le médecin astrologue Crinas de Marseille. — Les astrologues chassés de Rome se réfugient dans les Gaules. — Favorinus d’Arles, ennemi des astrologues. — Allusion à l’astrologie dans les panégyriques prononcés par les rhéteurs gallo-romains. — L’astrologue galloromain Caecilius Argicius Arborius, grand-père d’Ausone.
\ en croire les Bénédictins, c’est de Marseille, où l’astrologie était en honneur au i®'' siècle de l’ère chrétienne, qu’elle aurait pu se répandre facilement dans le reste de la Gaule : « Les Marseillais égalaient les Athéniens par la profession de toutes les sciences (Strabon, 1. IV, p. 123-127). On y cultivait particulièrement l’astrologie, la médecine, la philosophie, la jurisprudence, les belles-lettres •. » Strabon, dont l’autorité est invoquée par les Bénédictins, ne parle pas d’astrologie. Il dit simplement^ que, depuis les guerres entre César et Pompée, partisans de Pompée et compromis dans sa défaite, les Marseillais renoncèrent à leurs habitudes guerrières pour se
I. Histoire littéraire de la France, l. I, partie I ; «Premier siècle de l’iîglise. lUat des lettres dans les Gaules en ce siècle,» p. i3.'i.