‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 81 sur 151 · Columelle, De Re rustica, XI, i · texte numérisé non relu

Columelle, De Re rustica, XI, i

^ Columelle’ •- consultissmum astrologiae professorem Hipnarchum Utteris astrologiae concedatur. - Le savant mathématicien Hipparque mente beaucoup plutét le titre d’astronome que la qualilication d’astrologue, ®

?eTnsT Columelle comme ati temps de Varron, le mot astro ogns désigné à la fois Sologne riL le mot à..pov6,o; n’a été latinisé qu’apres la période

"‘“f Smellc De Re rastica, 111, vi. - Pour les doctrines stomiennes de l’àroxaTiataatç ou rénovation péridioque du monde, voir Bouche-Leclercq, L Astrologie

Coîumèue,^/)e Re rustica, XI, ii : Novi autem veris principium non sic observare

rusticus débet qaem ad modum astrologus.

* 7. Columelle, De Re rustica, IX, xiv.

mm.TOTHKQUE DES UMVERSTTKS DU MIDI

d avoir recours à l’astrologue de profession. Caton défendait à son villicus de consulter l’haruspice, le devin (hariolus) et le Ghaldéen. Dans le De Re rastica, il est dit simplement : « Le villicus n’admettra pas chez lui les haruspices et les sorcières (sagae); car ces deux espèces de personnes usent d’une vaine superstition, pour entraîner les grossiers paysans à des dépenses et ensuite à de mauvaises actions*. » Il n’est pas question des Chaldéens, La métayère '(villica) ne doit pas être adonnée aux superstitions : nous ignorons si la croyance à l’astrologie est comprise parmi ces supersliliones dont le détail n’est pas fourni.

Columelle s’était souvent inspiré de Caton et de Varron. Palladius imite servilement Columelle. Le XIV® livre de VOpus agriculturae, « de insitionibus, » est en distiques élégiaques, parce que le X® livre du De Re rastica, « de arborum cultu, » est en hexamètres. Des développements entiers sont textuellement copiés ou maladroitement adaptés. Mais Palladius ajoute à 'toutes les pratiques superstitieuses de Caton et de Varron, de Columelle et de Pline, des préceptes de culture empruntés aux procédés de l’astrologie proprement dite.

C’est par cet usage de l’astrologie que le manuel agronomique de Palladius, qui écrivait pour des Italiens vers le milieu du V® siècle, diffère du manuel médical de Marcellus, qui écrivait quelques années plus tôt pour des Gallo-Romains.

Si le seul écrivain profane que nous trouvons dans les Gaules après Ausone et l’auteur du Querolus s’occupe peu d’astrologie, il semble que les écrivains ecclésiastiques évitent de parler de la science maudite. Il est étrange qu’Hilaire de Poitiers n’ait jamais de polémique avec les astrologues, que Martin n’ait jamais à se défendre contre les artifices des maihematici, qu’Orientius et Cassien n’aient jamais à mettre en garde les fidèles laïques et les moines contre les vaines pratiques qui prétendent deviner l’avenir d’après l’inspection des astres.

Et, cependant, longtemps avant Hilaire, Martin, Orientius et Cassien, l’Église avait eu, ailleurs qu’en Gaule, à combattre

I. Columelle, De Re rastica, I, vin. — La même phrase se retrouve à peu près textuellement au chapitre I du livre XI. *

Page 1