Columelle, De Re rastica, XII, i
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i; astrologie chez les GALEO-ROMAINS
1-astrologie. Dès les premières années du ni* siècle, Tertullien se moquait de l’inlluence qu’on attribuait au nœud ascendan de l’orbite lunaire, aux étoiles malfaisantes, à l’aspect quac ra de Saturne, à l’aspeet trigone de Mars ■ ; ü connaissait la société qui unit la magie et l’astrologie»; et, admettant que les deux sciences « étaient venues abdiquer, pour ainsi dire, ans la personne des Mages païens, au berceau du Rédempteur i repoussait avee sa fougue coutumière toutes les « amorces d’astrologie chrétienne » 3. Le célèbre évêque de Milan, saint Ambroise, qui mourut en 3g7, constatait que beaucoup de chrétiens consultaient l’êgo de la lune avant d’entreprendre une affaire^- Enfin, saint Augustin, le contemporain d Orientius et de Cassien, appelait à son secours tous les arguments de la dialectique et toute l’autorité du dogme poui combattie et confondre cette superstition astrologique ^ dont les auteurs ecclésiastiques gallo-romains qui ont écrit à la fin du iv* siècle et au commencement du v% ne parlent ni dans les « avertissements » qui s’adressent aux laïques, ni dans les « institutions n destinées à instruire et à édifier les moines.
Les allusions à l’astrologie dans les œuvres de saint Eucherius de Lyon.
Un moine qui appartenait au couvent fondé au commencement du V* siècle par Honorât de Marseille dans la plus petite des îles de Lérins, Vincentius Lirinensis''’, publia en^434, trois ans après le concile œcuménique d’Éphèse où la condamn^Atfon de Nestorius avait été prononcée un Commonitoriam qui don-
I Tertullien, Adversus Marcionem, I, xviii.
2! Tertullien, De Idololatria, ix ; Srimus magiae et astrologiae inter se societatem.
3. Bouché-Leclcrcq, L’Astrologie grecque, p. Gii ; p. 612, n. i.
/(. Saint Ambroise, Epist., I, xxiii.
5. Voir Bouché-Leclercq, L’Astrologie grecque, p. Gi8-6s3, « Polémiqué de saint
Augustin contre les astrologues ».
G. S. Vincentii Lirinensis Commonitorium .(Migne, Patrologie, t. L, col. G37-O8O). Voir Teuffel, Geschichte der Rômisclien Literatur, % 458.
7. Commonit., xxix: Sancti Concilii quod ante triennium ferme in Asia apud Ephesum celebratum est VV. CC. Basso Antiochoque consulibus [consuls de l’an 43i].
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nait aux chrétiens la méthode nécessaire pour éviter les erreurs des hérétiques et rester fidèles à la vraie doctrine fondée sur les Ecritures et la tradition de l’Église. Vincent s’élève avec indignation contre les superstitions humaines qui prétendent prendre la place du dogme céleste, contre les égarements d’une nouvelle et profane curiosité». Il ne cite pas l’astrologie au nombre des superstitions humaines auxquelles s’attache la curiosité impie de ses contemporains.
Parmi les nombreux ouvrages de saint Eücherius» qui, après avoir renoncé au monde vers /109, passa plusieurs années au couvent de Lérins, devint évêque de Lyon en 434, et mourut vers 43o, l’un des plus curieux, Formularam spiritalis intelligentiae liber anus, qui est, disent les Bénédictins, une a explication de divers termes ou façons de parler de l’Écriture » contient un développement où, sans s’occuper spécialement d’astrologie, l’auteur expose le sens allégorique qu’il attribue aux noms de certaines constellations. Les sept étoiles dovit l’Ourse est formée désignent l’Église Universelle, représentée dans l’Apocalypse par sept églises et sept chandeliers^». Les étoiles d’Orion, qui se lèvent au milieu des tempêtes d’hiver, désignent les saints martyrs qui ont souffert la persécution et qui ont, pour ainsi dire, paru à la face du ciel pendant les tempêtes d’hiver; les Hyades, dont le lever amène la pluie, désignent les saints prédicateurs dont la parole est une pluie salutaire qui arrose les cœurs des hommes Ce symbolisme astral n’est pas une innovation d’Eucherius. Dès les origines du christianisme, V Apocalypse avait ouvert la voie à la recherche
1. Commonit., iv : ... dam pro caclesti dogmate humanac superstiliones introducanlur... profanne ac novellar. curiositatis libido.
2. S. Eucherii Lugdunensis episcopi Opéra (Mlgne, Patrologie, t. L, col. 701-1214). — Voir Teufl'el, Geschichte der Rômischen Literatur, S 457, 6.