Mathieu, xiv, verset
5 %Tmènlari\Z\^n^ Patrologie, t. L, col. 899) : Signa pro eo quod aliquid significant faturum, vel quod articuli temporum per siderum cursus nolanlur. Aon autem ea signa quitus nonnulli tentaverunt nativitates exprimere honunum et qualitatcs.
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BTBUOTHKQUE DES UNIVERSITÉS 'DU MIDI
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Les attaques contre l’astrologie dans les œuvres de saint Prosper d’Aquitaine. — Le Priscillianisme et le « Carmen de Providentia divina».
Saint Prosper d’Aquitaine, contemporain du moine de Lérins, saint Vincent, et de l’évêque de Lyon, saint Eucherius, est un laïque pieux et érudit qui s’attache, à partir de l’an 429, à combattre par ses écrits le pélagianisme dont l’influence était grande dans le sud de la Gaule. Il compose un résumé de la théologie de saint Augustin, dont il est le partisan zélé; il s’efforce de réfuter les théories de Cassien sur les rapports entre •la grâce et le libre arbitre; il écrit un poème, De Ingratis, contre les contempteurs de la grâce ; il rédige une Chronique, qui suit de près celle de saint Jérôme et la continue jusqu’à l’an 455. Il meurt A^ers l’an 463 i.
Dans ses œuvres de polémique, consacrées à peu près complètement à la question de la grâce et du libre arbitre, il n’ÿ a guère lieu de rechercher des discussions astrologiques qui n’auraient aucun rapport avec le pélagianisme. On doit cependant noter dans le Liber Senientiaram ex Augustino delibaiarum, ce manuel du chrétien où Prosper recueille une série de pensées morales et dogmatiques tirées des œuvres de saint Augustin, qui sont autant de réponses aux objections des incrédules, une senleniia qui prouve qu’il était nécessaire de démontrer aux lecteurs du liber l’impuissance des astres auxquels était vulgairement attribuée une autorité fatale qui aurait amené la mort du Christ. Prosper devait les ramener à leur condition de créatures, incapables d’exercer la moindre influence sur la liberté du Créateur ; « Ce n’est pas, — dit-il, — une nécessité astrale
I. TeufTel, Geschiclite der Biimischen Literatur, S^iGo; Ebcrl, Hist. Utt., t. I, p. 388- 3gi. — Voir surtout la thèse de l’abbé L. Valentin, Saint Prosper d’Aquitaine, Toulouse, 1900. — Pour les écrits de saint Prosper, Sancti Prosperi Aquitani Opéra omnia (Migne, Patrologie, t. Ll).
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l’astrologie chez les gallo-romains *0 )
qui a imposé la croix au Christ; ce ne sont pas les astres qui ont forcé à mourir le créateur des astres i. »
Dans sa Chronique, Prosper fait d Atlas, irère de 1 lomélhée, un illustre astrologue, qui vivait au temps de la captivité des Israélites en Égypte^ Cette opinion n’a rien qui doive nous étonner; on la trouve souvent chez les auteurs ecclesiastiques. Saint Augustin, en particulier, dont saint Prosper est le disciple fidèle, dit et répète que le grand astrologue Allas était le
contemporain de Moïse
La Patrologiede Migne place parmi les Opéra incerlae aucloritalis les Libri duo de Vocalione omnium genlium ^ que l’abhé Valentin, après Antelmi, attrihuc avec vraisemblance à saint Prospéré L’auteur des Libri de Vocalione combat énergiquement leï vaines opinions qui font des destins et des astres les dispensateurs des inégalités des conditions humaines Ces inégalités sont l’œuvre de Dieu, le Créateur tout-puissant, qui amt suivant des causes qui nous échappent et dont nous ne
pouvons constater que les cflets.
Des deux poèmes que la Pdlrologie met au nombre des Opéra incerlae auclorilalis, l’un, qui est le moins important, le Poema conjugis ad uxorem me paraît, malgré l’argumentation de l’abbé Valentin », ne pas être l’œuvre de saint Prosper. Le versificateur de cette pièce, composée de seize iambiques dimètres catalectiques et de cinquante-deux distiques élégiaques, exhorte sa femme à consacrer sa vie au Seigneur Dieu : aucune allusion aux erreurs astrologiques ne se trouve dans
cette pieuse exhortation.
I. Liber Sententiarum, ccclxxiv (Migno, Patrologie, l. Ll, col. Vjo) : Aon cnim siderea nécessitas Christo intulit mortein; nec sidéra coegerunt mori siderum condilorem. - Voir Valentin, ouur. cüé, p. 353-354.
а. Chronic. (Migne, Patrologie, t. Ll, col. 538) ; Hujus scrvitatis anno xx, Atlas
astrologus iasignis habebatur f rater Promethei.
3. Saint Augustin, De Civitate Del (édit. Doinbart, Leipzig, i863), XV 111, vui : Frater ejas [Promethei] Atlans magnas /uisse astrologus dicitur. — xxxix : Eo quippe tempore, quo Moyses notas est, fuisse reperitar Atlans, ille magnas astrologus, Promethei
frater.