‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 86 sur 151 · De Prov., v · texte numérisé non relu

De Prov., v

Camque opus hoc mundi magnum pulchramque vidèrent.

Non mare, non caelum, non ignem aut .sidéra caeli,

Quae numéro subjecta sihi visuque tenebant,

Suspexerc deos : unum, ratione magistra,

Auctorem et Dominum rerum, non fata, colentes. "

l’astrologie chez les gallo-romains

permis de recourir à la vaine science des Chaldécns ‘ Saint Prôsper combat avec force le fatalisme astrologique en expli quant que Dieu, qui a créé les étoiles comme la terre et la mer, aurait été absolument injuste s’il avait fait dépendre des astres les mœurs de l’homme, créature libre et intelligente La raison se refuse à concevoir que la justice de Dieu impose à l'homme, au moment de sa naissance, la domination d un astre tyrannique possédant assez d’autorité pour 1 empêcliei de vouloir et de pouvoir 3. Prosper consent toutefois à une concession : les astres peuvent exercer quelque influence sur l’homme, mais ils perdront celte influence si l’homme se confie pieusement à Dieu 4. Il faut donc n’avoir de vénération et de culte que pour le Créateur et mépriser toutes les religions qui sont étrangères à la religion divine C’est notre impiété ([ui nous perd : le péché vient des mauvaises dispositions de nos cœurs et non des astres du ciel C’est le diable, le perfide ennemi du genre humain '7, qui s’elï'orce de propager les doctrines du fatalisme astrologique 8. Et l’on sait quel châtiment a puni l’erreur des impies qui ont adoré l’astre Rempham, vénéré l’armée céleste et consacré un culte au Soleil et à la

De Prov.

Si tibi mulentur

. . . Credis hoc cedere passe, natalia sidéra, quorum

Te pravum decursus agit? Quid varia vetusti Perfugia erroris Chaldaeis qaaeris in astris?

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