De Prov., v
...persuadet ab astris
Fala seri, frustraque homines conjendere divis.
BIBLIOTHÈQUE DES UMVEUSITÉS DU MIDI
Lunei. Loin de maîtriser les hommes, le ciel leur obéit, quand Dieu l’ordonne : Josué a pu arrêter le soleil, Élie a empêcln? la pluie de tomber et fait descendre la foudre sur l’autel Dieu seul est le souverain tout-puissant de l’univers : sa Providence v eille sur tous les moments de notre vie ; il ne veut pas que l’iiomme se fasse le serviteur des astres, car, dans la création, il l’a placé au-dessus d’eux 3. En dernière analyse, vouloir étudier les mouvements des astres pour en tirer de prétendues lois qui règlent la destinée bumaiiie, c’est essayer une œuvre pleine d’artifices trompeurs, c’est détruire toute religion'^.
Cette longue argumentation n’a pas le caractère banal d’un simple lieu commun. L’auteur du Carmen de Providentia attaque directement les impies qui ont été sévèrement punis pour avoir adoré le Soleil et la Lune, l’armée céleste, et, en particulier, l’astre Rempham.
Le nom de cet astre nous est connu par la Bible. Dans le discours qu’il prononce devant le conseil des Juifs (ts a-jvÉop'.sv), le diacre Étienne, gui devait être- le premier martyr de l’Église, s’écrie : «Diease détourna des Israélites et les abandonna à servir l’armée du ciel (XaTp£u='.v c'pxv.x xc3 cjpavoO), comme il est écrit dans le livre des prophètes : « Est-ce à moi que vous » avez offert des victimes et des sacrifices, durant quarante ans, » dans le désert, ô maison d’Israël? Vous avez porté le laber- » nacle de Moloch et l’astre de votre dieu Rempham (-h à'^xpsv » X3J Oesu u[jLà)v 'Pep-oâv), qui sont des figures que vous avez faites » pour les adorer 5. » On lit dans le livre du prophète Amos auquel le discours d’Étienne fait allusion : « Vous avœz porté