‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 88 sur 151 · De Prov., v · texte numérisé non relu

De Prov., v

Scrutatis iyitur stellarum molibus, hoc est Artis opus, totam subvertere relligionem.

b. Actes des Apôtres, vu, versets /»^-43.

l’astuologie chez les gallo- humains

le tabernacle de votre Moloch et Kijun, vos images, l’étoile de vos dieux que vous vous êtes faits *. » Les mots Rempham et Kijun désignent la planète Saturne que la cosmogonie chaldéenne nomme Kaimanou, Kaiwan ou Kaivan

Les impies qui ont adoré l’armée céleste, le Soleil, la Lune et Rempham, et dont le Carmen de Providentia rappelle le châtiment, sont les Priscillianistes dont l’impiété « faisoit un composé monstrueux de toutes les erreurs les plus grossières et les plus sales et ramassoit en elle seule toutes les ordures qui estoient dans les autres heresies. Non seulement il n y avoit presque aucune heresie dont celle-là n eust tiré quelque impiété, mais elle y mesloit encore les folies du paganisme et mesme les curiositez sacrilèges de la magie et les rêveries des astrologues 3. »

L’Église a toujours reproché au priscillianisme, entre autres impiétés, de subordonner les volontés et les destinées humaines aux inlluences sidérales. On l’accusait d’avoir imaginé un système d’astrologie zodiacale nù les douze signes du Zodiaque, exerçant des patronages terrestres, étaient renfplacés par les douze patriarches d’Israël d’avoir affirmé que les astres, doués d’intelligence, avaient participé au péché d’Adam et à la rédemption. En l’an 4oo, le canon xv du concile réuni à Tolède pour condamner l’hérésie de Priscillien avait prononcé l’anathème contre ceux qui croyaient à Yaslrologia ou à la mathesis. En l’an 563, les canons ix et x du concile de Braga devaient anathématiser encore les Priscillianistes coupables d’avoir enseigné que les âmes et les corps des hommes sont sous la domination des étoiles, maîtresses de leurs destinées, et que les douze signes du Zodiaque, désignés par les noms des Patriarches, exercent une influence souveraine sur l’âme et sur le corps

A la fin du iv' siècle, Priscillien avait prêché sa doctrine en

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