‹ L'astrologie grecqueChapitre 10 sur 360 · LA COSMOGONIE PLATONICIENNE · texte numérisé non relu

LA COSMOGONIE PLATONICIENNE

mouvement qui, combiné avec le premier, leur tait décrire dans l’espace, avec des vitesses diiïérentes, des spires alternativement montantes et descendantes. De ces cercles ou astres mouvants (planètes), Platon ne connaît encore parleurs noms que la Lune, le Soleil, Vénus et Mercure : « pour les autres, les hommes ne

s’étant pas mis en peine de leurs révolutions, sauf un bien petit

nombre, ils ne leur donnent pas de noms ‘ ». Seule, la terre, traversée et comme clouée à sa place par l’axe immobile sur les pivots duquel roule l’imivers, ne participe pas au mouvement général imprimé après coup à la machine ronde.

Tous ces astres, fixes ou errants, et la Terre elle-même, « la plus ancienne des divinités nées dans l’intérieur du cieP », sont des dieux vivants et immortels, le Démiurge les ayant façonnés de corps et d’âme à l’image du monde entier, qui est le plus grand des dieux après son auteur. Les astres une fois créés, le Démiurge, qui ne voulait pas mettre directement la main a des œuvres périssables, laissa aux « organes du temps », aux dieuxplanètes, le soin d’achever le monde en façonnant eux-mêmes les êtres mortels. U se contenta de leur fournir, pour animer ces êtres, des âmes de qualité inférieure, devant qui il daigna exposer ses desseins et justifier sa Providence avant de les répartir par lots dans les astres. Autant qu’on en peut juger à travers 1 obscurité peut-être voulue du texte, les âmes tout une station dans les étoiles fixes avant de descendre dans les sphères inlérieures, où les dieux-planètes s’occupent de leur contectionner un habitacle matériel. Copiant de leur mieux le modèle universel dont le monde et eux-mêmes étaient déjà des copies, ces dieux taçonnent, pour y loger les âmes, des corps sphériques. Malheureusement, l’enveloppe sphérique de l’âme eut besoin d’un véhicule pour la porter et la soustraire aux chocs qu elle eât rencontrés en roulant à la surface de la terre. Les dieux, dépourvus cette fois de modèle à copier, imaginèrent un mécanisme approprié au but. Platon étale à ce propos les naïvetés de sa physiologie, montrant comme quoi le poumon, perméable à l’air et rafraîchi par les boissons, rafraîchit à son tour le cœur, auquel il sert de coussin ; comment la rate a pour fonction d essuyer la surface

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