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SOCHATE
tenlion d’être préciséiiient ruslrononiie appliquée, et applitiuée à la connaissance de l'homme, s'il l’avait connue et si on avait pu lui démontrer qu’elle était réA'élée *? INous l’ignorons; mais il est bon de noter que ce furent ses disciples les plus fidèles, les moralistes les plus étroits et les plus fermés aux curiosités de la science inutile, les Stoïciens, qui introduisirent l’astrologie dans le sanctuaire de la philosophie pratique. S’il avait fait descendre la philosophie du ciel en terre, comme on le répète depuis Cicéron ^ elle ne tarda pas à y remonter.
Les grands initiateurs n’ont jamais été des constructeurs de systèmes, mais des hommes qui ont ramassé toute leur énergie dans un sentiment unique, dans un vouloir puissant, capable d’agir par le choc sur la volonté des autres et de la marquer de son empreinte. L’impulsion ainsi donnée peut se transformer en mouvements divergents, mais le point de départ commun reste visible des directions les plus opposées. Après Socrate, quiconque se proposa d’arriver par le savoir à la vertu et de n’estimer la science qu’en raison de son ellicacité morale fut un socratique.
Pur de tout mélange d’indiscrète curiosité, le socratisme eût tué l’esprit scientifique sans atteindre le but visé, car la morale ne peut être objet de science.* L’exercice d’une volonté supposée libre échappe par définition à l’étreinte rigide des lois naturelles que la science cherche à établir. En voulant associer et même confondre des procédés intellectuels incompatibles, les moralistes socratiques se sont obstinés dans la prétention de démontrer l'indémontrable, et leurs systèmes ont fini par s’absorber dans des dogmes religieux dont ils tenaient indûment la place.
C’était déjà une religion que la vaste et poétique synthèse oii Platon fit entrer des connaissances encyclopédiques converties en <ogmes moraux. Après avoir longtemps retourné dans tous les sens les problèmes de pure morale, privée et publique, Platon voulut aussi, comme les savants d’autrefois, écrire un traité de la Nature, qu’il eut soin de ne pas mettre sous la responsabilité
contempler tï.v xûiv cttffO'rjwv OsCiv oûaiv. De même, Théon de Smyrne (p. 9 Hiller). C’est un désaveu complet du Socrate de Xénophon, sinon du Socrate platonicien, que Firmicus (après Aristophane, sans doute) classe parmi les astrologues dévots, ceux qui croient stellarum quidem esse qitod patimur (Firmic., 1, C, 4 Kroll). On a fait de Socrate un .lanus à deux visages.
1. On sait quelle foi avait Socrate dans la divination ou révélation (cf. cidessus, p. 17, et Ilist. de la Divination, I, p. 42-43).
2. Socrates autem primas philosophiam devocavit e caelo, etc. (Cic., TascuL, V, 4).
CHAI*. 1. — LES PRÉCUHSEUKS
de Socrate, réduit ici au rôle d’auditeur du philosophe pythagoricien Timée Le Timée est peut-être la dernière œuvre de 1 laton. C’est aussi la plus mystique, celle où l’habitude d a (Tir mer sans preuves s’étale avec le plus de complaisance et où l aflaiblissement de la raison raisonnante est le plus sensible. Aussi le Timée devint-il plus tard le bréviaire de tous les adeptes des doctrines, sciences et arts mystiques, qui 1 ont torturé et dénaturé en le commentant sans cesse. Les astrologues ne furent ]3as les derniers à faire provision d’arguments dans le 7mce. Us n euren que l’embarras du choix, car tout le système est fait à souhait pour appuyer leurs postulats.
D’abord, le monde est un : le Démiurge a ramasse dans sa capacité sphérique toute la matière existante, la totalité de chacun des quatre éléments - ceux-ci différenciés simplement piules formes géométriques de leurs molécules, — de sorte qu i n y a aucun obstacle extérieur, choc ou résistance, qui puisse etre pour lui une cause de désordre ou de destruction. De plus, e monde est un être vivant, dont tous les organes sont solidaires les uns des autres et liés par une harmonie si parfaite que ce vaste corps est à jamais « exempt de vieillesse et de maladie » . Cet être vivant a pour principe de vie et de mouvement une ame composée en raison ternaire d’éléments spirituels, corporels et mixtes, âme créée avant le corps, qu’elle enveloppe et pénétré. Elle comprend sept parties premières, ordonnées et subdivisées suivant les proportions de l’harmonie musicale, arithme ique et géométrique. L’essence spirituelle de l’âme meut le cerde extérieur du monde de gauche à droite (mouvement diurne), et 1 essence matérielle imprime aux sept cercles intérieurs un mou vement en sens contraire autour d’un axe incline sur 1 autre,
1 On i-nore s'il a rfellemcnt existé un Timée, et si les ouvrages qu’on lui
prêle ne ”so„t pa, de, rapsodiee de Platon t
Litre ses opinions dans la bouche d'autrui a encourage les fabi icants de L nseudépieraphes, qui n'avaient pas besoin ci'encourageinen . Pline
!xvl, § 82) cite un asirologue, Tim»eu, malJiemuhcm. d"' “ jy' ”
, f Vintluence du Scorpion. Nous avons encore, sui le Itmee on
'5-Mc de Platon (et le X<= livre de la République), les commentaires
rrTsn'Ltrp nL' sur ba'tid,..,lib.,X, dans les A, .al. Suer V. 2. de E. lliller (Lips. 1818, 20u p. in-1-).