Plat., Tim., [). 38 E et 39 C
2. IIpo)TT,v 'xal 'KpîsÇuxâtTiV 6îw/, etc. {Thn., p. 40 C) : croyance arcliaifjuc snrabotidnmment attestée. Plotin distinguait en elle, outre le cor])s (r a Ta v). xôv ]iàv vo’jv a'jxr,? 'K 5 -i ot V xaîvwv, A r, jx r, x p a v Sc xf,v Çi'jyT,v (Procins, I)i Uni., p. 282 C).
CIIAl*. 1.
LES PHÉCURSEUHS
miroitanle du l'oie, sur laquelle les dieux l'ont apparaUre les images dont ils veulent occuper l’âme ; et comment les intestins, repliés sur eux-mêmes, allongent le trajet des aliments afin de donner à l’homme le temps de penser. Pour douer de vie le véhicule de l’ànie intelligente, les dieux sont obligés de prélever sur la substance de celle-ci de quoi confectionner deux autres âmes plus matérielles, logées l’une dans la poitrine, l’autre dans le ventre, et ils prennent soin de séparer ces trois hôtesses du corps par des barrières, la cloison du diaphragme et l’isthme du cou. Les organes des sens ne sont pas oubliés, et la théorie de la perception externe dépasse en imprévu tout le reste.
Platon n’a pas jugé à propos d’expliquer nettement si chaque dieu-planète fabrique des habitants pour son propre domaine, ou s’ils s’occupent tous de façonner les hommes qui vivent sur la Terre. Anaxagore et Philolaos ayant déjà placé des habitants sur la Lune, il est probable que Platon peuplait toutes les planètes. Mais le système de la pluralité des mondes habités na jamais souri aux astrologues, qui ont besoin de laire converger vers la Terre tout l’elfet des énergies sidérales. Aussi, les commentateurs du Tiriiée profitèrent des réticences embarrassées de Platon pour lui faire contresigner la théorie la plus favorable a la thèse astrologique, à savoir que l’homme terrestre est le produit de la collaboration de tous les dieux-planètes.
Les mythes platoniciens doivent au vague même de leurs contours une certaine grâce, et Ton reste libre de croire que le maître lui-même ne les prenait pas autrement au sérieux ‘ ; mais, transformés en dogmes par la loi pédantesqne des néoplatoniciens, ils devinrent d'une puérilité qui fait sourire. Tel croit savoir que les âmes descendent des régions supérieures par la Voie Lactée, d’où elles apportent le goût et le besoin de rallaitement ^ ; un autre, commentant le X'' livre de la Répu-
1. Cf. L. Coutiirat, Ve Vlalonicis mylhis. Paris, 1896. L’auteur soutient, avec beaucoup de vigueur et d’érudition, que toutes les solutions des grands problèmes, l’existence des dieux, la création du monde, l’immortalité de l’âme, ont été proposées par Platon a l’état île mythes, et que Platon en avertit, au point qu’il lui arrive parfois de railler ceux qui prendraient ces fables à la lettre. Thèse excessive peut-être, renouvelée plutôt que neuve (ûO£v xal puOi--cü>x£pos tnoi; û-s’X'VpOt, Diog. L., 111, 80), mais qui ne permet plus de compter sans hésitation Platon lui-même au nombre des croyants. Il ne faut pas oublier que les sceptiques de la Nouvelle-Académie procèdent aussi de Platon.
2. Opinion attribuée à Pythagore, c'est-à-dire à un néo-pythagoricien quelconque : Ilinc e.L P/ilha;ioras jmlal a Lacleo cirailo deorsum incipere Dilis