HÉGÉMONIE DES PLANÈTES
« sorts », qui s’ajustent à l’heure de chaque géniture), courait risque d’être relégué parmi les antiquailles, s’il n’avait été de bonne heure converti en domaines planétaires et, à une certaine époque, sous l’intluence de la tradition « égyptienne », régénéré par l’invasion des « décans ».
Dans les calculs de l’astrologie savante, de celle qui se dit capable de suivre les mouvements des planètes et d’en noter à tout moment la position, les étoiles fixes ne sont jamais qu’un appoint. Elles sont trop haut placées, trop pures, trop étrangères aux vicissitudes de notre monde sublunaire, pour rivaliser avec les planètes. C’était une question philosophique à débattre que de savoir si, dans la collaboration des signes et des planètes, l’harmonie venait de ce que les planètes répartissent des inlluences issues des étoiles, ou au contraire, de ce que les étoiles participent de la nature des planètes et s’accommodent à leur tempérament h Les astrologues avaient tranché la question de pratique en faveur des planètes. C’est par assimilation aux planètes qu’ils appréciaient la nature des étoiles fixes et ce travail d’assimilation, ils l’ont poursuivi et achevé sur les signes du Zodiaque, en y fixant à demeure, sous forme de droit de propriété.
1. Cicéron, qui exprime en termes vagues des idées confuses, semble attribuer à ses « Chaldéens » la première solution : Vim quamdam esse aiunt signil'ero in orbe, qui Graece Zw8ia--cô<; dicitur, talem ut ejiis orbis unaquaequae pars alia alio modo moveat inmutetque caelum perinde ut quaeque stellae in bis ftnitumisque partibus sint quoque tempore, eamque vim varie moveri ab iis sideribus quae vocanlur errantia, etc. (Cic. Divin., 11,44). On ne saurait dire si la vertu de chaque partie du cercle est une fraction de la vertu du cercle entier ou une vertu spéciale qui est suscitée [moveri) par les planètes supposées présentes [ut quaeque stellae in his finiturnisque partibus [cf. les opia]). L'auteur de Vllermippus enseigne que les étoiles ajoutent un supplément considérable (và [AsyiiTTa xo'j; àcvipwv <7’j]x6a),)iO]X£vo’j;) à l’action des planètes,
et de même nature : ov. pièv yip où-zoï [àTiXavît?] vwv É-vi r,o'.6-zr,zi •/ixoctwai -rcpôxspov £ÏpT;Xz'. — xal ôf[koo w; xaùxàv àv sxsivo) x:o'.T,actEv ou x-f,; xpacTcw; s5'::ac7Ev (11, 7, § 60-62). — Suivant Hermès Trismégiste (tradition « égyptienne »), au contraire, c’est l’action des planètes qui est l’appoint, l’action principale venant des signes intelligents : ÇoiSia yâp x-.va è[xol àv£6T,x£v ô -âax7,p xal 6-r\]X'.oupyôî sa-ppovi xô xal voEpà, xal xôxs teXsov oxav xal £-;:iX£'.p.ÉvT, aùxoT; xwv
àaxÉpwv x'.vt.xü; aupi'pwvov e/t;
x7,v £v6î Éxâcxou cua’.xt.v £v£py£iav (ap. Stob.,
EcL, 1, 41-44, p. 948). Hermès songeait plutôt aux décans égyptiens qu’aux î^wô'.a grecs.
2. Voy. les estimations minutieuses faites, étoile par étoile, d’après les étalons planétaires, dans Ptolémée et Héphestion de Thèbes, et portant même sur des constellations extra-zodiacales (Ptol., I, 9. Hephcst., pp. 68-70 Engelbr.. xaOùî ot àpyaïoi xal ô OeToç Ilxo)>£|xaTo; Èxx’Ocxa'.). H faut toujours des àp- ■/ aîo’. au fond de la perspective !
de présence virtuelle, de préférence voulue, l’intluence prépondérante des planètes.
Cette répartition des droits de propriété des planètes « maîtresses de maison » (oîxoosinrÔTa'.) sur le contour du Zodiaque n’est pas la conception la plus étrange de l’astrologie, — celle de la répartition des intluences zodiacales à la surface de la Terre l’est davantage, — mais c’est une des plus curieuses à analyser et peut-être des plus difficiles à ramener à des motifs intelligibles.
L’astrologie classique, entre tous les systèmes que pouvait élaborer la fantaisie, en a adopté et couramment employé trois principaux : celui des domiciles (olxoi - domus) ; celui des exaltations et dépressions (u(twjjLa"a - TaTOiviôaaxa - allltudines - dejeciiones):, celui des termes ou confins (opia- fines - termini).
§ I. — Domaines planétaires
1° Domiciles des Planètes (oT/.ot). — Au temps où l’on croyait que les planètes cheminent au milieu des étoiles fixes, il était naturel d’imaginer que chaque planète, considérée comme divinité, eût quelque préférence pour une des stations rencontrées sur la route, et, pour employer l’expression astrologique, s’y réjouît [yjxipti'j - gaudo'e) particulièrement L La science grecque, en espaçant les orbes planétaires et en reculant le ciel des fixes, ébranlait le principe même qui pouvait conduire à la théorie des domiciles planétaires et la justifier^. Par conséquent, ce n’est pas en Grèce, mais en Orient, qu’il faut chercher les origines du système. Cela ne veut pas dire qu’il ait été importé tout fait et accepté tel quel. Le principe a pu être connu de
1. Le principe, suitisant à toutes les applications, est twv xXavw'j.svwv àX)vO'j; xpôî aXXa xôiv Çwotwv w'/cs'.wsôai (Proclus, In Tim., p. 333 A).
2. On a peine à comprendre que Ptoléniéc ait accepté ces puériles inventions. Il s’est sans doute exercé à se payer de mauvaises raisons. L’exemple du Soleil, qui donne plus de chaleur quand il est (par ell'ct de perspective) dans le Cancer ou le Lion, a fait naître l'idée que chaque planète pouvait avoir une position préférée d’où elle rayonne le mieux, qui le chaud, qui le froid, ou le sec ou l’humide, et où sa nature se trouve modifiée : ol yàp àaxspeî 7rXTi(jidt!(ovT£î •?) â(piCTxâ|X£voi toïî TrapavaxéXXouaiv àXXoîaç xal où xà; aùxà; è'youaiv (à-iioppota; (Anon., p. 3). Passe encore! Mais que ces domaines planétaires conservent des afiinités actives avec les planètes en l'absence des planètes, des affinités incrustées dans leur figure et certaines parties de leur figure, ceci est de la psychologie my.stique, qui n’a plus rien à voir avec la physique de Ptoléméc.
LES DOMICILES PLANÉTAIRES
bonne heure el rester quelque temps inutilisé ou utilise autre-ment, d'une façon que les Grecs ju^-eaient moins raisonnable. L’astrologie grecque a été élaborée par des savants, et ceux-ci ont dû être sensibles à une objection qui décida plus tard certains éclectiques à rejeter en entier le système des domiciles. G esl là, dit l’auteur de yïh-rmippus, une idée de gens tout à fait ignorants ; « Comment ce ([ui ne s’arrête pas peut-il se faire un domicile quelque part » Mais, d un autre coté, les savants euxmêmes ne pouvaient pas négliger une donnée fournie par la loi populaire, qui plaçait les mois, c’est-à-dire les signes du Zodiaque, sous le patronage de certaines divinités, parmi lesquelles se tiouvaient nécessairement des divinités planétaires. Cette idée était parfois allirmée, de la façon la plus explicite, par le nom même des mois. C’est le cas notamment pour le calendrier romain, oü l’on retrouve les noms de Janus, de Mars, de Junon, peul-êtie même, un peu de bonne volonté aidant, de Vénus bVpliiodite Aprilm et de Maia, mère d’flermès-Mercure. Les astrologues ne pouvaient pas faire moins que les haruspices toscans, lesijuels distribuaient les divinités fulminantes dans les cases de leui temple céleste ". Seulement, ils paraissent n avoir pas tiou\e du premier coup le moyen d’éviter l’intrusion importune de divinités non astrologiques et de peupler les douze compartiments de leur Zodiaque avec les sept planètes. 11 y eut sans doute une période d’hésitation et de tâtonnements durant laquelle les inventeurs eurent le champ libre.
Un curieux passage de Manilius nous met en présence d une des combinaisons essayées, combinaison qui n entra pas dans l’outillage déünitif de l’astrologie, mais qui est fondée sur des associations d’idées et même des règles géométriques empruntées à l’astrologie. C’est un Zodiaque dans lequel siègent les douze grands dieux, appariés suivant le diamètre, en commençant par le signe du Lion. Comme roi des animaux, le Lion est sous la
1. .\non., llermipp., I, 19, p. 3Ü Kroll. Ne pas confondre les domtis planétaires avec les XII « lieux », sonvent appelés domns caeli (cf. ci-après, ch. ix,fig. 3Üy
2. Cf. Histoire de lu Divination, IV, p. 23-28, et rarticle Haruspices dans le Dict. des Antiquités de Dareinbcrg et Saglio. La question est de savoir qui, des astrologues et des haruspices, a prêté ou emprunte l’idée première. Martianus Capclla, dénombrant la foule qui peuple les seize régions du temple toscan et songeant en même temps aux domiciles astrologiques, se dispense assez ingénieusement de choisir entre les deux systèmes : quippe discretis pliirimum locis deorum sinquli mansilahunt et licet per Zodiacum traclum nonnulli sinqnlus vel binas domos animal ibiis titularint, in alHs tamen habitaculis commanebant (Mart. Cap., 1. H).
« tutelle » de Jupiter, roi des dieux. Son épouse Junon lui fait vis-à-vis dans le Verseau. Neptune prend naturellement pour lui les Poissons, et sa parèdre Gérés trouve dans la Vierge (l’Épi) un logement convenant à sa nature en même temps que conforme à la loi du diamètre. Apollon, l’un des Gémeaux, est vraiment chez lui dans cette constellation, et la chasseresse Diane s’installe en face dans le Sagittaire. Vénus a le domicile que lui attribuent tous les systèmes, le Taureau; et, à l’autre bout du diamètre, Mars protège le malfaisant Scorpion. L’industrieuse Minerve pourra hier la laine du Bélier, et la légende qui veut qu’elle ait excité les désirs de Vulcain (Héphæstos) fait placer celui-ci dans la Balance. Mercure retrouve dans le Cancer l’équivalent de la tortue avec laquelle il avait jadis fabriqué la lyre, et Vesta son foyer, le foyer d’hiver, dans le Capricorne L
L’absence de Saturne, qui n’avait point de place parmi les douze grands dieux, aurait suffi, à elle seule, pour rendre le système impropre aux usages astrologiques ; mais Mars et Vénus y occupent la place que leur conserveront les astrologues, et celle place n’a pas été choisie au hasard.
Le système des domiciles exclusivement planétaires apparaît complet et définitif dans les papyrus égyptiens de l’époque des Antonins et dans le livre de Ptolémée. Il y a même concurrence entre deux traditions rivales; si l’une se réclamait de l’Égypte, l’autre passait nécessairement pour venir de la Chaldée. Du moins, Firmicus — à qui il ne faut pas autrement se fier — prétend que les « Babyloniens » assignaient pour domicile aux planètes les signes que l’on appelait d’ordinaire les « exaltations »
I. Manil., II, 433-452. Maniliiis suit l’ordre des signes, en commençant par le Bélier, et ne paraît pas avoir remarqué la règle du diamètre, qu’il mentionne seulement pour le couple Jupiter-Junon {Et Jovis adverso Junonis Aqunrius aslrum est). Il n’y songe pas davantage pour Vulcain, qu’il ne met pas en relation avec Minerve : il suppose que Vulcain possède la Balance parce qu'il l’a fabriquée {fabricataque Libra \ Vulcani)\ Sa naïveté nous garantit qu’il n’est pas l’inventeur du système. Les tutelae des dieux susdits sont ordonnées de même sur l’autel de Gabies (Clarac, Musée du Louvre, pl. 171), où l’on voit les animaux symboliques, l’aigle de Jupiter, le paon de Junon, etc., accolés aux signes du Zodiaque. On les retrouve encore, mais transposées d’un mois (Jupiter dans le Cancer, an lieu du Lion), dans le Calendarium Ihisticum (cf. Th. Mommsen, Rom. Chron., 2° éd., pp. 305-308). L’ordonnance n’est pas romaine, évidemment ; les Romains auraient mis Mars dans le Bélier (mars) Junon dans le Cancer (juin), Janus dans le Verseau (janvier), etc. Les couples ne sont pas non plus appariés suivant la doctrine oüicielle des Xviri S. F. (cf. Liv., XXll, 10). Mommsen attribuerait volontiers le système à Eudoxe; mais la dose d’idées astrologiques qu’il contient montre qu’il doit être plus récent.
LES DOMICILES PLANÉTAIRES
(u<|/w[jLaTa) (les dites planètes ^ En ce cas, la divergence se réduisait à une (|Lierelle de mots, à un troc d’épithètes, les deux formes de propriétés (oTxot - u-^/copaTa) ayant des valeurs comparables.
Quoi qu’il en soit, voici comment — peut-être d’après « Néchepso et Pétosiris^ » — les astrologues avaient fixé les domiciles des planètes. A la question préalable, déjà mentionnée plus haut à titre d’objection : « Pourquoi des domiciles? », ils répondaient que les domiciles avaient été choisis par les planètes ellesmêmes ou leur avaient été assignés par le Démiurge à 1 origine du monde. Lors donc que le branle fut donné à la machine, la Lune était à l’horoscope — c’est-à-dire, à son lever — an milieu du Cancer, le Soleil au milieu du Lion, Mercure au milieu de la Vierge, Vénus au milieu de la Balance, Mars au milieu du Scorpion, Jupiter au milieu du Sagittaire, et Saturne au milieu du Capricorne L’origine égyptienne de ce thème ou horoscope du monde se trahit à première vue par le jour et l’heure, qui y sont
1. Comme les planètes sont favorables dans les alHtndhies, hac ex causa Babyloni ea siyna, in quibiis stellae exaltanlur, domicilia earinn esse voluerunt — dicentes Salurni qiiidem domicilium esse Libram, Jovis Cancrum, Marlis Cupricornwn, Salis Arielem, Lunae Tauruin, Veneris Pisces, Mercurii Vieyinem (Firm., IT, 3, 4 et 6 Kroll). Les Chaldéens (de quelle époque?) appelaient les maisons bêtu — oîxoî, ou parakku = sacellum; les Arabes, al-burûy, du grec Trûpyoî (Ilommel). Le texte de Firmicus semble prouver tout au moins que la tradition dite « chaldéenne » tenait pour le domicile unique.
2. Firmicus (III, Proœm. et 1, 1 Kroll) dit formellement que la yenilura mundi a été donnée par Pétosiris et Néchepso, lesquels la tenaient d une révélation d'IIermès (Trismégiste), transmise par Esculape et Anubis. Il s’agit peut-être de retouches faites au « Pétosiris » par les hermétisants. X\ achsmuth {Proleyom. in Lyd., p. xxxi) pense que Nigidius Figulus ne connaissait pas encore le système des oîxoï. 11 en avait peut-être un à lui, mettant le Soleil dans le Cancer (solstice) et la Lune à côté, dans le Lion. On s’expliquerait ainsi le rapport mythique qu’il établissait entre le Lion et la Lune ; Niyidus refert hune leonem nulritum apud Lunam jussu Junonis — dimissumqve caelo a Junone (Schol. Gcrman., v. 146, p. 393 Eyssenh.). Manilius montre qu’il connaît les opia (ci-après, p. 206, 2), mais il ne fait aucune allusion aux olxo'., que Lucain mentionne [Phars., 1, 645 sqq.).
3. Firmic., III, 1. C’est le système déjà invoqué (p. 129, I) pour expliquer comme quoi, dans la tradition égyptienne, le Bélier est xscpaXTj x6!t;xou. Les fabricants du thema mundi s’imaginaient (voy. ci-après, ch. ix) que, le Cancer étant à l’horoscope, le Bélier devait culminer au méridien. Xlême version dans Macrobe [Somn. Scip., I, 21, 23-27), et Paul. Alex., s. fin. Sic factum est ut singuli eorum signorum domini esse dicantur, in quibus, cum mundus nasceretur, fuisse creduntur (Macr., l. c.). Macrobe n’était sans doute pas encore bien renseigné quand il appelait le Sagittaire omnium zodiaci domiciliorum itnus atque postremus (Macr., Sat., 1, 21, 26).
marqués comme sur un cadran K C’esl le commencement de l’année égyptienne au début de la période sothiaque, signalé par le lever héliaque de Sotliis (Sirius) et coïncidant avec le lever de la seconde moitié dn Cancer,
Donc, suivant la tradition égyptienne, mise en circulation par les Alexandrins, les constellations précitées restaient les domiciles élus des planètes qui s’y trouvaient à la naissance du monde. Ou voit bien pourquoi les auteurs du système ont mis le Soleil dans le Lion, position postulée par le lever héliaque de Sothis. Toutes les autres positions sont déterminées par celle-là, en suivant l’ordre des signes et l’ordre pythagoricien (platonicien, stoïcien) des planètes ^ ainsi que l’on peut s’en convaincre à l’inspection de la ligure ci-jointe (fig.
Firmicus n’a pas l’air de se douter qu’il y ait un rapport quelconque entre le thème du monde et l’ordonnance des domiciles^. En revanche, il se livre aux considérations les plus extravagantes sur les rapports géométriques des positions respectives des planètes et des deux « luminaires » dans le thème donné. Il mélange le système du domicile unique avec celui du double domicile et embrouille le tout avec force géométrie, la géométrie des aspects, additionnée de réminiscences du temps où le pou-
1. "iîpa la' vuxxspfvTQ (Paul. Alex., T 2 v). Cf. ci-après, fig. 23. Solin, parlant du moment où, le Soleil entrant dans le Lion, l’inondation du Nil bat son plein, ajoute : quod lemporis sacerdoles nalalem mundi jvdicaverimt, ni est. inter xiii K. Aug. et xi (Solin., 32, 18 Mommsen). Ilorapollon (1, 10, p. 12 Leemans) place au 29® jour du mois lunaire, outre la conjonction du Soleil et de la Lune, è’xi X3 aal vsvso’iv y.ôo’ijio'j.
2. Notandum hoc loco qiiod in genitura mundi vel ipso reruni providentia vel vetustatis ingenium hune stellis ordinem dédit quem IHato adsignavil sphaeris earum (Macr., l. c.). Cela prouve, pour Macrobe, que l’ordre platonicien est le bon; pour nous, que les auteurs du système « égyptien » étaient des Grecs. On a vainement cherché dans les zodiaques égyptiens — même de l’époque romaine — une répartition analogue des planètes (Lepsius, Einleitung, p. 87, et ci-dessus, p. 64, 1). Dans les deux figures d’époque romaine, tirées du Zodiaque de Dendcrah (Brugsch, p. 61-62), l’eprésentant les positions du Soleil et de la Lune au début de l’année sothiaque, on voit le Soleil levant entre Tsis (symbole de l’année ?) à l’O. et Osiris-Sahu à l’E., celui-ci suivi de Isis- Sothis (Sirius). Dans l’autre figure, la Lune soi-disant pleine précède immédiatement le Soleil, lequel est au-dessus de Seta (la Tortue = Cancer) et de Sothis, celle-ci ayant encore à côté d’elle, à l’O., Osiris-Sahu. Tout cela est inintelligible et même inintelligent, la Lune ne pouvant pas être pleine à côté du Soleil.
3. Il ne l’ait aucune allusion au thème dans le ch. De domibus stellarmn (II, 2), ni aux domiciles dans le ch. Thema mundi (111, 1). 11 avertit seulement que le thème est artificiel, le monde n’ayant pas eu de commencement.
LES DOMICILES PLANÉTAIRES
voir royal se transmetlait d’un Pharaon à l’autre par mariage avec des princesses du sang K Le « thème du monde » expliquait que les planètes eussent un domicile; mais les astrologues voulurent que le Zodiaque entier lut occupé de cette l'açon, et, pour cela, ils imaginèrent de doubler le domicile des « cinq planètes » proprement dites, laissant aux deux « luminaires » leur domicile unique. C’étaient des gens fort ingénieux, et ils n’étaient pas embarrassés de justifier un arrangement ([ui leur était visiljlement imposé par la tyrannie des chiltres. Us commençaient par ailirmer que les planètes devaient avoir un domicile de jour et un de nuit; cela posé, on trouvait rationnel que le Soleil, qui est le jour même, n’eùt pas un domicile de nuit, et que la Lune, llambeau de la nuit, n’eût pas de domicile diurne. Les autres planètes se