‹ L'astrologie grecqueChapitre 104 sur 360 · Gemin., Isag · texte numérisé non relu

Gemin., Isag

4. Cf. ci-après, ch. viu, le pronostic concernant l'orientation des vents à la suite des auva-oal et à-6ppoiai de la Lune avec les planètes. C est un dogme astrologique, qu’on ne discute pas, personne n'ayant colligé d expériences contraires.

200 CHAP. vil. — COMBINAISONS DES SIGNES ET PLANÈTES

dant plusieurs jours Le Nolus en fait autant quand la Lune occupe un des signes du trigone méridional (vôx'ov), composé de y iTp De même, le Zéphyre pour le trigone occidental p-.-/vôv), soit ^ ; l’Apéliote pour le trigone oriental (àtfr;X-.w-

Tixôv), c’est-à-dire }(•

Il est inutile de discuter le fait allégué comme motif de classification : c’est de là que sont partis les auteurs inconnus du système des trigones planétaires. Ils n’ont fait que substituer ou associer à la Lune, comme auteurs des vents, les planètes, en supposant que chacune d’elles, ou certaines d'entre elles, avaient par nature la propriété de chasser l’air dans une direction déterminée. 11 faut suivre pas à pas les déviations du raisonnement. Les astrologues se croyaient encore ici d’accord avec la logique et même avec l’opinion. Les philosophes étaient unanimes à penser que le mouvement propre des planètes, contraire à celui du monde, avait pour but ou pour effet d’agiter les éléments et surtout l’air L II n’était pas absurde — surtout au point de vue des finalistes — d’admettre que l’action de chacune d’elles s’exercait de préférence dans un sens déterminé. Avec l'aide des suppositions incontrôlables qui attribuaient aux vents une influence sur la procréation des sexes ^ et considérant que les planètes

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Graecis X£ij> dicitur, g nj )( (Firmic., 11, 12 Kroll).

2. Pline entasse cinq hypothèses, dont trois mettent à contribution les planètes : sive [venti] adsiduo rnundi incitu et contrario siderum occursu nascnntur, sive hic est ille generabilis rerum naturae spiritus hue illuc lanquam in utero aliquo var/tis, sive disparili errantium siderum ictu radiorumque multiformi jactu flaqellatus aer, sive a suis sideribus e.reunt his propioribus, sive ab illis caelo adfixis cadnnl, etc. (Plin., 11, § 116). Philon, qui n'est pas un astrologue, admet aussi que non seulement le Soleil et la Lune, mais toutes les planètes suscitent des vents {De opif. mundi, 38, p. 40 Colin). Le scoliaste de Ptolémée dit et répète que le Soleil et la Lune ont action sur tous les vents, tandis que chaque planète suscite un vent d’orientation particulière (Anon., p. 37 et 79). Saturne venteux et froid (ci-après, ch. xi).

3. Sur la fécondation par les vents fécondants (yôvitxoi) — si souvent attribués à Jupiter par Ptolémée — et les sexes produits, voy. ci-dessus, p. 98, 2.

LES TRIGONES PLANETAIRES

avaient elles-mêmes un sexe, on ne jugeait pas impossible d arriver à spécifier l'origine des vents rapportés aux planètes. Si le Borée produisait des mâles et le Notus des femelles, il n’était pas absurde a priori de penser que le Borée était excité ou par le chef des planètes masculines, le Soleil, ou par son principal lieutenant Jupiter ^ ; le Notus, par la Lune ou par la planète qui lui ressemble le plus, par Vénus. Les astrologues qui mettaient à part les deux « luminaires », pour leur attribuer une influence universelle, n’hésitaient plus à attribuer l’influence spécifique dont il s’agit à Jupiter, pour le Borée, à Vénus, pour le Notus. Enfin, la doctrine de l’orientation des planètes dut trouver un appui dans la tradition des « très doctes » Égyptiens, qui donnaient aux planètes les titres d’étoiles du Sud ou de l’Est ou de l’Ouest 2. Le recours aux Égyptiens était pour les astrologues l’argument suprême, celui sur lequel ils comptaient pour fermer la bouche aux contradicteurs.

Il fut donc entendu que, pour toute espèce de raisons, l’hybride Mercure une fois mis à part, les quatre planètes restantes avaient autorité sur les quatre points cardinaux : Jupiter au Nord, Vénus au Sud, Saturne à l’Orient, Mars à l’Occident Libre aux

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