Jupiter est ydv.aôî 'cs ‘.cal oly.siuî toïî Ttïiv àp/.xwv
avsp-Oi;: l’astre de Vénus, xôiv voxiwv tiv e u |J.axo)v ôià x6 Ocp;xôv aat zvix.jxov xf,; ôuvaixswî -o’.t,x;/.g; [Telrab., l, 19). Jupiter, installé en ü'|w[xa dans le Cancer, au solstice, a dépossédé le Soleil, qui était censé exciter le Borée et céder à son souflle (ci-dessus, p. 97, 3 et 127, 2).
2. Jupiter était l’étoile du Sud; Saturne, l’étoile de 1 Ouest et aussi de 1 Est; Mars, étoile de l’Est et aussi de l’Ouest ; Vénus, d’abord étoile du soir (Ouest) et ensuite du matin ^Est). 11 s'agit cette fois — une fois n’est pas coutume — d’Égyptiens authentiques et de monuments du temps des Pharaons. Voy. Lepsius, EinleUunr/, p. 106, et Brugsch, Thésaurus, I, pp. 65-78. Cf. ci-dessus, p. 67. Il importe peu que l’orientation égyptienne soit ou non conforme à celle des astrologues grecs. C’est le principe qui se trouve contlrmé par là. Du reste, la tradition égyptienne comporte des variantes, même absolument contradictoires, et, dans le nombre, il s’en trouve qui concordent avec le système grec : par exemple, Saturne étoile de l’Orient et Mars étoile de l’Occident.
3. Suivant Ptoléméc, Saturne est à l’E. et excite les vents d'E., ôià xt,v irpô;
xGv T.X’ov a’pcxiv, l’Orient étant le côté du Soleil. Et le même Ptoléméc, au chapitre suivant (II, 20), placera 1’ îJ^j/ioixa de Saturne à l'opposé de celui du Soleil, pour cause d’antipathie! Les astrologues montrent ici un parfait dédain pour la mythologie, qui logeait le vieux Titan dans le fin fond de l’Occident — volgo maxime colunl ad occidenfejn {Cic., Nat. Deor., 111,
17), et même pour la tradition chaldéenne (cf. ci-dessus, p. 69). Jupiter est plus solaire que Saturne et n’est pas pour cela à l'Orient. Quant à Mars, il excite les vents d'ouest, parce qu’il est de 1’ a'vpes'.; lunaire et que l'Occident est le côté de la Lune, le côté où les planètes s'humectent et se féminisent. Autant dire avec le scoliastc que Saturne aime la contradiction : y.a'iyàp tQ
amateurs d’harmonies providentielles de chercher pour quel motif ultime les deux planètes favorables se trouvaient associées par le méridien, les deux malfaisantes par l’axe transversal, l’un et l’antre couple par aspect diamétral.
Nous pouvons maintenant suivre Ptolémée, avec chance de le comprendre, et même de le surprendre en (lagrant délit d’inconséquence, le péché habituel des astrologues éclectiques. Nous
composé de signes masculins («(? — Une observation
préalable, qui s’applique à tous les trigones, c’est que chacun d’eux est gouverné durant le jour par une des deux (ou trois) planètes titulaires, et durant la nuit par une autre, le gouvernement (otxooecjTrotta correspondant à une inlluence majeure
èvavxîü) ôfjLotw. Anon., p. 37), et Mars de iiiêiiie, comme il
convient à des gens bourrus et querelleurs! Des raisonnements enfantins sous de grands mots. Les deux luminaires n’ont pas d'orientation particulière.
1. Ptolem., Telrab., 1, 19. Doroth. Sidon., llspl xpiytivwv ap. Hepliæst., 1, 6, p. 71 Engelbrecht. Paul. Alex., fol. A 2 - B. Cf. Firmic., 11, 10 et 12 Kroll; VI, 31, p. 174-5 Pruckner. Pap. Bril. Mus., CXXX (lig. 131, 170, 178). Paul d’Alexandrie abrège : il ne donne que deux planètes par trîgone. Dorothée passe sous silence l’orientation.
2. Dit aussi — à cause du Lion et du Bélier — trigone royal (xô pajiXixov xpiyojvov. Ilephaest. Theb., 1, 22, p. 91, lOEngclbr.; lo. Lyd., Oslent., 9; etc.’i.
3. Les oixoôsTTtôxat ou xptywvoxpâxopcç d’un trigone sont tantôt les deux régents du trigone, tantôt simplement les trois co-propriètaires.
avons, pour le contrôler et évaluer son apport personnel, les versions concurrentes de Dorothée de Sidon et de Paul d’Alexandrie A
Pour l’intelligence de ce qui va suivre, voici d’abord les figures résumant les textes de Ptolémée et de Dorothée de Sidon
(fig. 25 et 26).
Fig. 23. Trigones planétaires d'après Ptolémée.
k.Tr'igone N.-O.
(poppoXtêuxôv), premier trigone