‹ L'astrologie grecqueChapitre 117 sur 360 · Brugsch, op. cil., p · texte numérisé non relu

Brugsch, op. cil., p

4. Catalogue du Bri/ish Muséum, (n» XCVHl, p. 126-130). La date probable du document est comprise entre 95 et 155 p. Chr. Dans un papyrus antérieur,

LES DÉCANS ÉGYPTIEiNS

déccins étaient bien entrés dans les calculs astrologiques, — du moins dans la pratique des astrologues qui se réclamaient de la tradition égyptienne b — et non pas hellénisés, transformés en signes du Zodiaque, comme ceux de Manilius, mais avec leurs noms égyptiens. Déjà les fabricants de livres hermétiques spéculaient sur les décans, les dotaient d’une nature purement spirituelle et intellectuelle, à laquelle ils doivent l’hégémonie de l’univers. En les détachant ainsi des constellations auxquelles ils avaient été incorporés, on facilitait la besogne des astrologues qui cherchaient à les domicilier tous dans les cases du Zodiaque grec. Hermès Trismégiste ^ explique à son fils Tat (Thot) ou Asklépios que, au-dessus du Zodiaque, qu’ils « allègent » et tiennent comme suspendu obliquement entre les deux cercles tropiques, à moitié chemin entre le Zodiaque et le cercle extérieur du monde, sont placés par la Providence les 3fi décans, « gardiens vigilants, inspecteurs de l’Univers » et régulateurs de ses mouvements. Ils sont « impassibles (à-aOîT?) », n'étant pas, comme les planètes, arrêtés dans leur course toujours égale ® et obligés de rétrograder, ni frappés des rayons du soleil, que subissent (-!ia!Tyouj'.v) « les autres astres » Cela ne les empêche pas d’exercer, même sur terre, une action très grande, leur énergie

daté de l’aa 111 de Titus (81 p. Chr.), les décans portent leur nom technique, Sîxavûi {op. cil., n» CXXX, pp. 132-139). D’après le Trismégiste que fait parler Apulée [Asclepius sive dial. Herm. Trism., 19), les Iloroscopi seraient comme des «indications d’heures » fixées sur la sphère du Soleil, lioiium etiim luminis per orhem nobis Salis infunditur A'A'A'Ff, quorum vocubulum est Iloroscopi, id est eodem loco sernper defi.rorum siderum. Le texte n'est pas très clair, et il se pourrait que les Iloroscopi fussent des sources de lumière placées au-dessus du Soleil.

1. Il y avait alors, même en Égypte, des dissidents ; par exemple, l’auteur du thème d’Annubion {Nol. et Extr., XVlll, 2, n® 19 = Pap. Prit. Mus., n“ CX), qui, bien que fort minutieux, ne fait aucune mention des décans.

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