Stob., Ecl. phys., l
3. Il faut, sans aucun doute, corriger la leçon acceptée par Meincke (I, p. 129, 28) : C7o;x»£pop,svouî voÏî r,'k i'j et lire : toï; à-Àavs3t.
4. Hermès distingue ainsi les décans des « autres astres », lesquels — y compris les étoiles — sont illuminés par le Soleil et deviennent ainsi visibles pour nous. 11 résulte de là, si ce fabricant de révélations s'entend bien luimême, que les décans sont invisibles, mais sont tout de même des « astres », et non pas des « énergies » incorporelles. 11 se peut toutefois qu'llermès fasse allusion à la rétrogradation des planètes frappées par les rayons solaires (ci-dessus, p. 118). ün remarquera à quel point les titres donnés aux décans — »\j7,ax£<: àxp'.ësï; xal è-i^xo-iroi toû -ravTÔî — s'appliquent aux Oêoi fJo'jXaroi de Diodore (11, 30, fi), và xaO’ avOpoiTioo; i— ■.jxotto'jvtî; â'aa xx; Tà xx-à •càv oOpavôv 3va6xivov-a (cf. ci-dessus, p. 43, 4).
224 CHyU*. VII. — COMIIINAISONS DES SIGiNES ET PLANÈTES
s'ini'usaiit dans une l'onle de Génies ' (jui éinanenl soit directement des décans, soit des planètes vassales, et vont exécuter les ordres reçus. Rien de ce que prévoit l'astrologie « catholique » — chutes de trônes, séditions, postes, famines, marées, tremblements de terre ■ — ne se lait sans leur intervention; et, bien que les génitures individuelles soient sous la domination immédiate des planètes, elles ressentent aussi, directement ou indirectement, l’intluence des décans qui mènent les planètes.
Le Trismégiste ne dit pas que les décans « inspecteurs du Tout » soient dans le Zodiaque, puisqu'il les met au-dessus; ni même qu’ils soient dans le même plan, car il semble bien qu’il leur alloue comme habitat toute la bande comprise entre les tropiques, en quoi il est tout <i fait d’accord avec la tradition égyptienne : mais, comme il les suppo.se invisibles et incorporels, il devenait facile de les faire entrer dans le Zodiaque et de les distribuer entre ses douze cases, sans se .soucier autrement des constellations extra-zodiacales dont ils portaient encore les noms L
Le Zodiaque étant la route des planètes, les décans fixés sur sur ce cercle devaient nécessairement entrer en rapports définis avec les planètes, rapports fondés soit sur des affinités électives, soit sur des raisons géométriques qui, vu l’harmonie mathématique de l’univers, équivalaient à des affinités électives. Ce travail d’adaptation paraît avoir été fait, ou du moins achevé et vulgarisé, par Teucros de Babylone, sans doute un tenant de la tradition « chaldéenne », laquelle, discréditée par le succès des « Égyptiens », par la vogue des Néchepso et des Pétosiris, prit ainsi sa revanche sur ses rivaux et les battit avec leurs propres armes. Quelles étaient les combinaisons prônées par Teucros? Démophile, qui renvoie à son livre n’en a pas gardé une idée
•1. T•7toX^lxoupYOÙ!: xal 6--f|p£Ta; vcxl dipaTiwTaî — ce sont les lüuryi de Finnicus et de Martianus Capella (ci-dessus, p. 217 en note).
2. Le nom de ôsxàvoE - decani, déjà en usage du temps de Manilius, n implique pas la UmilcLlion du cercle des .36 décans au Zodiaque. Le cercle égjptien serait plutôt la zone équatoriale. D'autre part, le système de Manilius, exposé plus haut, indique que cette limitation avait déjà été essayée, mais en dénaturant ou plutôt supprimant les décans égyptiens, et d'ailleurs sans succès.
3 "EyASixai 6è xwv ÔExavtov xai xwv t: a p a v a x sX 6 v x w v aOxoï? xat xüjv ■TrpoawTîwv xà àirox£>.£(T]xaxa xapà Te-japou xoü B a 6 u X w v t o u (Schol. Demoph., p. 200). Psellus (in Pamdoxof/rap/ii qraeci, p. 147 AVestermann) cite aussi de Teucros des aaxap/aî dressées d’après les décans, et Teucros est encore mentionné (ap. Salmas., p. 565) à propos des amulettes décaniques. Nous n’avons aucune indication chronologique sur ce personnage.