‹ L'astrologie grecqueChapitre 131 sur 360 · Paul. Alex., B 3v et Cv · texte numérisé non relu

Paul. Alex., B 3v et Cv

2. Firniic., Il, 2, I Kroll (in domibus)\ II, 3, 2 (in altitudinibus)\ II, 6, 1 (in finibus)-, II, 4, 2 (in ipso decano)\ II, 13, 1. H s’agit, clans ce dernier jiassagc, de.s dodécatéinories types des •/c>,ripoi, dont il sera question plus loin (ch. ix).

3. Nos nutein scire debemus... omnes slellas meliiis decernerein allitudinibns suis quarn in domiciliis suis (Firmic., Il, 3, 4 Kroll) — gaudel aute.m slella principe in loco, in altiludine sua posita, secundo in finibus (Firmic., YIII, 32, p. 244 Pruckner).

4. Voir plus haut (p. 208) les critiques adressées par Ptoléniée au système des opix égyptiens, et, dans le détail (ap. Anon., pp. 44-47), les escamotages subtils qui permettraient de faire des objections aussi fortes à son propre système, .l’ignore si, en fait de hiérarchie, Alcabitius {sic) a rénssi cà imposer une opinion orthodoxe chez les Arabes. Suivant lui, la planète dans son oixoî a liberté complète et possède 5 puissances; dans son 0da«)|j.a, elle commande de haut, comme les rois, avec 4 puissances ; elle tombe à 3 puissances dans ses opta, à 2 dans son trigone, à 1 dans son décan où elle n’est plus qu’un ouvrier dans son atelier (Salmas., Praef., fol. f 3 et f 6).

240 ClIAP. YII, — COMBINAISONS DES SIGNES ET PLANÈTES

lormuler. On s aperçoit aussi que, en juxtaposant les diverses formes de domaines planétaires, ils ont négligé de créer des termes correspondants pour en désigner les possesseurs (oecTTroial- - -/.'jp'.ot). Ils se servent pour tous du mot o?xoo£ci7rôvr,ç, qui, étant susceptible d’autres acceptions encore, est devenu le terme le plus banal et le moins précis du vocabulaire astrologique *. Ils en ont trouvé, en revanche, et beaucoup, pour exprimer les rapports de position des planètes entre elles et les sentiments, pour ainsi dire, qu’excitent en elles ces rapports, sentiments parmi lesquels ligure leur joie et leur orgueil de propriétaires.

1. Le mot oixoo£3-ÔT7iî doit dater d’une époque où l’otxoi; était le seul üef planétaire connu. Le sens en fut étendu ii toutes les propriétés imaginées par la suite, et surtout à la « maîtrise de la géniture » (oîy.oôea-ûXT,? xf,; yEvÉo'sojî'i. lléphestion aurait voulu limiter les acceptions à dcu.x : maîtrise du domicile, maîtrise de la géniture. Encore admet-il qu’une planète qui a un titre de propriété quelconque dans roîy.oç d'une autre soit <3woLY.oô^v~Q^zr^^ de celle-ci (Ilephaest., I, 13, p. 73 Engelbreclit). Mais la maîtrise de la géniture elle-même se subdivise en une quantité de maîtrises, o i xo ôecj-;: o x t a xf,ç xoO

CTwpaxoi;, etc. Aussi vague est l’expression de /oLipsiY - gaudere . Les planètes se réjouissent et sont favorables d'abord dans leurs domiciles (olxoi), et c'est l’acception première du mot, comme l’indique expressément le fragment de Dorothée de Sidon : ’Ev oT; y aipouu i xô-7ïoi.i; ot iaiéps;, conservé par Héphestiou (1, 7, p. 72 Engclbrecht). Mais les planètes se « réjouissent » aussi dans toute espèce de domaines et pour toute espèce de raisons : les nocturnes la nuit, les diurnes le jour, etc. Elles se réjouissent encore — les bonnes âmes — de se trouver, à défaut de leurs propres domiciles, dans les domiciles des planètes sympathiques, de même sexe, de même ahsaii, etc. (Anon.,pp. 49-50) — Firmicus en appelle sur ce point à nos sentiments, (11, 20, 9 Kroll) — et surtout de faire échange de domiciles [èvixWayri) avec leurs amies (voy. ciaprès, p. 241, 1). Plus une géniture compte de planètes présentes in domiciliis suis, plus elle est heureuse (Firmic., 11, 21 Kroll). Mal placées, les planètes « s’attristent » nalurali quodam dolore (Firmic., II, 20, 7 Kroll). « Naturelle » vaut son pesant d’or !

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