CONTACT ET DÉFLUXION
même, quand ü y a lieu, par dislinclion entre la droite et la gauche. Enfin, pour combler la mesure, certains astrologues interprétaient les contacts et défiuxions de la Lune avec les planètes représentées par leurs op-.a et recommandaient d’étudier en môme temps l’aspect de la planète dont la Lune occupe le domaine L Et ce ne sont pas là choses négligeables. Paul d’Alexandrie et son scoliaste déclarent que, ni en généthlialogie, ni par la méthode des /.a-ap/a-:, qu’il s’agisse du corps ou de l’ânie ou des biens, on ne peut rien prévoir sans viser les contacts et défluxions de la Lune ^ C’est un refrain qui clôt toutes les formules astrologiques.
De même qu’en rhétorique tous les tropes sont des variantes de la métaphore, de même, en astrologie, tous les rapports des planètes entre elles dérivent du contact et de la défluxion. Quand il y a contact entre une planète et plusieurs autres à la fois, on dit qu’il y a « agrégation » (zrj.io'joLyM'rri) et la planète principale prend pour elle l’énergie des autres. Si, une planète étant en contact avec une autre, cette autre entre en contact avec une troisième, il y a dérivation ou canalisation (pîToyiTS'jaiç - translatio vü'iutis) la conduite ainsi formée faisant passer les propriétés de la planète précédente dans la suivante. Quand deux planètes, avant, pendant ou après « collage, par présence réelle ou par aspect », sont dans une môme tranche d’opta, on dit (lu’elles sont en communauté de frontières ou contiguïté (opopwatç- confimum)
2“ ’AxTtvoêoXta [emissio radtoruin) \ — C’est une expression toute naturelle et à peine métaphorique que de dire (jue les astres « lancent des rayons », et la comparaison du rayon avec une llèche ou un projectile quelconque va de soi. Une fois là,
1. Finiiic., IV, 2;i Kroll. Je ne vois pas pourquoi les Grecs auraient réservé à ce genre spécial le nom de nova» a t iTzoppoïvtal (Finnic., ibid.).
2. Aî/a 5è xoG -kEoI à~oppoia; xal a'jvapf,; Xôyou où T^o'k'jypo'j’.oxr^i, où TraÔo;,
oj TÏvo;, où ieXoüto;, où ouevj/ia, où ôôïa, oùvt àooçia, oùa àvSpcta, oùx àaOÉvE'.a, -ncpl YSVÉ7E10Î xa0E7TT,asv (Paul. Alex., II 2v). Et le scoliaste : 'E-l -zi-jzo; yàp TcpâyaaTOi; xal È-'t YcvéaEti); xal È~i xaTap/wv, àoùvavov, zi -ooz'.tzzX'j.
-/üjpi; d-oppoiaî xal <juva'p-r,î aî>.T|Viaxf,; (Il 3v). Sans compter que, en vertu de l’orientation par trigones des planètes rencontrées (ci-dessus, p. 199 sqq.), on peut dire de quel côté vont souiller les vents émus par la rencontre ellemême [ibid.).