SIÈGES ET BLOCUS DES PLANÈTES
tenue, ni dans l’application ni dans le langage : elle était trop artilicielle pour empêcher un astrologue de dire qu’une planète en « voit de ses rayons ‘ » une autre. Il n’en est plus guère question dans les agencements que nous avons encore à recenser, encore que fondés sur les mêmes idées de supériorité, d’attaque et de défense.
3° - s;i.TTsp layiatî {deienlio - uhsnüoi ^ — Voici
maintenant la guerre de sièges. Une planète peut être Lloquée ou assiégée de deux façons ;
a. Par une seule planète (ttsoix/Iji;), lorsque celle-ci lance ses rayons dans les signes adjacents, à droite et à gauche. Ainsi, que la Lune soit dans la Vierge, et Mars dans le Bélier. La Lune est bloquée par le rayon martial qui tombe dans la Balance, en aspect diamétral, et celui qui tombe dans le Lion, suivant l’aspect trigone Alors la Lune est paralysée, livrée à l’iniluence de Mars, et gare aux nouveau -nés, si quelque planète bienfaisante en aspect favorable ne vient pas à leur secours!
h. Par deux planètes (l.a-TTsotcr/Éa-i;) qui ont entre elles la planète assiégée ou qui lancent leurs rayons par aspects, à droite et à
gauche de celle-ci, à une distance moindre que 7 degrés. C’est le blocus le plus étroit, dangereux ou heureux suivant le caractère des planètes assiégeantes et celui de la planète assiégée — celleci, du reste, étant presque toujours la Lune.
Mais, dans tous les cas il n’y a blocus que si un troisième
1. 0-1TÔT av... Hupoît; o'.âasTpo? dtZTÏTiv xotÔopî (Manelli., VI,
29-30). Dans environ cinquante passages où Manéthon emploie les expressions àxx'.ïi piXXîtv, a'.0po6iX)%îiv, aiYXofioXî'v, etc., il ne m’a pas paru qu'il y ait trace de la distinction sus-mentionnée. Cf. ci-après, p. 2o2, 3.
2. Sur la t: s p i cry é 7 voy. Porphyr., pp. 187-188. Ilepliàcst., I, 13.
3. Ceci supprime net la distinction entre l’àxxtç et rô\|/i;. On peut se demander si c est un rayon que Mars lance en mais c’est un regard — et même en trigone — (pii produit le même ellet ollensif en SI-
*1. En réalité, la ~cp:7ys7'.^ ou èp— spuysat; — si on la borne au blocus par présence réelle — n’est qu’une variété de la auvasT, et de V àzôppoia avec l'intention hostile en plus, les assaillants étant le plus souvent xaxoxoïo-;. et, en tout cas, hostiles a la planète assiégée. .Manéthon et Firmicus, qui n'emploient pas le mot, connaissent très bien la chose. '\ozo; i,ci Kpôvoio pÉa-r.v osipaivs (Mancth., 1, 230'i. - V\p;o; ifiï Kpôvou ps'„r,' Kèrpiî oO
xaXoîpyo; (l, 230). — 'Hvixa 5’ f, paaiXsia péar, ajvc-/ oixo XsXv/r, | 'ApEO,' i/A Kpôvou (V, 197), etc. Même cas chez Firmicus : Si uutem {Luna) a Sal 'urno ad Marlem feratuv, i. e. si ulnimque latus ejus Mars Saturnusque possederinl (liimic., I\, 10, 2 Kroll). C est le cas ordinaire d’ àTroppota suivie de auva^r, . Une éclipse peut aussi être -j-.o xw xaxo-o'.üiv T.zo'.xyzbz'xz (llephaest. 1 23 p. 93. 21 Engclbrecht).
CllAP. VllI. — li APPORTS DE POSITION DES PLANÈTES
rayon ne vient pas s’intercaler entre les deux rayons assiégeants. Cette intercalation (pôtrep. 6oXr' at; - TrapôjxS oXtj tr tç - vn/cpceyj/îo intercalaiio) ^ peut encore servir à empêcher la commnnication entre deux planètes placées à courte distance. Ici, il faut des mesures précises. Ainsi, soit la Lune au 10“ degré du Lion, et Mars au 2.j“. Si Jupiter se trouve simultanément au degré 12 du Bélier, le rayon ([u’il lance en aspect trigone frappe le Lion au degré 12 et intercepte momentanément l’action réciproque des deux planètes réunies dans ce signe. La communication se rétablit entre elles au bout de deux heures, temps qu’il faut à la Lune pour atteindre, en se rapprochant de Mars, le point visé par Jupiter.
A° Aopucaopt'a [comilalus] — Du blocus au cortège honoritique, le rapport de sentiment est renversé. Les assiégeants se transforment en satellites (oopucpôpot). Mais l’étiquette des cortèges est plus compliquée que celle des sièges : on sent que les astrologues ont dh s’inspirer du cérémonial byzantin. Il y a trois manières de faire cortège :
a. Lorsque deux planètes sont chacune dans son domicile propre ou son hypsoma, celle qui se trouve sur un « centre » (s-f/ivvpoî) et précède l’autre dans le sens du mouvement diurne a pour satellite cette dernière, si celle-ci est avec elle en aspect défini. Ainsi, par la vertu du domicile, le Soleil étant dans le Lion a pour satellite Saturne, si celui-ci se trouve dans le Verseau, en aspect diamétral, ou Jupiter, si celui-ci se trouve dans le Sagittaire, en aspect trigone. De même, Jupiter étant dans le Cancer a pour satellite, par la vertu de l’hypsoma. Mars dans le Capricorne. Ce premier système vise un cas particulier de -/.aO'j-sp- Tepr^atç avec actinobolie, surchargé de conditions nouvelles concernant les « centres » et les domaines planétaires