‹ L'astrologie grecqueChapitre 150 sur 360 · I II · texte numérisé non relu

I II

1. Voy. Gemin., Isag., 5; Cleomed., Cycl. Theov., I, 6, p. 24 Schmidt; Martial!. Cap., VIII, 844. Tà PpaSuavotcpopa twv ÇwSîwv xayuxaxacpopa yivexat, xal xo àvxira)vtv, xà PpaSuxaxâcpopa ôXiyoavâcpopa (Anoii., p. H 4).

2. Ci-dessus, p. iSI, 3. Géminus [loc. cit.j réfute les « anciens » qui ne savaient pas que les Poissons sont aussi rapides que le Bélier, la Balance aussi lente que la Vierge.

3. Dans les quatre figures, la projection de la sphère céleste est faite sur le méridien, à peu près à la latitude de Rhodes (arc UN = 36»). Le plan de l'équateur, toujours perpendiculaire au plan du méridien, est partout représenté

CALCUL DES ASCENSIONS

Ce que les mathématiciens cherchaient, c'était la progression suivant laquelle le temps ascensionnel allait croissant du Bélier à la Vierge, et le temps de la descente décroissant de la Balance aux Poissons. Ils avaient fini par dresser, en usant de diverses méthodes empiriques des tables calculées pour sept « climats » ou latitudes. Le malheur est que ces climats étaient alignés au juger, et que, en voulant les faire équidistants, on ne s’entendait pas sur la mesure à adopter, ou plutôt, on supposait que des différences égales dans la durée du jour solstitial correspondaient à des arcs égaux du méridien

Pour en revenir à nos astrologues, disciples récalcitrants des géomètres, Manilius ne paraît pas avoir saisi l’importance de la donnée variable (heure ou latitude) dans le calcul, car il a Pair de considérer comme utilisables en tous lieux les chilfres qu’il a réussi à versifier et qu’il emprunte au tableau anaphorique du climat de Bhodes. La preuve que cette page de mathématiques.

par une ligne EE : le plan du Zodiaque, de mi?me, dans deu.x positions initiales où le 0 (zéro) du Bélier (point vernal) afileure à l’horizon IIIl, du côté de l’Orient (1) et du côté de l’Occident (111). Si l’on fait tourner la sphère, les divisions du Zodiaque décrivent des cercles parallèles à l’équateur (lignes ponctuées) et le plan du Zodiaque se projette en ellipse. Lorsque, partant de la position 1, le mouvement de la sphère a fait monter au-dessus de l'horizon les 30 degrés du Bélier, l’arc d’équateur qui a monté en même temps est représenté ci-dessus (11) par la ligne qui va du centre de figure au 0 du Bélier. 11 suffit de rabattre le plan de l’équateur sur celui du méridien pour voir que cet arc est égal à l’arc a-b (environ 20»). En suivant la même marche à partir de la position 111, on constate que l'arc d’équateur descendu au-dessous de l’horizon en même temps que les 30 degrés du Bélier équivaut à l’arc a'-b' (IV), lequel doit être égal à 60» — 20° (ci-après, p. 267, 2). Le plan du Zodiaque n’étant perpendiculaire à celui du méridien que quand les points équinoxiaux sont à l’horizon, il résulte de là que les quadrants du Zodiaque sont inégaux dans toute autre position (ci-dessus, pp. 239. 261, 4).

1. Ils se servaient, pour remplacer ou vérifier le calcul, de sphères mobiles. Properce (V, 1, 76) raille un vates \ Nescius aerafa sir/yia movei'e pila; Strabon (11, 5, 10, p. 116) parle de sphères (terrestres) de 10 pieds de diamètre; Martianus Capella (Vlll, 813), de la sphaera aenea quae xpixwT r, dicitur, où l’axe fait saillie par des trous. On connaît la fameuse sphère d’.Archimède (Cic., Rep., I, 14, 22; iVaL Deor., 11, 33; TuscuL, 1, 23 ; Ovid., FasL, VI, 277 ; Lactant., Inst. Div., II, 5). On en citait aussi de Posidonius (Cic., N. D., 11, 34), d'Eudoxe (Cic., /le/)., I, 14, 22), d’Anaximandre (Diog. Laert., 11, 2) et même de Thalès (Cic., l. c.). Voir le curieux opuscule Aeovxîou u.T,/avixoü -r.epi r.apz- «Txeuf,? ’Apaxcîaî crœaEpa; (ap. Arat., ed. Buhle, 1, pp. 237-266). Dans les Dionysiaca de Nonnus, le vieil Astræos, pour donner une consultation à Démêter, se fait apporter « une sphère tournante, image du monde » (xsaipav ÉXiTO’op.i'/Tiv, x'j-ov aiOépoî, sixôva xoaixou. VI, 63).

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