Demoph., p
CHAP. IX. — LE CERCLE DE LA GÉNITÜRE
tomber chaque centre au milieu de la case qui lui était dévolue. Les astrologues stylés par les astronomes plaçaient les centres à la façon des solstices et des équinoxes, au commencement de la case. Mais le commencement du degré 1 est en réalité un zéro, et les partisans du système avaient contre eux la superstition du l^sasixêôXrjusc. Ptolémée crut bon de transiger : il place les centres après le 5® degré des lieux afférents, pour des raisons que les commentateurs admiraient fort, mais n’expliquent guère L Les centres ont par eu.x-mêmes une énergie spécifique qu’ils communiquent aux signes et planètes ^ avec lesquelles ils se trou-
1. Tà irepl tôv wpoaxôitov SwSsxaTfipidptov, àità irévTe jiotpôiv twv Trpoavasspopif/wv aÙTOû ôptCovTOî [xs'xpt Toiv Xoi-irwv xai £irava-pEpo[xÉv'o>v eïxocri ti'évts {'letrab., II, 12, pp. 318-319 Junctinus). De même, Démophile (p. 202). Les trois opinions se retrouvent dans le te.xte du scoliaste Anonyme (pp. 109-110), pourvu qu’on le rectifie et le complète. Le lieu ÈTrtxsvxpoî ~ il s’agit de l’Horoscope — a, dit-il, des degrés au-dessus et au-dessous de l’horizon. Il faut ajouter au.x 5 degrés montés au dessus (TtpoavEveyOsicraî) 23 degrés pris au dessous (ex xcîjv ÈTravacpopiLv). En ceci, Ptolémée oùy ETtExat x'^ xûv A ty u~ x (o)v Sd^T^, 8x1 /p-I) ce' [xoipaç xcxl TrpoavEVcxOElaaç (xai) ÈTîavacsEpopLÉvaî XaSEÎv. Ici une lacune du texte, où il était évidemment question de ceux qui plaçaient l’horoscope à contre-sens, le lieu horoscopique étant tout entier au-dessus de 1 horizon, à la place du XII“ lieu. Ceux-là, Ptolémée ne les suit pas non plus : ouxExt £Tto[X£vo[i;] auxoTç cpTjfflv • ex xo’jxojv yàp j^p'ç dtxoXouôüJ^ [aùjxo'jç ev xi5 UTcèp yi^v TiptatpatpEip T^aSsiv xiç X [xotpaç xoü Kaxo6a£ixovoç, x. x. X. En réalité, Ptolémée tenait à rayer ce qui est sous terre (xd xe yàp uTtô yf,v nâv EÎxdxtoç àSsxTixÉov. Tetrab., III, 12) et pourtant à ne pas placer l’horoscope dans un [XEcrEpêoXTjjxa — superstition qu’il partage ou qu’il respecte sans l’avouer.
D autres parlaient de prendre 10“, au lieu de 5°, au-dessus de l’horizon. Démophile (p. 197) explique aux uns et aux autres que, vu l’étendue variable des quadrants, il ne s’agit pas d’un nombre fixe de degrés, mais d’une proportion fixe ; soit 1/6 suivant Ptolémée. Si donc, par exemple, le quadrant HOR. à MC. est réduit à 72», chaque lieu n’a plus que 24°, dont le 1/6 est 4°. Le lieu horoscopique commence donc à 4» au-dessus de l’horizon. En fait, les praticiens n’ont pas tenu compte de ces scrupules. Dans leurs thèmes de géniture, le point de départ des lieux est au commencement du lieu horoscope. Là surgit une autre question, posée par les partisans de la combinaison des lieux et des signes. Si le lieu horoscopique recouvre, comme presque toujours, des parties de deux signes contigus, quel sera le « signe horoscopique » ? On décida que le signe qui aurait la majeure partie de ses degrés au-dessus de l’horizon serait exclu au profit du suivant : laxai x6 £irava(pEp6[X£vo Çûôtov 5(pTi[X3(xEÇov xw wpouxôirw (Demophil., p. 193).
2. Voy. dans Firmicus (V, 1-2, pp. 116-124 Pruckner) les Simplicia cardi- 7)um décréta sine alicvjus planetae leslimotiio (par coïncidence avec les signes seulement) et les Iloroscopi décréta cxnn omnium planetarum societate. Généralement, les astrologues classiques ne s’occupent que des planètes. Voir au III® livre de Manéthon (v. 132-225) les planètes placées sur des centres opposés.