LE SORT DE LA FORTUNE
dans le cercle de la génilure à ce Génie féminin. Nous l’y avons, en efl'et, rencontré deux fois, sous les noms de « Bonne » et de « Mauvaise Fortune » associées à Vénus et à Mars V Son sexe, sa nature protéiforme et ses caprices la rapprochaient davantage encore de la Lune; d’où l’idée de l’agréger comme second acolyte, décalque de l’autre, au Soleil. Aux aptitudes psychiques et physiques dérivées de l’influence des « luminaires », la Fortune ajoute tout ce qui vient du dehors, tout ce qui est « acquis » (T'jy/j y.zr^'zi-Ar] - àçiw;jiaT-xr') On lui chercha donc sur le cercle une position qui dépendit à la fois des positions du Soleil, de la Lune et de l’Horoscope.
C’est encore à Manilius que nous demanderons les plus anciens renseignements qui nous sont parvenus sur le sujet.
Après avoir répété une fois de plus, avec son emphase ordinaire, que tout est complexe dans les combinaisons astrales et que de là vient la variété des destinées, Manilius enseigne la manière do trouver le sort de la Fortune, point de départ de la division du cercle en douze aOXa ou sorts Et d’abord, il faut distinguer entre géniture diurne et génilure nocturne. Pour une génilure diurne, il faut prendre la distance du Soleil à la Lune, en suivant l’ordre des signes (de droite à gauche) et reporter la valeur de cet arc à droite de l’Horoscope : là où finit l’arc, là est le Sort de la Fortune. Si la géniture est nocturne, on fait l’inverse : on mesure non plus la distance du Soleil à la Lune, mais la distance complémentaire, celle de la Lune au Soleil, et on la reporte non plus à droite, mais à gauche de l’Horoscope^. Firmicus donne