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CHAP. IX

LE CERCLE DE LA GÉNITURE

dodécatémories variables el celui, tout différent, des dodécatémories fixes du Zodiaque. L’eau n’est jamais assez trouble aux yeux des astrologues. De plus, cette méthode ne laissait pas voir aussi bien que l’autre le point de départ et le point d’arrivée; on commençait la répartition des « douzièmes » par le signe initial, sans souci des mathématiciens quinteux qui auraient voulu réduire la portion de ce signe à la quantité complémentaire du quantième, c’est-à-dire d’autant plus petite que celui-ci serait plus élevé *.

Nous pouvons maintenant revenir à Maûilius, pour nous le plus ancien garant de ces fantaisies « babyloniennes » et l’homme candide à qui on peut demander son avis sur leur raison d’être. Manilius estime que, la machine ronde marchant par divisions duodénaires, il est parfaitement logique de subdiviser les signes par 12. Voilà justifiées du coup les dodécatémories zodiacales de 2“ 30' chacune : elles opèrent dans chaque signe un des mélanges qui l’émerveillent. 11 passe alors des dodécatémories fixes aux dodécatémories mobiles. « La Nature », dit-il, « a placé et tracé « ses voies de plusieurs façons, et elle a voulu qu’on les cherchât « par tous les moyens ». La « Nature » endosse tout ce qu il plaît aux astrologues d’imaginer. Donc, où que se trouve la Lune au moment d’une naissance, il faut multiplier le nombre ordinal du degré qu’elle occupe dans son signe par 12 [Sublimi ioildem quia fulgent sidéra mundo) et répartir le produit en commençant par le premier degré du signe. Jusqu’ici c’est la méthode vulgaire exposée plus haut, avec l’erreur dont elle est entachée. Mais Manilius nous réserve des surprises. Après que chaque signe a reçu sa portion complète de 30 degrés (xp'.axovxâç) si, au bout de la répartition, il reste une fraction de triacontade, il faut la transformer en dodécatémories de signe, c’est-à-dire en portions de 2“ 30', et distribuer ces portions, en guise de triacontades, aux signes à la suite. Là où finira la répartition, là sera la « dodécatémorie de signe » dévolue à la Lune. C’est une combi-

1. Ceci pour le point de départ. Déraophile (p. 194) le met sans doute, comme tout le monde, au commencement du signe, sans nous dire si ces 2“ 30 couvrent tout le signe, à raison de ti' par degré du signe. On l’attend au point d’arrivée, pour voir commeut il fera coïncider 1a fraction 1/2 degré qui reste à distribuer, dans l’exemple posé par lui, avec une fraction de sipie. Mais là, il se contente d’une estimation en bloc. Le dodécatémorion de a Lune placée en T 13» tombe, dit-il, « dans la Vierge, maison de Mercure ». Comme Manilius, Démopliilc ne s’occupe que de la Lune.

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