‹ L'astrologie grecqueChapitre 173 sur 360 · Ci-dessus, pp. 193 et · texte numérisé non relu

Ci-dessus, pp. 193 et

4. Firmicus accepte tout néanmoins, y compris les « aspects » visant le point en question et les lieux; et il y mêle encore, en son inénarrable manière, la condilio (a'ipEcn;) de la planète propriétaire, l’état de celle qui « envoie son dodécatémorion », etc. : Quaere itaque ne Lima plena per diem in fi?iibus Marlis duodecatemorion miltal, ne ryiinula id est deficiens in Salurni aut ne Mars in occasu aut ne Venus in Marlis et Mars in Veneris et a finibus et a decanis et a conditionibus... accipiant poleslatem... Sed et malilia Salurni fortins crescit, cum ex loci qualilate vel ex finium vel ex decani vel ex signi vel ex condilione prouocata ad nocendum acceperit potestalem (11, 13, 4-5). A

CHAP. IX. — LE CERCLE DE LA GÉNITURE

caLémories vient des 6'pu, et qu’il faut y regarder de très près, attendu que « la plus petite partie est la plus grande par l’efficacité »; mais l’infortuné poète, perdu dans ses séries de « douzièmes », s’imagine que les opta sont des cinquièmes de dodécatémorie, laquelle est elle-même le douzième d’un douzième du Zodiaque. Donc, à l’entendre, le oioocxaxrqjtôpiov ou douzième de signe est partagé également entre les cinq planètes, à raison de 1/2 degré par planète, et c’est la planète propriétaire du demidegré où aboutit la répartition qui décide de la vertu de la dodécatémorie *. C’est encore une de ces combinaisons dont l’ignorance de Manilius est très probablement seule responsable. Elle est d’autant plus inacceptable, qu’il serait fort embarrassé luimême de dire comment coïncident avec les degrés des signes ses douzièmes de douzièmes, à plus forte raison, ses cinquièmes de douzième de douzième.

En voilà assez — pour le moment du moins — sur les dodécatémories mobiles, qui représentent, comme les aspects géométriques, une espèce de balistique, un tir plongeant de portée très diverse, nullement astreint aux portées fixes et au tir rectiligne des aspects polygonaux. Le système a été bien jugé par le commentateur de Ptolémée,qui ne l’acceptait pas : « Supposons », ditil, « que nous trouvions le dodécatémorion du Bélier tombant « dans la Vierge. De deux choses l’une ; ou nous en userons, ou « nous n’en userons pas. Si nous n’en usons pas, détail superflu « de le prendre. Si nous en usons, alors ce n’est plus l’influence « du Bélier que nous aurons, bien qu’il figure comme point de « départ » ^ C’est fort bien dit ; mais comment l'honnête scoliaste ne s’est-il pas aperçu qu’on en pourrait dire autant de tous les domaines planétaires, fixes ou non, qu’il tient pour valables? Les besaciers raisonnent toujours à merveille sur le contenu de la poche de devant.

Maintenant, au tour des /Xrjpot, produit non moins confus, non

quelques lignes de distance (TI, 13 et 14), Firmicus emploie locus dans les quatre sens de « lieu » ou position en général, de « signe », de « lieu » ou TÔTio; astrologique fixe et de « lieu » mobile, 6w5ïxaxT|txoptov ou x)>T,poî, calculé partiliter.

1. Quid sit quod dicitur esse \ Dodecalemorion : namqite id per qinnque nolalur \ Partes ; nam lolidem praefidqent sidéra caelo \ Quae vaqa dicunhir; ducunl et smqula sortes {sors = poipa = degré) | Dimidias, viresque in eis et jura capessunt (11,740 sqq.). Scaliger (p. 167) est ici inintelligible, et l'atliétèse de Th. Breiter [Zu Manilius, pp. 206-207), qui considère ces vers comme une glose introduite dans le texte, est au moins inutile.

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