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LES SORTS AUTONOMES ET MORILES

moins importun pour Plolémée et ses disciples, de la tradition « égyptienne », révérée avant et après et malgré Ptolémée.

Nous avons déjà dit, à propos dn TjyT,c: ou de la

Lune, ce qu’on entend par ce mot. C’est, comme le owosxa-ur,- |jiôptov, un point du cercle où l’on transporte par le calcul l’intluence et l’ollice propre d’un astre, en prenant pour élément premier du calcul la distance entre le point réellement occupé par cet astre et le point occupé soit par une autre planète, soit par un autre yl%po^ antérieurement déterminé *, soit, au besoin, par un centre.

Le système, incompatible avec celui des « lieux » fixes, a pour but de le remplacer par des calculs plus subtils. Firmicus, qui a passé beaucoup de temps à détailler les propriétés des lieux au IF livre de son manuel, à l’usage des commençants, dévoile plus loin le tréfonds de la vérité à son cher Mavortius. « En effet », dit-il, « il n’est pas exact que les parents ou la vie des parents « soient dans le lieu qui est en aspect quadratavec l’horoscope, ou « que le septième révèle le conjoint; ou le cinquième, les fils; le « onzième, les amis, et le sixième, la santé » Qne faut-il donc faire? Laisser là les douze lieux rangés dans l’ordre qu’on sait et calculer à part, sans souci des divisions régulières, l’endroit où il làut placer chacune des rubriques entassées dans les lieux traditionnels. Ces nouveaux lieux — c’est ainsi que Firmicus les appelle, faute d’équivalent aussi commode pour -/.X?ipo; — sont des xXtjooi. Veut-on trouver le « lieu du père »? Il faut s’adresser au symbole de la paternité, à Saturne, mesurer la distance dn Soleil à Saturne pour une géniture diurne, de Saturne au Soleil pour une géniture nocturne, reporter cette distance à la gaucbo de l’Horoscope et pointer le lieu de la paternité à l’endroit o(i finit 1 arc ainsi additionné S’il s’agit du lieu de la mère, on compte la distance de Vénus à la Lune pour une géniture diurne, de la Lune à Vénus pour une géniture nocturne, et on opère de la même façon. Pour les « frères », opérer avec la distance de Saturne

1. Nous avons dit (p. -300) — rcp6tons-Ie — que, pour les éclectiques,

auteurs responsables de ce gâchis, un peut être à son tour transporté

par la méthode des dodécatémories : Sed et Fortunae duodecatemorium dili- (jenler inquire, ne le apotelesmatum fallal iiilenlio (Firiuic., IV, il, 12 Kroll).

2. Firmic., VI, 32. L’e.xposé est fort ample (pp. 182-181 Pruckner), conOrmé et compliqué sur certains points par Schol. Paul. Alex., K 4 v - L. Cela n'cinpêche nullement hirmicus de répéter de temps à autre que la méthode vulgaire, fausse en particulier, sutlit en général.

3. Si Saturne est ü-reotuyoî (c’est-à-dire à moins de 15» du Soleil), remplacer par la distance entre c? et sans inversion (Schol. Paul. Alex., /. c.).

CUAP. IX. — LE CERCLE DE LA GÉNITURE

à Jupiter ou de Jupiter à Saturne ^ Pour le lieu de 1 épouse, compter de Saturne à Vénus ou de Vénus à Saturne Certains substituaient le Soleil à Saturne et prenaient toujours, que la géniture fût diurne ou nocturne, la distance du Soleil à Vénus. Firmicus s’est bien trouvé aussi de ce procédé. Si 1 on cherche le lieu du mari, compter de Mars ù, Vénus, ou de Vénus à Mars Le problème des (ils est plus compliqué, à cause du caractère hybride de Mercure qui est, suivant sa position, mâle ou femelle, diurne ou nocturne, et aussi parce que Vénus et Mercure se rencontrent souvent sur une même longitude. Que la géniture soit diurne ou nocturne, on prend pour point de départ de lare à mesurer celle de ces deux planètes qui est « la première », c estâ-dire précède l’autre dans le sens du mouvement propre des planètes L Si les deux planètes sont en conjonction parfaite [in iisdem wmuiis), alors il faut remplacer Vénus par Jupiter, qui lui est comparable pour le tempérament, et mesurer la distance e Jupiter à Mercure pour les génitures diurnes, de Mercure a Jupiter pour les génitures nocturnes. Le lieu de la santé et des inürmités se déduit de la distance entre Saturne et Mars, les deux planètes malfaisantes, ou entre Mars et Saturne. Firmicus ne s’arrête pas, pour les xXr,pot, au nombre de douze. Il entasse pêle-mêle quantité de rubriques diverses, et il emploie, outre les distances entre planètes, les distances des planètes aux centres, au lieu de la Fortune, à celui du Génie, et même entre ces deux. y.Xïipot^ C’est une série qui pourrait être prolongée au-delà des bornes de la patience humaine

1. Le Jupiter mythique a sauvé ses frères avalés par Saturne.

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