LES SEPT SORTS HERMÉTIQUES
Sur ce fatras, bourbier sans rivages, les Hermétiques, qui s’adjugèrent le monopole de l’antique sagesse égyptienne, ont prélevé sept xXr,po[ « universels », un par planète. Nous en avons déjà rencontré cinq, et c’est le hasard des lacunes qui nous a fait manquer les deux autres. Les voici tous les sept, tels que les énumérait le Trismégiste dans son livre de la « Toute-Yertu » (navapsTo?) L
Saturne devient Jupiter — Mars —
Le Soleil — Vénus — Mercure —
La Lune —
Némésis la Victoire
V Audace le Génie
V Amour
la Nécessité la Fortune
(Nt-/.-/]) 3.
(TôX|i.a).
(AaqjLtüv).
("Epco;).
Nous n’avons rien à ajouter à ce qui a été dit des xXïipoi correspondant aux deux luminaires, Tuyrj et Aai|xiov. Paul d’Alexandrie nous enseigne la manière de prendre les autres, la manière hermétique, qui ne fait nullement loi pour les astrologues indépendants. Pour le xX-^po; "EptoTo;, on reporte à l’Horoscope la dis-
texte donné par Pruckner est trop sujet à caution pour qu’il y ait utilité à remarquer ici autre chose que l’apparition de certains xXf,pot sous leur nom hermétique (Né[j.ïai? - ’'Epw; [Cupido] - ’Avi^xri [iVecessitos]), mais sans rapport avec les planètes auxquelles ils correspondent dans la tradition hermétique. Au moment où ce chapitre est sous presse, les Codices Florenlhii m'apportent de quoi allonger la liste de Firmicus, avec des recettes toutes dillérentes poulies mômes cas. J’y retrouve l’énigmatique -xXf,po<; pâaewî (pp. 160, 16. 170, 19) ou pâffîwv (p. 169, 28), qui est le xXf,po(; de l’Horoscope lui-môme, transporté à distance de sa position réelle et ajouté comme huitième « sort universel » aux sept sorts hermétiques (Pxatî, ô èaxtv (ipouxoïroî. Paul. Alex., K 3. Cf. Cod. Florent., p. 160, et ci-après, p. 308, 1).
1. Paul. Alex., K 2-4 (Hspt xwv Ç -xX'rjpuv tüv ev Havaplxw). Le livre hermétique avait le môme titre que le navapsxoî ou Ecclésiastique de Jésus, fils de birach. On trouve ce navxpsxoç cité dans un papyrus magique de Leide (VV., p. XXII, 31) à coté du livre V des llToXêixaïxi de Ptolémée Évergète II, sous le lègne duquel fut traduit le navipExoî du fils de Sirach et vivait un philosophe appointé par le roi, du nom de navâpexo;. 11 y a là matière à conjectures (cf. A. Dieterich, in Jahrb. f. kl. Philol., Supplbd., XVI, [1888], p. 754). Les sept xXf.poi hermétiques sont TcpÔ.xoc et xaOoXtxoi (Cod. Florent., p. 168). Le scoliaste nous avertit qu’il y a quantité d’autres xXf.poc, laissés de côté par Paul, ceux que nous avons énumérés tout à l’heure (tt axp ô î xat pr, xoôî xal àÔEÀ'jwv xai xÉxvwv xaî yipojv xal àXXtov TtoXXôiv).