Sur Saturne - Némésis, voy. ci-dessus, p. 94, l
3. NiVr, est constamment associé à Zeus - Nix^ A'.à? xoù q.v^i\ou Tra- (Himer., Orat., XIX, 3) — sv ’OXupTrto Zt,vI -xaptcrxapÉva (Bacchyl., fr. 9).
4. Mercure - Avâyxr, doit être un symbole philosophique. Mercure est la Science, et la science ne connaît que la Nécessité qui régit le monde matériel.
CHAP. IX. — LE CERCLE DE LA GÉNITÜRE
lance, direcle (génilure diurne) on inverse (génilure nocturne), entre le xXfjpo; Aaif^ovo; et Vénus; pour le xX-^po; la dis-
tance de Mercure au xX?ipoc; Tu^r,ç et inversement; pour le xX-Tjpoç TùXpLYjç, la distance de Mars au xX-ripo? et inversement; pour le xXŸjpoç Nixt);, la distance de Jupiter au xX-^poç Aa-i^ovo;- et inversement; pour le xXripoç N£[jlÉ(J£wç, la distance de Saturne au xX?;po;
et inversement. Ainsi, ces entités mathématiques s’engendrent les uns les autres par une série de calculs tous suspendus aux positions du Soleil et de la Lune.
Il est, je crois, inutile de philosopher sur les points de départ de ces distances : nul doute que les astrologues n’aient été très fiers des intentions subtiles qu’ils y avaient mises. Il n’est pas non plus nécessaire d’anticiper sur l’apotélesmatique en énumérant, d’après Paul d’Alexandrie, les présages lixés sous ces étiquettes assez transparentes L Peut-être serait-il plus à propos, avant d’aller plus loin, de faire halte et de résumer brièvement les résultats acquis. On a pu voir que le Zodiaque pris en lui-même, comme collection de signes, n’a dans l’astrologie adulte qu une importance secondaire. Il sert surtout de mesure pour la position des planètes et la direction de leurs aspects. Même sous ce rapport, il est le plus souvent remplacé par le cercle de la géniture. Cependant, les domaines planétaires incrustés sur son contour oflrent une variété à laquelle n’atteignent pas les localisations sommaires des planètes — masquées sous des noms théologiques — dans le cercle de la géniture, et ils associent les signes à toutes les intluences émanées des planètes.
Les planètes sont les véritables Mœres de l’astrologie, les fdeuses de la destinée. C’est la liste de leurs modes d’action que l’astrologue doit toujours avoir présente à l’esprit. Ptolémée l’a dressée à l’usage de ses disciples : ceux-ci l’ont remaniée et allongée après lui, sans épuiser le sujet 2. Démophile compte et classe en ordre quelconque onze modes d’action planétaires, chaque planète ayant d’autant pins d’énergie bienfaisante quelle réalise un plus grand nombre de ces conditions et se « réjouit » davantage
1. Les sept sorts, avec l’Horoscope sous le nom de pâm, Çwf,; xal -nveupaTo; -Tîapatxta (Paul. Alex., l. c.), forment un cycle complet, clos par Némésis qui, entre autres effets, est cause xal TrotoTTiTo; Sravâxou.
2. Telrah., 11, 23. Voir toute la casuistique des cruvacpal, àiroppoiat, xaBuirsp- TcpTi^eo;, etc., etc. (ci-dessus, ch. vin), qui ne se laisse pas résumer.
'3. Ap. Porphyr., Isag., p. 203. Ne pas oublier que môme les xaxoxotot sont moins malfaisantes quand elles se trouvent à l’aise (ci-dessus, p. 101, 3). Cf. Anon., p. 74.
CONDITIONS GÉNÉRALES DE l’aCTION PLANÉTAIRE
Pour être en bonne forme, une planète doit être dans une ou plusieurs des conditions suivantes (reclassées en ordre logique) :
I. Par rapport au cercle de la géniture. — a. Être dans une position favorable à l'égard de l’Horoscope, c’est-à-dire sur un centre (surtout en MC.) ou en aspect propice (trigone - sextilj. — />. Ne pas se trouver dans un lieu « paresseux », c est-à-dire sans aspect avec l’Horoscope, règle impliquée dans la précédente.
II. Par rapport au Zodiaque, — a. Être dans un signe « solide » (jxîpsôîj, symbole de stabilité et de calme ^ . — h. Être dans un signe et un quadrant de même sexe. — c. Être dans un des domaines qui lui appartiennent, domicile, trigone, hypsoma, confins, décans (TrpôawTra). — d. N’être pas en dépression (xotTOtvcopa) .
III. Par rapport aux autres planètes. — a. A. défaut de domaine propre, être dans le domaine d’une planète sympathique : 1” sympathique par aipETt; (diurne - nocturne) ; 2° sympathique par sexe ; 3° sympathique absolument, comme bienfaisante^.
— h. Être en situation telle ({u’elle ne soit ni en conjonction, ni en opposition, ni en aspect quadrat avec une planète malfaisante, surtout avec une planète malfaisante d’aipsort; contraire
IV. Par rapport à son mommment propre et au Soleil (phases). — a. Être en mouvement direct (opOoTioowv), et non pas rétrograde.
— h. Être en phase orientale, s’il s’agit d’une planète masculine, en phase occidentale pour une planète féminine — c. Être avec son luminaire, — autrement dit, dans son a'îpEa'.ç, — les planètes masculines étant au-dessus de l’horizon le jour, et les autres, la nuit. — d. Être ou bien hors des rayons solaires (à plus de 15°), ou « dans le cœur du Soleil, degré pour degré » -'h
1. If n’y fl pas avantage quand la planète est malfaisante, ou bien le scoliaste joue sur les mots : xôxs yàp ot [xâv àyaôoitoioi aTEpeouat x6 àyaOôv, oi 5è xa-AOTTOtoi x6 xaxôv. 11 faudrait entendre que le signe fixe (c’est-à-dire consolide) le bien, et fixe (c’est-à-dire arrête) le mal!
2. Les méchants s’associent pour le mal, mais ne s’aiment pas : ils s’adoucissent au contact des bons.