‹ L'astrologie grecqueChapitre 180 sur 360 · COLLEURS ET MINÉRAUX · texte numérisé non relu

COLLEURS ET MINÉRAUX

oui lire, en les rallachanl à leurs dogmes par un lien quelconque, des séries d’idées associées qui onl envahi loules les sciences nalurelles el produil une minéralogie on alchimie, une bolanique, une zoologie, une physiologie, médecine el pharmacopée aslrologiques. La physiologie du microcosme humain engendrait à son tour des raccourcis de l’astrologie entière. Si les traits du visage et la conformation du corps étaient dus aux inlluences astrales, on pouvait reconnaître celles-ci par ceux-là ; la méthode était réversible. L’astrologie s’emparait ainsi d une science toute faite, la physiognomonie, et de portraits tout tracés '. On pouvait abréger encore : les chiromanciens localisaient dans la main, qui devenait un thème de génilure tracé par la nature elle-même, les marques des inlluences célestes. Les planètes y avaient leurs domiciles ; la direction des lignes indiquait leurs rapports et aspects réciproques, et la longueur ou la profondeur des lignes, leur degré d’énergie.

On ne sait par où aborder cet énorme fouillis, quand on veut

non pas énumérer, mais comprendre, c’est-à-dire saisir les associations d’idées qui rattachent les attributions particulières à des principes généraux el extraire de cet amas d’extravagances le peu de raison qu’elles contiennent.

Essayons d’abord de ramener à un principe intelligible la répartition des minéraux, métaux et pierres précieuses. Là on a pour guides les métaphores courantes qui assimilent le Soleil à l’or, la Lune à l’argent. La répartition des métaux s’est l'aile principalement d’après leur couleur, comparée à celle des planètes. L’association des couleurs aux planètes remonte certainement au temps des anciens Ghaldéens. Les sept étages des observatoires de Borsippa et de Ninive étaient peints des couleurs planétaires, et de même les sept enceintes d’Ecbatane Nous avons vu que Saturne passait pour noir; Jupiter était rouge clair; Mars, pourpre; le Soleil, couleur or; Vénus, blanche:

1. Cf. l’éilition toute récente des Scriplore.s physioqnomonicigraeciel lalini, ])ar H. Fœrster, 2 vol. Lips., 1803. La série s'ouvre par les d>’J5'.oy'A.)[j.oviy.â du Pscudo-Aristotc. Les physiognomonistes n’cinprunteiit pas au.K astrologues, mais bien les astrologues aux physiognomonistes. Cf. les portraits des individus nés sous chacun des XII signes dans les P/iilosophumena, IV, 3, pp. 81-93 Cruice.

2. Saturne dans le petit doigt, le Soleil dans Uannulairc (à cause du sigle solaire en anneau O?), Mercure dans le médius, Mars dans l'index, Vénus dans le pouce, .le m'abstiens de toute ingérence de ce côté, ayant pour but d'étudier l'astrologie, mais non ses dépendances.

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