‹ L'astrologie grecqueChapitre 181 sur 360 · Yoy. ci-dessus, p. il · texte numérisé non relu

Yoy. ci-dessus, p. il

Mercure, J)leu. Platon, décrivant les orbes ou sphères célestes au XMivre de sa ItépubUrjuc, a soin de noter leurs couleurs, qui varient du blanc au jaune et au rouge. Ptolémée, qui se sert des couleurs planétaires pour les pronostics à tirer des rayons colorés que projette la chromosphère du Soleil durant les éclipses attribue à Saturne le gris livide, à Jupiter le blanc, à Mars le rouge, à Vénus le jaune (la blonde Aphrodite), à Mercure, toujours changeant et indifférent, des nuances variables. Ses scoliastes compilent au hasard et ne s’accordent guère que sur le rouge feu de Mars ou la couleur d’or du Soleil

Ceux qui s’imagineraient que les astrologues se sont contentés d’observer tes couleurs réelles des planètes sont loin de compte. Les nuances n’auraient pas été assez tranchées et les harmonies secrètes assez visibles. Proclus a beau dire qu’il n’y a pas de noir dans les corps en ignition (âv s|j.TTjp(o[;) ® ; il faut que Saturne soit noir, dit Valons, parce qu'il est le Temps (Kpôvo; = Xpovo?) et que le temps obscurcit tout. 11 n’en reste pas moins fpatvwv, parce que le Temps amène tout à la lumière (-rcav-a xt]) ypovw cpavepà y'-" vovxai). Pourquoi Jupiter est-il éclatant (XapTrpô;)? Parce qu’il préside à la gloire et aux honneurs. Vénus est de couleur bigarrée, à cause de la mobilité et diversité des passions qu’elle engendre. Mercure est jaune, couleur de fiel, parce qu’il préside au foie. La Lune est couleur d’air, c’est-à-dire bleuâtre comme l’atmosphère qu’elle agite, et changeante comme elle. Et il est regrettable,

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