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LA CHOISOGUAPIIIE DE PTOLÉMÉE

sive du Bélier et de Mars Le Lioti et le Soleil donnent une majesté bienveillante à l’Italie, à la Gaule (Cisalpine), l’Apulie et la Sicile ; le Sagittaire et Jupiter, le goût de la propreté (-co çptXo- •/.âOapov) à la Tyrrhénie (Toscane), la Celtique ou Gaule centrale et l’Espagne. La partie intérieure du quadrant européen, qui subit l’inlluence du quadrant asiatique, comprend le bassin de la mer Égée. Là, les eltluves de Saturne, de Mercure et de Vénus, associés à ceux de Jupiter, produisent des natures équilibrées de corps et d’àme, des amis de la liberté réglée, des savants, des artistes qui, là oti domine Vénus, mettent l’art au service de l’élégance et des plaisirs.

Le (luadrant S.-E. ou Asie méridionale, placé sous l’inlluence de Saturne et de Vénus en phase orientale (swot), enferme des peuples à la fois graves, solennels et voluptueux. Ceux qui ressentent la double action de Vénus et du Taureau (Parthie- Médie - Perse) outragent la nature par inceste En revanche, l'action

par Tiinagène, est reproduite par Diodore (V, 32); par Strabon, qui allègue les on-dit (touxo 6è xwv 2?puAou|xsvt>)v èaxlv (IV, p. 199); par Athénée (Xlll, p. 603); par Ptoléinée, qui étend le cas à tous les peuples du Nord; par S. Einpiricus {llypotyp., III, § 199), qui l’applique aux Germains comme un on-dit. lîardesane (ap. Euseb., Prnep. Eu., VI, 10, 27) va plus loin; interprétant Aristote, il assure que ces sortes d’unions sont « légales » chez les Gaulois et les Germains. Nous savons comment Bardesanc interprète. Ayant lu quelque part, peut-être dans la Germanie de Tacite (§ 12 et 16), que les Germains pendaient les transfuges ou échappaient à la honte par la pendaison, il écrit : l'spixavCiv oi tjXcÏo'xo i àyyoviixalw popto à-TtoOrria-xoïja!. {Praep. Eu., VI, 10, 31). A partir du iv« siècle, c’est aux Gernuiins seuls que l’on impute le vice contre nature. Animien Marcellin le i-eproche, toujours sur on-dit, aux Germains l’aïl'ales (XXXI, 9, 5), et Procope aux llénües {Bell. Golh., H, 14, p. 204). L’histoire n’a que faire de pareils témoignages, qui visent toujours les peuples les plus mal connus. Dans l’espèce, il ne faut pas oublier que les Romains déposent en sens contraire. Tacite vante les mœurs pures des Germains, — lesquels étaient pour les anciens des Celtes restés barbares, — et Quinlilicn, parlant des mœurs corrompues des civilisés, dit : ni/iil taie novere Germani, et sanctiiis vivilur apud Oceanum (Quintil., Declam., 111, 16). Firmicus appelle les Gaulois Galli slolidi (1,2, 3 Kroll), mais rien de plus. De sa part, c’est le coup de pied de l’àne.

1. Le scoliaste Anonyme (p. 60) ne se contente pas du Bélier pour justifier la thèse du maître. U trouve que la partie postérieure non seulement du Bélier, mais aussi du Lion et du Sagittaire, pousse au vice contre nature, comme aity/pôxspa xal xsGT,'Xuff!J.sva, c’est-à-dire qu’il étend la tache à l’Italie, à la Gaule, à l’Espagne. Voy. ci-après (chap. xn) la foison de pronostics sur les cinaedi.

2. Ici, non seulement l’accusation est unanime et cite des faits (llerod., III, 31. Ctesias ap. TertulL, Apoloy., 9. Philo, De spec. ley., p. 778. Strab., XV, p. 733. Diog. Lacrt., IX, 11, § 83. Athcn., V, p. 220, etc.), mais, ce qui tranche la question, les coupables avouent. Les théologiens de l’Avesta ont même

ClIAP. XI. — APOTÉLESMATIQUE ENIVEPSELLE

combinée de la Vierge et de Mercure donne à la Babylonie -Mésopotamie - Assyrie sa supériorité en fait de science astrologique. La partie mixte du quadrant asiatique subissant riniluence réciproque du quadrant européen, les peuples y sont plus remuants, plus' hardis, plus fourbes aussi. Les cultes solaires y sont suscités par le patronage du Soleil et Jupiter fait régner dans l’Arabie- Meureuse la félicité proverbiale à qui elle doit son nom.

Le quadrant N. -E. ou Asie septentrionale, dominé par Saturne et Jupiter en phase orientale, et aussi par Mercure, renferme sur son pourtour extérieur des peuples extrêmement riches, sages et chastes. C’est que riniluence du « trigone humain », des Gémeaux, du Verseau, et surtout de la Balance, s’accorde parfaitement avec celle des planètes œcodespotes. Il faut dire cependant que le Verseau et Saturne engendrent des peuplades féroces en Sarmatie,

fait une vertu derincestc, qui sauvegarde la pureté du sang dans les familles. Voy. J. Darmesteter, Le Hvaêlvadatha chez les Parsis (Uev. Ilist. Relig., XXIV [1891], pp. 36G-375); le Zend-Avesla (Ann. Mus. Guiniet, XXI-XXIV [1892-189:1], t. XXI, pp. 126-134). D. Menant, Les l’arsis (Bibl. Guiuiet, Vil [1898], p. lo7). Depuis, la morale naturelle l’a emporté. Le hvaêlvadalha ou kliêtûkdas n’est plus chez les Parsis que le mariage entre cousins. En revanche, Bardesane (ap. Euseb., Pr. Ev., VI, 10, 25-26) assure que 1’ àp a s v o -z o £ est bonni et se

suicide iità Eù'ppaxoü xa£ laÉyp!. ’£2y.îavoü. Cf. Curt., X, 3, et Ammien Marcellin disant des Orientaux : effusius pleriqiie soluli in venerem aegreque conlenli muUUudine pelicum, puerilium stuproriim expertes (XXllI, 6, 76). Mais Hérodote disait des Perses : xal à-jr' 'EAAfivwv [xsOovteî -iiaiTt [xtjyov-iai (Herod.,

1, 135; Athen.,XIll, p. 603), et S. Empiricus assure izolot. [xèv llspcri'.; ëOo; slva-, àppsvo|X'.^£ai; ypfiCTOat [llypohjp., I, § 152). S. Cyrille {Adv. Julian., 1\, p. 117) étend l’inceste aux Chaldéens eux-mêmes; il écrit : [XT,TpoYa;xsïv ôs -pacji Xa>,6a£oü<;. Strabon, toujours sans garantir le fait, impute aussi aux Bretons, outre l’anthropophagie, vô tpavspw? ]x£ffy£a9at xxli te â/Aa'.; yjviiïl -/al [xyTpiai xal àoeAipat? (IV, p. 201, témoignage récusé par H. d’Arbois de Jubainville, A. Rev. Hist. de Droit, XXll [1898], p. 439, 3). Catulle (i.xxxviii-xci) ne manque pas de rappeler la l'ersariun impia relligio à propos de Gellius. Le Byzantin Ps. -Étienne d’Alexandrie impute aux Arabes un penchant irpo? te (j’jvouaîai; yuvatxôiv xoii àp psvo [xav [aç (ap. Usener, p. 22), en vertu du thème de géniture de leur empire, où Saturne est associé à Vénus.

1. Les cultes d’Astarté, Istar, Anaitis s’accordaient bien avec le patronage de Vénus : mais Ptolémée ne pouvait oublier Mitbra et les autres dieux solaires. U les fait rentrer par le procédé de la mixture. Ptolcméc assimile Isis à Vénus, Mitbra à Saturne oriental ou solaire, MtOpavr,Xtov npoaayopEÛovTEt; {Procl., Paruphr., 11, 3, p. 93), à cause des mutilations portant sur les organes génitaux. Le texte est ici ])eu sùr, et le départ des religions insullisanl. Les Arabes n'ont pas manqué de noter les aptitudes religieuses dérivées des planètes, et les chrétiens de même : au dire de certains, le christianisme était sous le patronage de la Vierge, de Mercure et de Jupiter, ou encore, du Lion et du Soleil (Ciruelo, p. 51), rislainisme étant régi par l’association particulièrement mal famée de Saturne et de Vénus (ci-après, p. 371)

LA CIlOROfiRAPHIE DE PTOLÉMÉE

Oxiaiie cl Sogdiane. L’Asie-Mineure, partie centrale du quadrant, subit l’inthience du quadrant africain. On y honore Vénus sous le nom de Grande-Mère et Mars sous le nom d’Adonis. Les femmes y ont des vertus qui manquent aux hommes. La Colchide surtout doit à Faction de la Lune en phase orientale, masculinisée par position, ses viriles Amazones, tandis que le Scorpion et Mars sont responsables de la méchanceté sournoise des Cappadociens et des Syriens de Commagène.

Le quadrant S. -O. ou africain vit sous Finlluence du trigone bestial par excellence «b 5C)> dominé par Mars et Vénus en phase vespérale ainsi que par la Lune, planètes auxquelles s’ajoute Jupiter, comme l’indique le culte de Jupiter Amnion L Vénus et les signes d’un trigone tout féminin produisent des races ardentes h l’amour et prolifiques. Aussi les rois y partagent le Irène avec leurs épouses, qui sont souvent leurs sœurs L Égyyjle, comme toute la partie intérieure du quadrant, emprunte au quadrant opposé des aptitudes variées, notamment celles qui relèvent de Mercure, comme la science des « malhémalicjues », indigène pour ainsi dire dans le pays de Thot et la patrie d’Hermès Trismégiste.

CllOROGRAPniE DE PtOLÉMBE .

I. Trigone N.-O. (T FA) : régent de jour O; de nuit -f c?- Y ct(^.— Drilannia, Gallia, Germania, Baslarnia.

SI et O. — llalia, Gallia {Cisalpina?), Apulia, Sicilia.

^et'A'— Tyrrhenia, Celtica, llispania.

' Région centrale, influencée par le trigone S.-E. (et $).

et b. — Thracia, Macedonia, lllyria.

nï et — llellas, Achaia, Creta.

y et Ç. — Cyclades, litlus Asiae Minoris, Cypriis.

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