Elle avait pu avoir lieu et n’être pas visible à Ninive
2. Texte traduit par .1. Oppert, Die astronomischen Aiifjaben der assyrischen Keilinschriften {Sitzunysb. d. Wien. Alcad., Malh.-Nat. Classe, 1885, pp. 894- 906). Cf. Sayee, p. 234. La substitution de .lupiter à Mercure est une dernière correction que je dois à M. Oppert.
ciiAP. 11. — l’astrologie chaldéenne
Glialdéens ; mais elle nous confirme dans 1 opinion que 1 astrologie a commencé par formuler des pronostics applicables aux peuples et aux rois avant de supposer que les astres s occupassent de tout homme venant en ce monde. Peut-être est-ce la logique grecque, rigoureuse et démocratique, qui 1 a fait plus tard condescendre à ce souci des petites gens, ce qui rendrait plus énorme encore le mensonge des Chaldéens prétendant disposer des observations de milliers de siècles employés « à risquer des expériences sur les enfants ‘ ». Pour trouver un thème de géniture chaldéen, il faut descendre jusqu’à l’époque des Arsacides, c està-dire au temps où les Orientaux imitaient les Grecs. Encore les seuls que nous connaissions sont-ils libellés avec une concision qui trabit une sorte d’indifférence à l’égard de ce genre d’observations ; « L’an 170 de Démétrius, mois de Adar, nuit du 6, au commencement de la nuit, la Lune devant la Corne du Nord^, à distance d'une coudée. Le G, au matin, un petit enfant est né sous son signe. La Lune (était) au commencement des Gémeaux, le Soleil dans les Poissons, Jupiter dans la Balance, Vénus et Mars dans le Capricorne, Saturne dans le Lion ». Autre mention, plus sommaire encore : « L’an 170, au mois de Nisan 1, équinoxe : dans la maison, on annonce qu’un enfant est né sous Jupiter ■* », c’est-à-dire, Jupiter étant alors levé toute la nuit (axpov'j/o?).
1. Nam quodaiunt quadraqinta septuarjmta milia annorumin pemchtandis experiimdisque piieris, quicumque essent nati, Babylomos posuisse, fallun . ai enimesset factitatum, non esset desitum; neminem autem habemus qui id aut fieri dicat aut factum sciât (Cic., Divin., 11, 46). Au risque d être taxé de présomption, je crois devoir trancher ici une question grave et, jusqu a plus ample informé, supprimer la prétendue généthlialogie ChaWe Tout ce qu’on en sait se trouve résumé, d’apres les travaux de M. Oppert, par
F 'Lcnovmocai, La divination chez les Chaldéens, ch. \ii. ous es ex es ci
se rapportent à des naissances monstrueuses, comparables et comparées aux nrodicres du même genre interprétés par les haruspices toscans, et il n j est pas fait la moindre allusion aux combinaisons astrales qui les auraient Lsées. C’est donc faire une hypothèse gratuite que
quence de ces idées [les idées prêtées aux Babylonu de Cicéron ^ta ^ de conï^érer toutes les infirmités, toutes les monstruosités que présentaient les enfants nouveau-nés, comme un résultat inévitable et irrémédmble de 1 action de ces positions astrales. Ceci donné, l’observation de truosités donnait comme un reflet de 1 état du ciel, etc. » (Il -, P- ) Ceci » n’est pas « donné » par les textes : le prodige vaut par lui-meme,
u';'cre^:^rN:!"S (voy. d-aprés, fig.4)