PP. Strassmaier et Epping {Z. f. Assyriol 111 [im
P 169-ni). L’an 110 Seleuc. 6 Adar correspond au 28 fevr. 141 a. Chi. 11 parai qiie vérification faite, l’état du ciel sus-indiqué est exact, a quelques legre
OÉNÉTIILlALOr.IE ClIALDÉENNE
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Nous comparerons plus tard la sécheresse de ces documents à la précision minutieuse des thèmes de géniture dressés par les Grecs avec les ressources d’un art perfectionné. Il nous faut maintenant revenir au temps et aux disciples présumés de Bérose, pour tâcher de déterminer le point de soudure entre l’astrologie chaldéenne et l’astrologie grecque; autrement dit, pour apprécier, si faire se peut, ce que celle-ci doit à celle-là, en dehors de l’idée générale et de l’impulsion qui l’a suscitée. La question est des plus complexes, car la tradition propagée par les Grecs eux-mêmes, au lieu de faire ce triage, s’est simplifiée à outrance et adjuge en bloc tout l’outillage astrologique aux Orientaux, Chaldéens ou Égyptiens. H y a là des mirages à dissiper qui ont pour eux l’autorité des textes, et nous ne parviendrons sans doute pas du premier coup à convaincre le lecteur que, neuf fois sur dix, les Chaldéens et Égyptiens honorés de ces témoignages sont tout simplement des astrologues grecs déguisés en dépositaires d’une doctrine archaïque. C’est une démonstration qui se fera peu à peu et qui passera pour définitivement acquise, nous l’espérons, au dernier chapitre ’.
près en ce qui concerne la Lune, placée ici à 2“ 3' de p du Taureau. Les identifications astronomiques ainsi conürmées sont mas-masu — n ; nune — ){ ; nûru = ; sakhû = )a \ A = SI: Te-ut = 2^; Dilbat = Q ; Anu = J* ; Mullalu = I;.
1. 11 importe de la commencer dès maintenant, en insistant sur un fait psychologique, largement démontré par l’histoire de la littérature apocryphe : c’est que toute doctrine qui fait appel à la foi a intérêt à se vieillir, et que les individus qui la développent se gardent bien de donner leurs inventions particulières pour des opinions de leur propre génie. Ils échappent à la discussion en se couvrant d’un amas, aussi énorme que possible, d’e.xpérieiiccs ou de révélations invérifiables. De là les entassements de siècles que nous avons déjà rencontrés. Ceci posé, constatons que les auteurs adjugent l’invention de l’astrologie-astronomie tantôt au.K Chaldéens, tantôt aux Égyptiens. — 1. Pour la Chaldée, la majorité des témoignages, appuyés sur le fait que la Chaldée, plaine immense, se prêtait admirablement aux observations (cf. Ps.-Plat., Epinomis, 9, p. 987. Cic., Divin., I, 1, qui distingue, dans les Asspi'ii, les Chaldaei, non ex artis sed ex f/entis vocahnlo. Joseph., Ant. Jnd., 1, 8, 2. Amm. Marc., XXllI, 6, 23. Procl., In Tbn., p. 277 D, etc.). — 11. Pour les Egyptiens, Aristot., Metaph., I, 1. Diod., I, 28-29. 81 { aasl ôè xai xoù; èv Ba6uAwv'. XaX- Saiou(;, àzot’xouç .\ i yui: x '. wv ôvTa;, xt,'/ oôEav eysiv xhy TlSoî xf,; àaxpoXoyta; -::apà xÜ)v îspswv aaOôvxaç xwv Aîvu7:xtwv). Diog. Laert., Prooem., § 11. Lactant., Inst. Div., Il, 13; Clem. Alex., Slrom., T, 16, § 74. Macrob., Somn. Scip., I, 21, 9. Ps.-Lucian., As/roL , 3-9, etc. J'ignore si le compilateur qui appelle Néchepso paj'.Xîa ’Aas'jpiwv (ap. Iriarte, Catal. Matrit. == Riess, fr. 40) transportait Néchepso en Assyrie ou faisait de l’Assyrie une province ^'oyptienne. — 111. Opinions mixtes, acceptant Égyptiens et Chaldéens, Cic., loc. cit. : Eamdem artem etiarn Aegyptii — innumerabilibus paene saeculis
CIIAP. 11. — l’aSTHOLOGIE ClIALDÉICNNE
Nous irons tout droit à la question principale en recherchant les origines de la maîtresse pièce de l’outillage astrologique. Le Zodiaque est l’instrument par excellence de l’astrologie grecque, l’échelle sur laquelle sont repérées les positions des planètes et appuyés les angles des polygones qui déterminent les « aspects », le cadastre des domiciles et autres fiefs planétaires; enfin et surtout, c’est un répertoire de toute espèce d’intluences propageant les qualités et aptitudes symbolisées par les signes 11
est indubitable — le thème cité plus haut (p. 5ü) le prouve (pie les Chaldéens du temps des Ârsacides usaient de 1 échelle zodiacale : il l’est moins, il est même douteux que le Zodiaque
conseculi putanlur. Plin., VII, ü6. Manil., I, 40-45. Ach. lat., Isar/., 1, p. 73. Isid., Orir/ri., III, 24, i : etc. — IV. Opinions éclectiques, qui partagent l’objet (lu débat,' adjugeant l’astronomie aux Égyptiens, l’astrologie aux Chaldéens (Theodoret., IV, p. 699, ed. liai.), ou inversement (Palchos ap. Cumont,^ p. 6); faisant les Égyptiens et Hellènes disciples des Chaldéens (Suidas, s. v. acrxoovoixia); disant l’astrologie « arithmétique » issue des Chaldéens, l’astrologie .< graphique », des Égyptiens (Théo Smyrn., p. 177 Ililler). - V. Opinions qui, considérant l’astrologie comme magie, associent ou substituent aux Chaldéens les mages perses (Suidas, loc. ciC — Hp^xoi BaSuW.ot Ta6rr,v saeupov Ôià Zioooâaxpou, .x£0’ ôv xai ’OaOivfi; : cf. lo. Lyd. Mens., 11, 3-ol -epl ZwpoaxxoT,v xal 'raxâcj-!ïT|V XaT^ôaïoi xal AlyjTcxtoi.), ou inversement : Manorum scienliae muUa ex Chaldaeorum arcanis Bactrianus adcbdit Zoroastres, deinde llystaspes rex prudentissimus Darei paler (Amm. Marc., XXIII, 6, 32). On verra plus loin (ch. xvi) l'inénarrable fouillis de traditions adjugeant rmvention de l’astrologie aux Cariens, aux héros helléniques, aux Juifs, aux fils dAdam, etc. Si, des généralités, l’on descend au détail, les contradictions s accusent. Plolémée (TeLrab., I, 3) affirme que la médecine astrologique est d origine égyptienne; mais Apulée assure que les Chaldéens ont découvert [lumunim vaqantium] varias effeclus in fienitiiris hominum neenon medendt remedia (\pul Florid II, 15, § 57). Les documents prouvent que les Chaldéens se sont beaucoup’ occupés des planètes et des éclipses; les EgyiHiens, peu ou point. Sénèque n’en affirme pas moins qu’Eudoxe a rapporte d Egypte sa théorie des planètes [Eudoxus primas ab Aegyplo lias malus vi Graeciam Irans- Lulit; Sen., Q. N., VU, 3 : cf. Aristot., Metear., 1, 6), et Conon de Samos, scs tables d’éclipses {Canon defectiones quidem salis servatas ub Aeyyplns colleytl). Macrobe attribue aux « Égyptiens » l’opinion qui Avisait (circuler Vénus et Mercure autour du Soleil, opinion qui remonte au plus a lléraclide de Pont (c . P Tannery, Recherches , p . 260), et ainsi de suite. Voy. ci-apres (cîhap iv) la doctrine de Mars = IIcrcule attribuée ici aux Egyptiens, la aux Cha deens. L’expression o'i xaXatol AiyéTîxioi, sous la plume des astrologues, désigné les auteurs d’un ouvrage apocryphe datant au plus du temps de Syiia, et peut-être postérieur à l’èrc chrétienne, les labulcux Nechepso et Petosiiis, et Itolémée lui-mSnie, coni™.pürai.i Jes Anloi.ins, est le plus souvent appeknar ses commentateurs ô xaXaiô; tout court (cf. Anon., pp. 3, ^9, 80, 9-*, 13/, 143, 146, 156, etc.). H suffit pour le moment d’ébranler l’autorile des textes .
la conviction se fera peu a peu.