‹ L'astrologie grecqueChapitre 202 sur 360 · Ptül. Telrab., Il, 3 ; Anon., pp · texte numérisé non relu

Ptül. Telrab., Il, 3 ; Anon., pp

3. C’est une règle de bon sens, — si l’on considère les éclipses comme des avis envoj'és par les dieux, ce qui n’est pas le cas de Ptolémée, — mais contraire à la pratique des lieux, (jui, pour les génitures individuelles, sont eiïicaces aussi bien au-dessous qu’au dessus de l’horizon. Aussi ira-t-elle pas été acceptée sans conteste (ci-dessus, p. 270, 1. 272, 1, et ci-après, p. 336, 3).

4. Comme les nœuds écliptiques se déplacent d’un mouvement régulier, on pouvait, dans leur cycle d’environ 18 ans (ci-dessus, p. 123, 4), non seulement prédire les éclipses, mais savoir d'avance à quels paj's elles s’adresseraient.

3. Le iMC. comme symbole de l’autorité, de la domination (ci-dessus, p. 271). Ptolémée, ([ui ne veut pas des lieux, môme quand il s’en sert, se garde bien de dire, au lieu de MC., le A® lieu. L’État est identifié avec son chef. Ptolémée écrivait sous l’Empire; c’est un signe des temps. Ptolémée ajoute encore, pour le tourment de ses conlrères peu ferrés sur l’astronomie, la considéra-

CHAP. XT. — APOTÉLESMATIQUE UNIVERSELLE

ü. Question de temps *. — Vu la difï'érence des méridiens, la même éclipse n’est pas aperçue partout à la même heure locale, et, vu la dilïerence des latitudes, les heures locales n’ont pas partout même durée. Il faut donc, après avoir déterminé la région intéressée, en noter la longitude et la latitude, de façon à établir la position des quatre « centres » locaux sur le cercle zodiacal au moment de l’éclipse, comme pour un thème de génilure ; puis, évaluer la durée de l’éclipse en heures équinoxiales. La durée de l’éclipse indique celle de l’événement allendu, à raison d’une année par heure d’éclipse de Soleil, d un mois par heure d’éclipse de Lune^. La date de l’échéance est fournie par la position du point écliptique par rapport aux centres, rapport qui permet en outre de prévoir les phases d intensité, exacerbations (eTUTàtreic;) et rémissions (àv£(j£iç), du phénomène pronostiqué. Ainsi, le point écliptique à l’Horoscope présage un délai de quatre mois (tiers de l’année) avant l’échéance et un maximum d intensité dans le premier tiers de la durée; le point en MC., un délai double et le maximum au tiers moyen de la durée; le point à l’Occident, un délai triple et le maximum au dernier tiers . Le

tion des « phases mensuelles » et stations des trois planètes supérieures . xal TÜv itTvavoixÉvwv cxî xa-cà xalpouç spix-fivoi (pâejst;, oiav CTT'optÇovxsî xroiwffi xàî STtisfr |xa<j£a; {Telrab., II, 4). C’est pour échapper à ces épineux calculs que les Égyptiens avaient appliqué de nouveau aux signes et poussé à outrance (cf. cidessus, p. 333, I) le sectionnement qui avait déjà produit les c/écaj;s(p. 217 sqq.) ou le système des « trihories « (p. 334, 1), celui-ci tenant compte, aussi de la direction des vents qui soufflent soit au commencement, soit a la fin de l’éclipse (llephaest., I, 21, p. 82 Engelbr.). En outre, tandis que Ptoléméc donne même adresse aux éclipses de Lune et aux éclipses de Soleil, les Egyptiens distinguent et changent l’adresse (voy. llephaest., 1, 21), ce qui les obligeait a avoir quatre tableaux chorégraphiques — autant que de trihories poui chacun des deux luminaires. On rencontre, dans Jean de Lydie {Oslent.,9), un système sommaire, qui adjuge en gros les éclipses de Soleil à 1 Asie, e celles de Lune à l’Europe, en vertu de l’aphorisme astrologique que le ^olei domine l’Orient et la Lune l’Occident (cl. ci-dessus, p. 339, 1).

Page 1