‹ L'astrologie grecqueChapitre 203 sur 360 · PtoL, Telrab., 11, 6; Anon., pp · texte numérisé non relu

PtoL, Telrab., 11, 6; Anon., pp

2. Cf. Manilius : Nec tamen aequali languescunt tempore cuncla, etc. (IV, 833 sqq.). On n’adopte pas même mesure pour les éclipses de Soleil, qui sont très courtes, et les éclipses de Lune, qui durent longtemps. La Lune peut être totalement éclipsée durant près de 2'*; le Soleil, pendant quelques minutes seulement (de 2 à 10, suivant la latitude).

3. Tous ces tiers viennent du goût qu’a Ptolémée pour ses Irigones. Cl. les tiers insérés dans les cotes génélhliaques (ci-après, p. 380 et 382). Les trigones étant antipathiques aux Égyptiens, lléphestion (1, 21, p. 83) divise le cerc e en quarts, correspondant sans doute chacun à trois « heures » (a convertir en mois, etc.). Seulement, il mélange deux données indépendantes l une e l’autre : la position angulaire du point écliptique et la durée de éclipse.

PRONOSTICS TIRÉS DES ÉCLIPSES

IMG., comme il a été dit, reste sans emploi. On voit que le délai triple embrasse l'année entière, mais n’empiète pas sur la suivante, La durée de l’eflet peut donc dépasser une année, mais l’échéance arrive nécessairement dans l’année.

Si l’on veut pousser plus avant le diagnostic des variations d’intensité, il faut alors tenir compte des « sy/ygios » qui se produiront au même point écliptique, ou dans un point associé par aspect il celui-ci, pendant toute la durée de l’ell'et pronostiqué *, et aussi des positions des planètes au moment des éclipses, sachant que, à leur lever ou en station (axr,pi-,'(jiôç), ces planètes augmentent l’effet et qu’elles le diminuent quand elles sont au couchant.

Le dispositif de ces calculs est Ingénieux : mais il n’approche pas, comme complication, de celui qui doit résoudre le troisième problème.

111. Question d’espèce (du sujet visé) L — Pour savoir à quelle espèce d’êtres, à quel règne de la Nature doit s’attaquer l’action annoncée par les astres, il faut mettre à contribution et le Zodiaque et les planètes et aussi les étoiles extra-zodiacales, le tout combiné et accommodé de la manière qu’on va voir. En fait, c’est sur la forme et les attributs des signes du Zodiaque que se fonde le pronostic ; c’est pour multiplier les données que l’astrologie savante a mis en cause les autres étoiles et les planètes.

Donc, étant donné le signe écliptique, il faut chercher quelle est la planète « maîtresse de l’éclipse » (xuptoc t-t;? èxXelvpew;), c’està-dire celle qui est soit en contact ou en délluxion (auvaipv) - àTiôppoia) avec ce signe, soit associée à lui par un des « aspects » réguliers ou pourvue chez lui d’un domaine quelconque, domicile,

pose ainsi le cas où l’éclipse survient à l'Horoscope et dure 3 h.; survient à la 4« heure et dure 2 h.; « et ainsi de suite jusqu’à la 12® heure ». A la 4® heure, il en est déjà à six mois de délai : à la 12<=, U arriverait à dix-huit mois. On ne voit pas si ses heures sont des 1/12 ou des 1 /24 du cercle, s'il considère le cercle entier ou seulement l’hémisphère supérieur. Il compile et abrège à l’aventure.

1. Twv ôè xaxà [JicpOî àvÉacUV xaî Èiuxâo'etüv àiîd xs xôjv àvà (xétou ff'jî^’jyiüv [,'îctüpoüuev] , oxav xaxi xûv x6 aïxtov È|1~oio'jvxwv xotïojv t, xôiv (j'jar'/T|[jLaxiÇopL£V(i)v xdiïwv aùxot; x’jpLTüi-xwai [Telrab., II, 6). Toujours bref et imprécis, Ptolémée a besoin d’étre interprété; or, le scoliaste n’a ici que quatre lignes en désarroi, et lléphestion (1, 21, p. 76 E.) copie mot à mot. Je crois surprendre ici Ptolémée en tlagraut délit de concession au système des xaxap/at (ch. xiii-xiv), qu il n’a su ni accepter, ni repousser, le système qui échelonne les influences au lieu de les englober toutes dans une frappe instantanée.

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