XXV. 13, éd. E. llavct
2 Iléphestion enregistre les présages signe par signe, tiihoric par mon
ou même heure par heure, et a soin de ne prédire que des malheurs. 1 y a la beaucoup de guerres entre l’Égypté et la Syrie, et des allusions, parlois assez trsparentes, à l’histoire des Lagides et des Séleucides 11 y est question de compétitions au trône, de rois expulsés, souvent par leur compagne co-régente (cl. ci-dessus, p. 343, 2), ou qui ne transmettent pas leur héritage
à leu?s enfants, etc., surtout dans le chapitre des ^
aussi - tirés de la position des planètes au moment du lever de bothis (H phaes t pp 91-97 Engelbrecht : cf. ci-après, p. 367). Le « phi osophe .. UoMcl-.lessu,, ,) lien, cou.p.e : .• d„ ,u„„; 2- du
3“ de l'heure.
PRONOSTICS TIRÉS DES ÉCLIPSES 355
riages puissent être à un moment donné le lot de tout le monde dans toute une contrée.
En réalité, pressé ou impatienté, Ptolémée a pris tout fait et accommodé tant bien que mal, au moyen de quelques additions, un lot de pronostics convenant aux génitures individuelles. II trahit sa fatigue en disant que, vu le nombre des combinaisons possibles par aspects, par signes, par phases, il s’en remet pour les investigations de détail à « l’initiative et au discernement du mathématicien ». Il est un point toutefois qu’il recommande à son attention. Le pronostic peut être très différent suivant que les planètes maîtresses de l’éclipse ont ou n’ont pas sous leur patronage les régions visées. Même les planètes malfaisantes traitent leurs protégés avec une certaine bienveillance, tandis qu’elles se permettent tout à l’égard des pays, des hommes et des choses avec lesquels elles n’ont point d’attaches préexistantes. Ptolémée ne manque pas de dire qu’il s’agit là d’allinités naturelles; il ne veut pas s’apercevoir que sa règle vient en droite ligne de la foi qui attribuait aux astres-dieux des sentiments, sympathies et antipathies, à la mode humaine.
Tous ces calculs n’épuisent pas les inductions à tirer des éclipses. On trouve un supplément d’informations dans l’aspect du phénomène, c’est-à-dire en interprétant la teinte de l’astre éclipsé et des phénomènes concomitants, faisceaux lumineux (pâooot), halos et autres particularités *. Les couleurs ont la môme influence que les planètes de même teinte, et, suivant que la couleur sera générale ou limitée à quelques points, l’effet sera général dans la région visée ou limité à certaines parties, lesquelles sont indiquées par les points en question sur le disque de l’astre éclipsé
Les infatigables « Égyptiens» poussaient bien plus loin les spéculations sur les couleurs du Soleil et de la Lune, non seulement pendant les éclipses mais au lever, au coucher des luminaires,
1. D’autres y ajoutent les vents (ci-dessus, p. 349, 3), les pluies, les tonnerres et les étoiles filantes. Héphestion (p. 82, cf. p. 89) pose le cas où, la Lune étant éclipsée, StaTxuiv àaxhp SiaSpapwv ao-çi et? aûxr.v, ce qui présage force ennuis à « iin grand tyran ». Les astronomes modernes s'occupent aussi des couleurs de la couronne dans les éclipses du soleil; les astrologues sont ici leurs devanciers.
2. Selon que, dans les éclipses partielles, la partie éclairée ou éclipsée est au N. ou au S. du disque, etc.
3. Citons, comme échantillons, le noir, signifiant mort du chef de l'État, lamine, révolution; le rouge, ravage du pays; le gris, épizootie; le violet guerre et famine; le doré, peste et mort (Hephaest., I, 21, p. 82).
OU même « pendant tout un jour ». Le Soleil, sans être éclipsé, peut être « terni » (àpaupioOe!;) au point de ressembler à un miroir, ou à une Lune, et de laisser voir des « astres » en plein jour ; il peut être ocreux ou rouge au point que « le sol a des reflets sanguinolents » ; tout cela, selon le signe où il se trouve, a un sens et une adresse L Les astrologues ont dû reverser là tout ce qu’ils avaient pu trouver d’observations et de comparaisons dans les traditions de l’Égypte et de la Chaldée. C’est eux aussi qui, plus doctes que Ptolémée, ont trouvé l’emploi des éclipses survenues « sous terre », au-dessous de l’horizon ^ Ils ont recours cette fois — sans doute pour étourdir les naïfs par la multiplicité des méthodes — aux signes groupés en trigones, et ils distinguent, suivant leur habitude, entre les éclipses de Soleil, qui ont leur effet en Orient, et les éclipses de Lune, qui opèrent en Occident. Les éclipses souterraines causent généralernent des tremblements de terre L Survenant dans le « trigone roya », e es font mourir les rois en Asie ou en Europe. On distingue aussi, suivant la qualité et la position des signes, entre le Nord et le Midi. Par exemple, une éclipse de Soleil dans le Verseau dessec e les fleuves du Nord ; dans le Lion, elle fait baisser les eaux en Égypte et agite la mer Rouge et l’Atlantique L Les associations