‹ L'astrologie grecqueChapitre 206 sur 360 · Ilephaest., I, 22[Uz?l xôiv iv xat · texte numérisé non relu

Ilephaest., I, 22[Uz?l xôiv iv xat

- P viX £ t t y 0 wixdtxwv x a i xo [J-'n t v) , I, 2o (11 Epi x t; ç

xL' p.£X£<ipo>v a-nixEtoW;.:);, pp. 89- 102. Engelbr.). Cf. le chapitre

nyme de Ptolémée (II, 13), mais consacré exclusivement

rolooiaues (ci-après, pp. 365-366), et, dans lo.Lyd. OslenL, 9, ou est c te Lan ;estriT xJ. UEL^p.^xat, àxo>,ou6.v .apaSôaE.., les P-n-t;cs fondes sur 1 couleur de la Lune dans chaque signe et a chaque /

et sur tout ce qui se passe - y compris les éclipsés ®o^^ hrumée, les hruits célestes, les étoiles filantes, etc. - pendant que est dans le signe. C’est un amas de traditions a 1 état de détiitus.

2 Ilenhaest^ I 22 p. 91. C’est au chapitre suivant, quelques lignes plus

mên;e souixe, et l’on ne peut s’empêcher de sourire en voyant dcguiscs en « anciens » des gens qui savaient qu’il y a des éclipses uir yiy-

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c„,„püa eu« ,.,ésage en général eî.pi.

éclipsé (le S«lei (la , , , je distance, l’éclipse survenant dans

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l:„r:rd,rr lui:iL'’Sdt p:u grossi,. petites dl«ércnccs, tantôt pour juxtaposer des opinions contradictoires.

PRONOSTICS TIRÉS DES COMÈTES

d'idées les plus incohérentes tourbillonnent et se heurtent dans le cerveau des astrologues, et sans doute ils n’échappaient à la folie déclarée qu’en faisant un choix entre tant de systèmes et n’absorbant de ces inepties que ce qu’ils en pouvaient digérer.

Les comètes apparues durant les éclipses ou comme phénomènes indépendants, forment un chapitre important de l’astrologie catholique. Ptolémée ne leur consacre que quelques lignes ; mais d’autres avaient étudié de plus près avant lui, comme météorologistes ou comme astrologues ou comme haruspices, les diverses espèces de comètes. G était là un domaine indécis (|ue se disputaient Toscans et Chaldéens, et sur lequel les Toscans avaient peut-être devancé leurs rivaux ; non pas tant au point de vue de l’observation, car on trouve dans les documents chaldéens mention d’une « étoile ayant un noyau en avant et une queue derrière ^ », qu’au point de vue de 1 interprétation. Les haruspices, dont l’art fulgural était la spécialité reconnue, avaient l’avantage de pouvoir rattacher l’apparition des comètes à une théorie toute faite. Les comètes étaient pour eux des foudres spéciales, des torches enflammées lancées par des divinités fulminantes, et, comme leur explication finit par prévaloir chez les Chaldéens eux-mêmes, il est à présumer que les astrologues n’avaient pas réussi avant eux à en trouver une plus satisfaisante.

Ni les astrologues, ni les météorologues. Anaxagore et Démocrite avaient pensé que les comètes pouvaient naître de la rencontre de deux planètes Les « Chaldéens » — sans garantie

1. Sur les comètes, bolides, etc., voy., du côté des astrologues, Manil., 1, 805-927 ; Ptol., Telrab., 11, 9 ; Anon., pp. 75-76 ; llephacst., 1, 24 ; Campestrius ap. lo. Lyd., OsLenL, 10-15. Cf. Riess, Fraqm., 8-11, pp. 343-351, et les textes réunis par Wachsuuith, Supplementum disputationis Lydianae de Comelis (pp. 161-166). Du côté des polygraphes, Plin., 11, 89 sqq. ; Senec., Quaesl. Nal. (le VIP livre tout entier); Stob., Ecl., 1, 27 (lUpl xo[X7;twv xal SiaTxôvrwv xat Tôiv xoiouxuv); Avien. ap. Serv., Aen., X, 272.

2. Fr. Lenormant, La Divination chez les Chaldéens, p. 38. C’est l'apparence des comètes allant vers le Soleil. Les Chaldéens de Diodore (11, 30, 5) interprètent aussi X O p.ïi X wv iaxépwv ÈTrixoXâç.

3. Aristot., Meteor., 1 init. Encore une opinion naïve — les comètes jaillissant du choc des planètes — défigurée par des gens qui savaient que les planètes ne peuvent pas se toucher réellement. Alors les comètes sont les planètes elles-mêmes réunies par projection visuelle (oxav S-.i xô ■zXt,xiov ÈXOeïv ûo^ojffiv Snyyâvetv i'k'kr,'kww), et cela devient absurde, attendu qu’on pouvait voir les planètes à leur place — c'est-à-dire séparées le plus souvent — durant l’apparition des comètes. Pour les opinions et discussions scientifiques, voy. Sénèque, ici notamment: Quaest. Nat., VH, 12.

3o8 CHAP. XI. — APOTÉLESMATIQUE UNIVERSELLE

d’antiquité — avaient trouvé d’instinct l’explication adoptée par la science moderne ; pour eux, les comètes étaient des astres qui viennent des profondeurs de l’espace et qui y retournent, des corps qui « plongent dans l’immensité de l’éther comme les poissons dans la profondeur de la mer ‘ ». Seulement, ceux qui croyaient aux sphères cristallines d’Aristote ne pouvaient pas faire venir de bien loin leurs comètes, car elles auraient brisé les sphères en les traversant Ce scrupule remit en faveur les vieilles théories qui faisaient des astres des feux émanés de la Terre Abandonnée pour les astres permanents et à marche régulière, rexplication parut encore bonne pour les comètes et tout à fait topique pour les bolides. C’étaient autant de fusées lancées par la Terre, qui s’enflammaient dans les hautes régions du monde sublunaire et se consumaient en retombant. Le Trismégiste égyptien se range à un avis éclectique. Au point de vue de la divination, il ne fait aucun cas des bolides, ces « astres caduques », étincelles inutiles et gênantes exhalées par la Terre ; mais il retient les comètes, « messagers et hérauts » des présages catholiques, envoyés exprès des sphères supérieures, par les décans probablement, dans la région subsolaire 11 en revenait par là à l’explication qui était la plus intelligible pour la foi sans être inacceptable pour les physiciens non inféodés à Aristote, celle des Toscans.

Les comètes étaient donc, pour les astrologues classiques, des torches lancées par les planètes et participant de leur nature. Il suffisait de savoir de qui elles émanaient pour asseoir le pronostic. Ptolémée, toujours prudent, ne dit pas qu’elles jaillissent des planètes, mais seulement qu’elles sont de même nature ; et, comme il sait que le pronostic est toujours fâcheux, il ne relient que les comètes consubstantielles à Mars et à son toujours complaisant acolyte Mercure (’Apeïxà ou 'Eogixà) Saturne a dû être éliminé par lui comme « froid » ®. Il s’abstient aussi de regarder

1. Aûvteç elî xô pdôoî xoO atSépoî wairsp eÎî xôv xoO i:e)vdiyou; puôôv ûî t/Oü; (ap. Sloh., EcL, I, 28). Les comètes étaient des planètes siirnuniéraires.

2. Suivant Achille Tatius {Isaç/., 34), les comètes sont où% èv oOpivw, iW 4v xw à^pt, c’est-à-dire au-dessous de la Lune, 1’ atôfip étant au dessus.

3. Émanés (ci-dessus, pp. 4-10) ou nourris (pp. 75-76) des vapeurs terrestres.

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