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CHAP. XI

APOTÉLESMATIQUE UNIVERSELLE

de la comète. Un savant disciple de Ptolémée avait trouvé un moyen « tout à fait admirable » de fixer avec une précision mathématique la cessation de l’eflét des comètes. Supposant qu’elles venaient toutes de Mars ou de Mercure, — et sans doute toujours de ces planètes en marche « additive » (TipoaOixai), — il enseignait que l’eü’et prévu cesse quand la planète mère de la comète se met en marche « soustractive » ou rétrograde h

Les bolides ou « astres sautants » (ot^Txovxes) sont interprétés de la même façon que les comètes, avec lesquelles certains les confondent. 11 n’y a pas lieu de les considérer à part : il nous sulfira d’admirer en passant l’emploi qu’ont su leur trouver les platoniciens. Ce sont les modèles des âmes ou les âmes ellesmêmes, qui « sautent » de là haut dans des corps L’aurore boréale (y^âafjia £v xtj) oùpàvc})) était aussi un de ces phénomènes qui, comme les comètes et bolides, déroutait les astrologues grecs, habitués à tout rapporter à leur Zodiaque et leurs planètes. C’était une espèce de « Typhon », et d’autres sans doute avaient dit avant eux que cet « hiatus » céleste présageait des tremblements et crevasses du sol *. A plus forte raison les foudres, que d’autres devins, sans compter les physiciens, étudiaient concurremment avec eux et, disait-on, mieux qu’eux. Mais les astrologues, à qui rien d’humain n’était étranger, n'étaient pas libres de décliner la concurrence, d’autant plus que les anciens Babyloniens s’étaient occupés de ces questions Ceux-ci distinguaient,

1. Cela après expérience faite, dit son disciple : xal oüxw yÉYovev (Anon., p. 76). 11 se peut que la théorie ait été plus générale et ait été formulée ainsi : une comète étant donnée, son effet cesse quand la planète d'où elle provient change le sens de sa marche.

2. Proclus in À?ial. Sacr., V, 2, pp. 142-143 Pitra. On sait que les éphores de Sparte observaient, à fin de divination, les bolides, qui visaient les rois de Sparte (Plut., Agis, 9). L’astrologie plonge ses racines partout. Pour les physiciens, les étoiles filantes {bolides - faces - stellae micanles) étaient des ài^oppoiai igiiis aetherii (Serv., Georg., 1, 366) : Virgile en tire des pronostics sur les vents qui souffleront ab ilia parte in qiiam ignis ille recideril (Serv., Georg., I, 365). Les anciens ne paraissent pas avoir remarqué de flux de bolides comme ceux qui jaillissent aujourd'hui à jour fixe de certaines parties du ciel, par exemple, les « Léonides », provenant de la constellation du Lion (depuis 1864 environ).

3. lo. Lyd., OslenL, 10. Cliasma ou discessus caeli (Cic., Divin., T, 43; 11, 28 ; Plin., II, § 96) ; classé inler oslenta in auguralibiis [fulguralibus ?] libris (Serv., âen.,’lX, 20).

4. Voy. Fr. Lenormant, La Divination chez les Chaldéens, pp. 67-76. Lenormant attribue sans aucun scrupule aux Chaldéens de Chaldée la division tripartite des principes doctrinae viri de Pline (ci-après, p. 363, 2). Sur les foudres, voy., outre les textes ci-après, le livre II des Qnaest. Nat. de Sénèque.

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