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LES TREMBLEMENTS DE TERRE

l’impiété des chrétiens, qui, eux, n’étaient pas en peine de trouver des vices énormes aux païens. Les astrologues ne pouvaient pas ne pas poser en principe que les tremblements de terre avaient pour cause l’action des astres, une action violente, due à quelque conjonction accidentelle comme celle qui, à entendre les disciples des Stoïciens, produisait de temps à autre la rénovation du monde par déluge ou embrasement. C’étaient surtout les planètes supérieures, en conjonction avec le Soleil sur un des points cardinaux du monde, qu’ils soupçonnaient d’être causes du phénomène L En définitive, les astrologues se dérobèrent à la lâche qu’on leur eût le plus volontiers imposée, celle de prédire les tremblements de terre. Ils lui en substituèrent une autre, infiniment plus facile et qui les exposait moins aux démentis. Ils considéraient les phénomènes de celte espèce comme des présages de nature cf universelle » et répartissaient les pronostics tirés de là sur la surface de la terre, au moyen de leurs tableaux chorégraphiques

Mais nous nous écartons de plus en plus de l’astrologie classique. Ptolémée consacre la dernière partie de son apolélesmalique universelle à enseigner la faconde dresser des almanachs^.

1. Babyloniorum placita et motuus terrae hialuusque qua cetera omnia siderum vi, sed illorum triurn quibus fulmina adsignant, fieri autem meantium cum Sole aut congruenlium^ et maxime circa quadrala mundi (l'iin. Il, § 191). Il y a là un mélange d’art fulgural et d’astrologie. D’autres attribuaient les tremblements de terre au « Typhon » (ci-dessus, p. 359), ouragan qui pour les uns, simples météorologistes, naissait spontanément dans l’atmosphère (région arctique), pour d'autres, venait des planètes. Naturellement, les Hermétiques et Orphiques étaient venus à la rescousse. Nous avons encore 61 vers, vagues et ineptes, 'Epp.oü xoü Tpta’p.sY^®''^o’J Hspi 2ctcrii.â>v, Iv ’Opcpeu; [Anal, sacr. V, 2, pp. 273-278 Pitra), calendrier avec présages mensuels, où les CTEUïp.oî dépendent du signe occupé par le Soleil. En somme, des rudiments de théories, point de doctrine. Il y a place, aujourd’hui encore, pour des explications astrologiques des tremblements de terre. II. de Parville veut absolument en faire des marées souterraines coïncidant avec certaines phases de la Lune. Ce serait un effet bien rare pour des causes si fréquentes.

2. Jean de Lydie [Ostent., 54 sqq.) enseigne que la Providence convertit en signes révélateurs les phénomènes physiques, et que où gôvov aùxoi xxO’ éauxoù; oî oEixiAoi pXâuToua’'. xoùî xa9’ olv o'jijiêaivo'jï'.v, àXXi |x’r,v xai oXXwv -rôppw r.oo xô~w xaî ’/pôvw p.sptÇop.svt»)v ytvovxat [XT,vjxat où ijLsxptwv xaxüv. Là dessus, il donne un calendrier sismique dressé par le « Romain Vicellius d’après les vers de Tagès », avec pronostics mensuels (commençant par le Bélier), adressés au moyen d’une chorégraphié conforme à celle de Ptolémée, car son Tagès — qui fait une attention particulière au sexe des signes — est devenu sur le tard expert en astrologie.

3. Tetvab., H, 10-13; Anon., pp. 77-85. Le scoliastc s’extasie sur xà È-::taxT,-

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