CHAP. X
APOTÉLESMATIQUE UNIVERSELLE
de répartir les pronostics météorologiques (chaleurs et froidures, pluies et vents, orages, sécheresses), avec leurs conséquences naturelles (famines, pestilences, etc.), entre les saisons et les mois, d’après les syzygies, les « aspects et délluxions » des planètes œcodespotes des syzygies, l’apparence des étoiles, etc., et surtout les propriétés des signes du Zodiaque occupés par le Soleil et la Lune. Nulle part il n’a prodigué davantage les raisons soi-disant scientifiques. Il décompose chaque signe en trois parties (précédente - moyenne - suivante) dans le sens de la longitude en deux bandes (boréale et australe) dans le sens de la latitude, et il y loge à son gré les forces élémentaires dont il aime à se réclamer, le chaud, le froid, le sec et l’humide. C’est là qu’il a entassé a la hâte et plutôt enseveli qu’exposé ce qu’il conserve des théories relatives aux foudres et tremblements de terre. Tel signe, ou tel tiers de signe, est pluvieux ou venteux, ou fulminant ou sismique ; les vents, foudres et tremblements étant le plus souvent logés dans la bande septentrionale ^ Il est inutile de
fiovtxôv xal è[j.iJL£9o6ov toG UaXaioG (p. 80). Avant sa conversion à l’astrologie, Ptolémée partageait la foi générale aux pronostics météorologiques (£T:i(rri[iaatai) tirés des positions du Soleil, de la Lune, des phases planétaires et du lever ou coucher des constellations. Celles-ci n’étaient que des indices chronographiques, mais les planètes représentaient déjà pour lui des inüux d éléments premiers, le froid (b)> l’humide (^), le sec {(^), le chaud (Ç), le vent humide (^). Cf. ses q>dtasi.ç ou Apparitiones, § 8 (ap. W achsmuth, p. 209).
1. C’est le tiercement usité pour les décans. Ptolémée, qui ne veut pas des décans, les reprend ainsi, déguisés en forces naturelles, lléphestion a reporté ces qualités des signes, par parties (p.£pfi -npoTiyoGiieva, p.éaa, Ércop-eva, jîôpeta, vÔTia), dans sa description générale des signes et décans (I, 1, pp. 46-67 Engelbrecht).
2. Voici, comme échantillon, l’analyse du Cancer : Tà ôâ xoG Kapxlvou 5w5cicaTT|[jL6ptov xaOôT^ou p.év èaxtv eGStov xal Sreptvôv, xaxà [xépoç Sè xi [xèv xpoTjyoûpieva aùxcG liai xaxà x-fjv q>âxv7^v TtviywSïi %al asisp-OTTOtâ, ày)vUÛ5T;, xà ôè [xéaa euxpaxa, xà 5è iirop-sva itveup.axuS'r), xà 5è [5 6 p £ i a xal v ô x t a Ë-/fitupa xal œOapxtxà xal xauawSr, (11, U). Dans le signe des Gémeaux : xà ôè p 6 p s i <i iïv£U!xaxw6tj xal ff£t<jaoT£Ota, xà 6à v6xia ^xipà xai xau<j(I)6T,. C’était une idée répandue que les vents et tempêtes viennent surtout du N., séjour des dieux ou, poulies physiciens, le côté où les vents arrêtent le Soleil au solstice, etc. On faisait aussi intervenir la Voie Lactée agissant par ses deux points d’intersection avec l’équateur, là où se trouvent l’Aigle et le Chien, quoniam in his tantum locis solis lerraeque centra conçirunnl (Schol. vett. ad German. Proqnost., 11, p. 116 Buhle). Cf. la manière de prédire les pluies d’après les chronocrators de l’année (ex xwv xoG è'xouî xup(wv), Vénus, Mercure et la Lune {Cod. Horent., pp. 131-134), ou l’énumération des ellets de chaque planète en diverses positions {ibid., pp. 134-137). D’ailleurs, en fait de météorologie, les astrologues ne sont pas seuls : tout le monde s’en mêle, et l’on ne sait à qui entendre. Cest un sujet mixte, que j’élimine de l’astrologie proprement dite.