‹ L'astrologie grecqueChapitre 228 sur 360 · Telle la fenme qui 6t, ao),^iv iai ( laue h · texte numérisé non relu

Telle la fenme qui 6t, ao),^iv iai ( laue h

3‘)3'i ou celles qui tsOsipootn yôva; a-iiô yy.S’izpoi wixoxovcouffa. (VI, - ).

slit ’ cependant très bien que certaines femmes à

propre éxxpoiajxor, f, o'qxoxoxia.., xal È^SpooxoïxEai; xxspncuMovxai . que Mais xà'lxvaïaa; È'xi -xal rxxp.oxixoîî i^al Èp.6puoxoiCai; avaSpioasaiv euoO x.p.*. {Tetr ah., 111, 12); mais il traite le sujet au chapitre des inhrmites.

DURÉE NORMALE DE l'eXISTENCE

D. Faits 'postérieurs à ta aals.sam'e \-.y. Tr,'/ ysvôcj'.v). — Enfin,

Ptolémée se dégage de tous ces prolégomènes importuns et aborde franchement le problème de la destinée calculé pour un enfant qui naît viable et capable, sauf accident, de fournir une carrière normale.

Cétait une idée familière aux anciens que, tout étant réglé par la nature, il doit y avoir pour chaque espèce d’êtres vivants une dnrée normale de l’existence, qui serait la môme pour tous les individus de l'espèce si aucune cause perturbatrice ne venait contrecarrer l’action de la nature b De là les efforts faits pour déterminer, par voie empirique ou par déduction a priori, la durée maximum de la vie humaine Philosophes, médecins, haruspices et astrologues avaient sur ce point leurs systèmes, à peu près tous aussi dédaigneux des constatations expérimentales. Les astrologues n’avaient pas réussi plus que les autres à se mettre d’accord et, en somme, cette question de pure théorie importait peu à la doctrine. Aussi Ptolémée n’y fait-il pas la moindre allusion, trouvant plus simple et plus judicieux de compter les

1. C’est ce que dit en propres termes Platon dans le Timée (p. 89 b-c : au delà, mort par dissociation des « trigones » constitutifs). De même l’auteur platonicien et chrétien de YUermippus (II, fi, p. 43 Kroll), lequel conclut de là que la durée de la vie ne dépend pas des astres. Cf., comme échantillon de traditions, le morceau De aelatibus animalium où Ausone (pp. 533-33fi Toli.) fixe le maximum de la vie humaine à 96 ans et énumère ensuite, en progression croissante, les années de la corneille, du cerf, du corbeau, du phénix et des Ilamadryades. Les notes de Tollius renvoient aux autres textes.

2. Voj’. dans Pline (Vil, §§ 160-161) et dans Censorinus (De die nat., 14), les

10 hebdomades de Solon, les 12 hebdomades de Staséas, les septénaires inégaux d’Hippocrate, etc. Les haruspices avaient aussi spéculé là-dessus, et il n’y a qu’à admirer l’aplomb imperturbable avec lequel ils déclaraient que l’homme qui a dépassé quatre-vingt-quatre ans se survit et ne compte plus.

11 est hors la nature (Censorin., loc. cil. Cf. l'article ILvruspices dans le Dict. des Antiquités). Ceci, du reste, s’accorde assez mal avec la théorie toscane des saecula de 100 ou 110 ans, la mesure du siècle étant fournie par la durée delà plus longue existence humaine commencée avec lui.

3. Voici sideralis scientiae sentenliam. Epiffenes CXII annos impleri negavit passe, lierosiis e.vcedi CXVIl. Durcit et ea ratio quam Petosiris ac Necepsos Iradiderunt [tetartemorion appellant a trium signorum porlione) qua passe in Italiae Iraclu CXXIV annos vilae contingere adparct, etc. (Plin., VII, § 160). On reviendra plus loin (p. 412, 1) sur ce texte. Dioscorides astrologus scribit Alexandriae inter cas qui morluos sallunt constare hominem plus C annos vivere non passe, parce que le cœur s’atrophie progressivement à partir de l’âge de cinquante ans (Censorin., 1~, 14). C’est peut-être sur la foi des taricheutes égyptiens que l’auteur de V Ecclésiastique allirme aussi : numerus dierum hominurn ut multum centurn anni (xviii, 8). Lactance {Inst. Div., II, 12) n’y songe pas quand il écrit : auclores idonei tradunt ad CXX annos perveniri solere.

r.HAP. xii.

LA GÉiNÉTHLlALOGIE

années de vie accordées à chaque individu (Itt, ^-.cüjtrjia) par l'énergie des astres.

1“ Eslhnallon de la durée de l'existence. — Le calcul de la durée de la vie, avec indication du genre de mort préfixé par les astres, est le grand œuvre de l’astrologie, l’opération jugée la plus difficile par ses adeptes, la plus dangereuse et condamnable par ses ennemis L C’est dire que ce chapitre de la doctrine a été fouillé et remanié à l’envi par tous les rêveurs ou charlatans acharnés à percer le mystère et que nous ne trouverons pas là non plus de doctrine imposée comme orthodoxe. Celle de Ptolémée, saturée de mathématiques, est d’une complication qui nous donne le droit de la considérer comme postérieure aux méthodes plus simples, à celles qui prennent leur point d’appui sur des idées accessibles au vulgaire.

L’idée la plus simple, celle qui sans doute a suffi longtemps à la théorie comme à la pratique, est que chaque individu tient sa vitalité, comme ses autres aptitudes, de l’astre sous lequel il est né. Seulement, il y avait divergence sur la question de savoir quel était cet astre « maître de la géniture », signe ou planète, et quel signe ou quelle planète. On a vu qu’il y a eu concurrence entre le signe hébergeant le Soleil ou chronocrator du mois et le signe horoscope. L’un ou l’autre pouvait être pris pour le « donneur de vie » (P'.oofkrjp - dator vitae). Manilius n’éprouve pas le besoin de se renseigner là dessus; mais.il sait au plus juste « combien d’années accorde chacun des signes », et on l'écoute d’autant plus volontiers que la règle suivie est fort simple ; un signe donne autant d’années que son àvacoopà comprend de degrés La vie est donc courte avec les signes à marche rapide, longue avec les autres.

■1. On dit que les oracles d’Apollon s’interdisaient absolument ce genre de consultation : yp'rijjtaTiÇsiv xa6ô>\ou -ksoî SravâToy (Diod., XV, 10). Les astro-

logues n’imitaient pas cette réserve, même et surtout quand il s'agissait de la mort des rois : mais c’était un sujet plus souvent traité par la méthode des xaxap/at et relevant aussi, pour les rois, de l'apotélesmatique universelle. Sur les lois pénales visant le cas, voy. ci-après, ch. xvi. On prétend que les [AETwitocyaoTvOc, émules des astrologues, savaient aussi prédire la ^durée de l’existence, au point que l’un d'eux, sans autre renseignement qu’un portrait peint par Apelle, dixisse aul fulurae mortis annos aut praeleritae (Plin., XXXV, s 89) !

2. Manil., 111, 563-580. Cf. ci-dessus (p. 209) la théorie des opta fondés sur les àvaepopat, point de soudure entre l’estimation par les signes et l’estimation par les planètes. 11 est probable que le signe choisi est celui occupé par le Soleil. C’est celui qui, pour .Manilius Ini-même, ouvre la série des chronocrators annuels (ci-après, ch. xiv) ; celui que vise en pareil cas Paul d’Alexandrie

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