ANNÉES DE VIE OCTUOYÉES PAR LES SIGNES
Si les signes pouvaient départir des sommes fixes d’années, il n’y avait pas de raison pour refuser la môme prérogative aux « lieux » ou cases du cercle de la géniture. Aussi Manilius passet-il immédiatement des signes aux u temples » ou lieux du cercle, assurant que la considération des signes « ne suffit pas ». Le lieu qui décide de la durée de l’existence est celui qu’occupe la Lune L On comprend bien que le cbiflre le plus fort (78 ans) soit dévolu à nioroscope, et le plus faible il'i ans) à la A’L case, réceptacle des maladies et station de Mars; mais il est impossible de trouver une raison ([uelcon([ue à la progression instituée par le poète ^
Ces modes de supputation pouvaient rester autonomes ou se combiner avec un autre plus savant, qui faisait de la planète « maîtresse de la géniture» (olxoÔEtnrô'zr;; ou •/■jp'.o; ty,; yeveaeoj;) la dispensatrice des années de vie. La première difficulté était de s’entendre sur la planète qui avait droit à cette dignité. Les astrologues ont fait ici assaut d’invention, et la multiplicité
(S 2 : cf. Scaliger, p. 262; Valons ap. Salmas., p. 210j : le comput par les lieux, qui table sur le locus Lunae, présuppose un calcul symétrique et concurrent par le locus SoUs. Manilius ne soupçonne sans doute pas la règle (|u'il applique, car il opère sur des moitiés de cotes anaphoriques et n’avertit pas qu’elles sont variables suivant les climats. Firmicus, lui, sait qu’elles sont variables; mais il comprend le sujet tout de travers, s’imaginant qu il s agit de déterminer quolo anno unumquodque siçjnum in genitucis ovialur {W, 11 Kroll), ce qui est proprement inintelligible, saut pour Sauniaise (p. 665 s(|q.), qui reproche à Scaliger « de n’avoir pas compris Firmicus » (cl. ci-dessus, p. 261, 3).
1. Manil., III, 581-617. C’est peut-être à ce système que Cicéron l'ait allusion : cum ortus nciscenlium lunci inodereiur , et ea noient sidevci Chaldaei qucie cumque lunae j une ta videantuc (Cic. Divin., II, 43). Manilius, auteur de VOctotopos (ci-dessus, p. 276) et aussi du cycle duodénaire des a9),a (p. 297), suit ici la division normale en Xll lieux, chaque « centre » ayant son à-6devant, son s-7:ava'.popa derrière.
2! Voici les tableaux (cf. Scaliger, p. 264 et 266) des années de vie en regard des signes occupés par le Soleil et des « lieux » dans lesquels se trouve la Lune, d’après Manilius (Vil 33 - au lieu de 23. Scaliger - d’après le texte de Fr. .lacob).
10 ans
8 mois.
(Ilor.)
78 ans.