‹ L'astrologie grecqueChapitre 229 sur 360 · ANNÉES DE VIE OCTUOYÉES PAR LES SIGNES · texte numérisé non relu

ANNÉES DE VIE OCTUOYÉES PAR LES SIGNES

Si les signes pouvaient départir des sommes fixes d’années, il n’y avait pas de raison pour refuser la môme prérogative aux « lieux » ou cases du cercle de la géniture. Aussi Manilius passet-il immédiatement des signes aux u temples » ou lieux du cercle, assurant que la considération des signes « ne suffit pas ». Le lieu qui décide de la durée de l’existence est celui qu’occupe la Lune L On comprend bien que le cbiflre le plus fort (78 ans) soit dévolu à nioroscope, et le plus faible il'i ans) à la A’L case, réceptacle des maladies et station de Mars; mais il est impossible de trouver une raison ([uelcon([ue à la progression instituée par le poète ^

Ces modes de supputation pouvaient rester autonomes ou se combiner avec un autre plus savant, qui faisait de la planète « maîtresse de la géniture» (olxoÔEtnrô'zr;; ou •/■jp'.o; ty,; yeveaeoj;) la dispensatrice des années de vie. La première difficulté était de s’entendre sur la planète qui avait droit à cette dignité. Les astrologues ont fait ici assaut d’invention, et la multiplicité

(S 2 : cf. Scaliger, p. 262; Valons ap. Salmas., p. 210j : le comput par les lieux, qui table sur le locus Lunae, présuppose un calcul symétrique et concurrent par le locus SoUs. Manilius ne soupçonne sans doute pas la règle (|u'il applique, car il opère sur des moitiés de cotes anaphoriques et n’avertit pas qu’elles sont variables suivant les climats. Firmicus, lui, sait qu’elles sont variables; mais il comprend le sujet tout de travers, s’imaginant qu il s agit de déterminer quolo anno unumquodque siçjnum in genitucis ovialur {W, 11 Kroll), ce qui est proprement inintelligible, saut pour Sauniaise (p. 665 s(|q.), qui reproche à Scaliger « de n’avoir pas compris Firmicus » (cl. ci-dessus, p. 261, 3).

1. Manil., III, 581-617. C’est peut-être à ce système que Cicéron l'ait allusion : cum ortus nciscenlium lunci inodereiur , et ea noient sidevci Chaldaei qucie cumque lunae j une ta videantuc (Cic. Divin., II, 43). Manilius, auteur de VOctotopos (ci-dessus, p. 276) et aussi du cycle duodénaire des a9),a (p. 297), suit ici la division normale en Xll lieux, chaque « centre » ayant son à-6devant, son s-7:ava'.popa derrière.

2! Voici les tableaux (cf. Scaliger, p. 264 et 266) des années de vie en regard des signes occupés par le Soleil et des « lieux » dans lesquels se trouve la Lune, d’après Manilius (Vil 33 - au lieu de 23. Scaliger - d’après le texte de Fr. .lacob).

10 ans

8 mois.

(Ilor.)

78 ans.

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