‹ L'astrologie grecqueChapitre 231 sur 360 · ANNÉES DE VIE OCTUÜYÉES PAH LES PLANÈTES · texte numérisé non relu

ANNÉES DE VIE OCTUÜYÉES PAH LES PLANÈTES

La planète maîtresse de la géniture une fois trouvée par une méthode quelconque, il était naturel de penser que,paimi s( multiples prérogatives L elle avait aussi, et principalement, ce de mesurer la durée de la vie à laquelle elle avait pour ainsi n e donné l’impulsion initiale L Firmicus explique comme quoi e maître de la géniture, dispensateur de la vie, quand il est coinnmdément installé dans un de ses tiefs et appuyé par des planeles

xa-ao-/at. C’est la tour de Babel. Le l>s.-I>orpbyre {Isaf,., pp. 191-192), constatant'4tte anarchie (oi yip

ôtéxotvav), veutdéfinir lesterines oi-40ostt:oxt.î, xuptOs,c... , .

.0.0, Mais il recense des opinions plutôt qu’il ne déùnit. Son e ^ iv. o o

est,' suivant des cas minutieusement prévus, le Soleil ou la Lune, ou, a km dékut, l’Horoscope; c’est, comme le dit Saumaise (p. 241), le •/.povo/.pa,cop L’oixoÔsa-dxr.î est en rapport avec 1’èKixpaxT.T.ap : par exemple comme

propriétaire du domicile (olxo,) ou des 3p;a occupés par l de

L 10, xr,, x-r, à-p.'.soi, = . , s x, , dans

Ptolémée) est la planète qui, pour une foule de raisons - la plupait in oquées plus haut pour l’œcodespotie - a la primauté. Le genre d mlluence de-ré d’énergie du xdpio, sont questions litigieuses, xal a/.eoov azavxoïv oox/o- MGxsoa. Mais ce qui est une combinaison aussi rare qu’heureuse, c est oxav o Euo.e'si; xûoioî ô aixo, V, xoÜ sx: t y. p ax-^ x o p 0 , =?u)axr,po, o i xo ç: x: o x r. , ,

doxxEo àoHs'.‘p3Yi),ou à^oxEAsxaaxo,. Valens (111, 1, IV. 18 Riess) fabrique, avec des 'réminiscences de Ptolémée et la méthode des xV7,poi, le système sunant. Voir si la géniture est aovoôixf, ou Dans le premier cas compter

la distance de la conjonction au lieu occupé par la Lune au moment de 1 accouchement, la reporter à gauche de l lloroscope 'xaxà xô e?t,î, :Li «u ni^ l’arc reporté, ô x o Û bp iou x d p ; o , è'axa'. o i x o 6 e a x d x t,î xt,, xai

xT.î àæÉtiEo),. Dans le second cas, prendre la distance «lu heu de la Lune (a a précédente opposition ?) et la reporter non plus à gauche, mais a droite c e l’Horoscope: au bout de l’arc, ô xod ôplou xdpio, xpi67,aExa'. oixoSex-oxt.,. Suivant la nature de ses rapports avec le signe, avec le Soleil, la Lune, etc., cet œcodespote accordera le maximum, le minimum ou la moyenne, ou meme sera déchu de l’œcodespotie. Nous ne sommes pas au bout, mais il faut en finir. Là où les Grecs ont laissé le gâchis, on devine ce qu’ont pu faire les Arabes s’ingéniant à partager la besogne entre leur alcoclioden (otxodsazoxT,,) et leur

hylech (àcpÉxT,;).

'i. Firmicus, suivant son habitude, donne des séries complétés de prono.stics, concernant le corps, l’âme, les dignités, etc., pour chaque planète maîtresse (IV, 19 Kroll).

2. Proposition contestée par les disciples de Ptolémée et embrouillée même par ses partisans. Firmicus allirme la synonymie de riominus fienilin'ae et dafor vitae — si itaqiie dominus vitae vel dator vilae, id est, do)7iiniis qeniturae, etc. (Il, 2.d, 10 Kroll : cf. 25, 2). Mais il se met dans son tort en ne remarquant pas qu’il inscrit parmi les datores vitae le Soleil et la Lune, qu il a mis hors de la liste des domini fjeniluvae. C’est précisément la ditliculté qui avait amené la distinction entre le luminaire £-ixpaxT,xwp et l'oixoÔEff-oxT.î ou le x-Jpioî (ci-dessus). Paul d’Alexandrie admet aussi que les exuv Scxt^oe; (>,£yw Çè xôüv XT,î ypôvtdv) sont les oixoSsa-oxat (C 1),

CHAP. XII. — LA PiEXÉTIILlALOGlE

bienfaisantes, octroie le maximum des années dont il dispose. 11 n accorde que le minimum quand il est mal placé et mal entouré, et P us ou moins entre ces deux limites extrêmes, suivant qu’il es P us ou moins contrarié. 11 y a donc, dans cette échelle clironographique, trois degrés : le maximum (-rUE^a i'.vj), k moyenne ( gsaa EX-/]), le minimum (fo-a l'xv])

Iteste a fixer les chiflres qui mesurent l’énergie vivifiante de chaque planète. Les astrologues en quête d’un principe intelligi J e urent tâtonner longtemps. Les physiciens demandaient sans doute que l’énergie des planètes fût calculée à la fois d’après leur grosseur et leur distance à la Terre. Mais ces données étaient mal connues, et ce raisonnement était contraire aux principes astrologiques et philosophiques qui faisaient descendre le feu vital des sphères supérieures. On pouvait raisonner autrement et penser que, la vie étant un mouvement, sa durée se réglait, par analogie sympathique, sur le mouvement de la planète d’où partait 1 impulsion. Mais ce théorème de mécanique, qui s’accordait foi t bien avec 1 idée de la solidarité du monde et du microcosme, avait l’inconvénient de réserver la longévité aux clients des planètes tardigrades, qui étaient, chose contradictoire, en majorité malfaisantes et « meurtrières ». Les astrologues ne donnèrent ni tort ni raison à aucune théorie. Ils affirmèrent que, en pratique, la solution du problème se trouvait toute faite dans le tableau des opta dressé par la science infuse ou acquise des sages Égyptiens, laissant chacun libre de chercher si les chiffres des opta leprésentaient bien les périodes de révolution des planètes. Quand on leur demandait la raison d’être de ces chiffres, ils répondaient que les ôpta correspondent aux années de vie imparties par chaque planète ; et quand on voulait savoir comment on avait trouvé le nombre de ces années, ils disaient que la somme était préfixée par les opta L Le cercle vicieux est le cercle astrologique par excellence.

Les totaux partiels des opta, dont la somme fait 3G0, furent donc pris comme maximum pour le nombre des années dévolues aux clients des planètes « maîtresses de la géniture »

1. On voudrait savoir quel est l’honuiie d’esprit qui a imaginé que les planètes donnaient la moyenne juste quand l’Horoscope était dans la Balance (Firmic., If, 211, 10 Kroll) !

2. Voy. ci-dessus, pp. 208-209. J’imagine qu’un jeu de mots fait sur opta -finesz= « limites de la vie » a pu suggérer aux astrologues cette solution et servir ensuite à la confirmer.

3. Ci-dessus (p. 208, 2), le texte du scoliaste. De même, Paul d'Alexandrie :

Page 1