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LA CAÏUUÈKE VITALE OU THÉOUIE APHÉTIOUE
incluses, lit table Tase de toutes ces manipulations de chiüres livrées à l’arbitraire. H voulut instituer une théorie géométrique et mécanique dans laquelle il utiliserait des parties des systèmes antérieurs, Faction des planètes, Finlluence des lieux et les ascensions (àvacpopat) des signes.
Sa théorie repose essentiellement sur Fassimilation du Zodiaque à une roulette dans laquelle la vie des individus est lancée avec une force plus ou moins grande d’un certain point de départ (xôro; àocTtxôc) et se trouve arrêtée, ou risque d’être arrêtée, par des barrières ou lieux destructeurs (-cô-ot àvaipsTtxo-:), sans pouvoir en aucun cas dépasser un quart du cercle. Le nombic de degrés parcourus, converti en degrés d’ascension droite, donne le nombre des années de vie *.
L’idée maîtresse du système n’appartient pas en propre à
1. Ce n’esl pas sans hésitation que je m’aventure dans les ténèbres de la théorie « aphétique », ténèbres épaissies par la logomachie et les contradictions des astrologues anciens (surtout Vettius Valens et Paul d Alexandrie), des Arabes et des érudits de la Renaissance, lesquels s'acharnent à mélanger, combiner, troquer les deux systèmes principaux, empruntant la durée de la vie à l’un et la répartition du temps à l’autre. Saumaise lui-même (pp. 2G4 sqq.), cédant au phaisir de réfuter Scaliger et quelque insulsum peciis Lojolilicum (p. 27t), soutient que Ptolémée faisait, comme tout le monde, octroyer la quantité de vie par la planète œcodespote et n’employait ses àaEvai. que comme ypovoxpâvopcî, pour subdiviser cette quantité en étapes. Il confond le calcul de la durée absolue de la vie avec la otaipsai; /pévwv Cwf,; dont il sera question plus loin (ch. xiv). Chez les Arabes, 1 àse-r,? de Ptolémée {liyle<i aihylefj) est soudé à un cochoden ou alcochoden, dans lequel on croit reconnaître le nom défiguré de 1’ oIxoSscj-ott,;. Cet alcochoden, espèce de Verbe sans lequel Valhyley ne fait rien, est à la fois « donneur de vie » (jjio3ovT,p) en généthlialogie, chronocrator en xavap/ai (ci-après, ch. xiii-xiv), et scs deux rôles s’enchevètreut l’un dans l’autre. Albohazcn llaly (1\ , ch. ni sqq.) déclare avoir écrit un traité spécial en cinq chapitres sur Vhylecli et Yalcochoden, et ce qu'il y a de plus clair dans son nouvel exposé, c'est que les « sages anciens » étaient là-dessus en discorde irréconciliable. Pour comble d'infortune, commentateurs et traducteurs de Ptolémée ne s’entendent ni sur le sens précis du mot àsÉTT,; ou y-optoî vf,!; î( wr,!; , vaguement traduit par proroyaLor, vif (te yubernalor, Uheralor, siyni/icalor, disposilor, ou par promissor (mot qui pour certains signifie avaipsTT,;), ni sur le rôle de l’à-fîTT,;, ni même sur le sens du mouvement imprimé par lui ou à lui. Saumaise (p. 426) propose decursor pour decursio (ou directio, proyressio, profectio) pour
âcssTi; et s’inscrit en faux contre des opinions moins paradoxales que les siennes (voy. ci-après, p. 418,2). Une note de scoliaste, citée plus haut (p. 249,2), me fait croire que Thrasyllc se contentait encore d'un système simple, qui consistait à supposer une àxTtvo6o>,ia produisant rivaipscn;, par tir diamétral, de l’Occident à l’Horoscope. Voy. ci-après (pp. 425-426) le même antagonisme de l’Occident et de l’Horoscope utilisé pour déterminer, non plus la date, mais le genre de mort.
CllAP. Xll. — LA GÉNÉTHLIALOGIE
Ptolémée. L’assimilation de la vie à une course dans une carrière dont la mort marque le terme était et est encore un lieu-commun littéraire. Pour les astrologues, la carrière était toute tracée : la vie, partie de l’Horoscope, comme les astres, devait aller s éteindre, comme eux, à l’Occident. Mais, vu l'habitude prise de compter une année par degré du cercle, cette course était évidemment trop longue. 11 fallait chercher un autre maximum, qui ffit d’accord avec l’expérience. L’école de Néchepso et Pétosiris le trouva dans la théorie des aspects, convenablement sollicitée. Puisque la vie ne pouvait pas atteindre le diamètre (180“), elle devait se buter à l’aspect quadral, qui était menaçant autant et plus que le diamètre. De là la règle, empirique et logique à la lois, du quadrant zodiacal (90°) comme mesure extrême de la vie, mesure qui, grâce à la conversion en degrés d’ascension droite, pouvait, suivant les cas et les climats, dépasser 90° L Cette règle fut jugée tout à fait « naturelle » et il se trouva quelque pythagoricien pour lui donner la consécration arithmétique, en faisant remarquer que, Saturne étant le dispensateur du temps (Kpovo? = Xpovo?) et le nombre 3 le régulateur universel, 90 degrés ou années représentent exactement trois révolutions de Saturne
1. Pline, après avoir donné la règle du quadrant (T:T2pTT,txôpiov) d'après Pétosiris et Néchepso, et constaté que la conversion en degrés d’ascension droite peut aller à 124° sous la latitude de l'Italie (ci-dessus, p. 403, 3), ajhute : neqavere illi quemquam XC parliinn exortivam mensuram [quod anapfioras vocant) transqredi, et (sous-entendu « affirment ») fias ipsas incidi occursu maleficorum siderum aiil etiam radiis eorum Solisqiie. Sc/iola rui'szis Aesciilapii secula quae slala vitae spatia a stellis accipi staluit (c'est le système de la vie octroyée par V oixoS3or7:ôi:T,î ttiÇ yîvsaîcoç, exposé ci-dessus), sed quantum plurumum tribuat incertum est, etc. (Plin., VII, § 160). Ainsi, d'après Pline, les deux systèmes sont égyptiens, et le système aphétique aurait précédé l’autre. La règle du quadrant est affirmée de tous cotés : Ilâcrav S’ xjt’ aïesiv TiXeupTi 'CEToayüJvoç ôpi^et (Maneth., III, 427). Démophile, identifiant P âssTr,; avec r èTtixpaT'i^xcop (ci-dessus, p. 400. 2), écrit : arrixa; xov Èz'.xpaxT.xopa, axo-ei xà; Twv xaxo~oiôjv àvaipsxixà? àxxïva.; ;j.i/pi ÈvevTiV.Ovxa ixoipaî, y.at èx xwv àvaœopixwv )(pdvwv ytvsxai t, 'xoo'dxT,î xf,; Çot,î (ap. Porphyr., p. 193). Voy. ci-dessus (p. 262, 1) et ci-après (p. 414, 1) 1' è v s v t, xo v x a [a e po ç de Firinicus, fondé sur la règle du quadrant, avec points de départ divers.
2. Servius, Juxtaposant des idées dont il ne volt pas le lien, explique que tribus humana vita. contineti/r : Natura, cui ultra CXX solstitiales a?inos concessum non est ; Fato, cui XC anni hoc est très Saturni cursus exilium créant, nisi forte aliarum stellarum beniqnilas etiam terlium ejus superet cursum ; Forluna, i. e. casu, qui ad omnia pertinet quae exlrinsecus simt (Serv., Aen., IV, 6.')3). Servius n'a pas compris que la Nature et le Destin universel sont synonymes et que ces deux chilfres difi'érents représentent un même maximum, l’étendue d’un quadrant. La remarque : 90 =3 révolutions du destructeur Saturne, est du mysticisme pur.
LA CAKHIÈKE VITALE OE THÉORIE APIIÉTIQUE 413
U lie restait plus qu’à disposer à l’intérieur du quadrant des obstacles destinés à faire trébucher les coureurs qui ne devaient pas atteindre le terme ultime; et là, avec leurs planètes ma santés, présentes ou représentées par leurs aspects ou leurs domaines, leurs signes d’ascension lente ou rapide, leurs degres dangereux, etc., les astrologues étaient en mesure de sullire a
Mais toutes les questions n’étaient pas résolues par la. Ou placer le iiuadrant vital? Le symbolisme voulait que l’Horoscope fût le point de départ de la vie ; mais il voulait aussi que 1 Occident représentât la mort. 11 exigeait de même, et plus impérieusement, que le MC. ligurât l’apogée, la plénitude de la vie. Or, placer le point de départ (xôto; àtfcxi/.ôc;) à l’Horoscope, c était faire coïncider le terme mortel (xôtio; avatoExf/.ô,-) avec le MC. 1 valait donc mieux prendre pour point de départ le MC. et utiliser pour le terme le caractère symbolique de l Occident. De à un premier système qui est entré tout entier dans la théorie de Ptolémée *. Ce système avait contre lui une objection grave, entre autres. Si l’Occident n’était que la limite maximum, cdle qu’atteignent quelques rares privilégiés, il fallait chercher d autres lieux « anærétiques » sur le parcours, et le symbolisme n avait plus guère d’applications pratiques ; si 1 on tenait, au contraiie, à I uti liser dans tous les cas, il fallait, pour abréger la course, rapprocher le point de départ, et on ne trouvait de ce côté qu’un seul lieu favorable (le 1X°, lieu du 0sôç) pouvant être considéré comme source de vie. Pourtant, le recours aux planètes intercurrentes fournissant des moyens d’ajouter et de retrancher des années de vie, le IX“ lieu fut retenu, avec le MC. ou à la place du MC. , comme « lieu aphétique», et l’Occident conservé comme seul lieu « anæréti([ue ».
1. C’est le système que Ptolémée appelle « horaire » ou de 1 heure fixe — xaxà XV «piaiav OU ôpi;xaiav. Ici, 1’ àslxr,;, qui ne lance plus, à vrai dire, mais est lancé lui-même, prend souvent le nom de vtpaxr.xiop ou £-i/.paxr.xwp, qui prête aux confusions indiquées ci-dessus (p.406,2) et s'applique aussi a l’assxT,; oriental, quand il plaît aux auteurs. La mort arrive naturellement par descente ; xaxà x6 ôux'.aàv xoO apax-f,xopo; xaxasopî (p. 416 Junctinus). J enregistre avec empressement — car ce sera une excuse pour mon insuffisance -- une criticpie adressée à Porphyre par Léon « le philosophe », dans des scolies e'.î x4,v o'jp'.ixa’av. « Porphyre lui-même » n’a pas su comprendre « la pensée du grand Ptolémée ». 11 a pris dans les Tables les àvafopaî pour des xaxa-popai et s’est ainsi trompé de 35 ans sur la durée d'une vie qu'il estime a (3 ans, au lieu de 40 [Cocl. Florent., p. 139).
2. Dans le système de Ptolémée, l’ partie du MC. va vers 1 Orient, ou
attend le choc des planètes anærétiques venant de ce côté.
CllAC. Xll. LA (;ÉNÉTllLlALO(Tlt!:
De leur côté, les parlisans de l’iloroscope comme lieu apliélique n’étaient pas à bout de raisons ; ils avaient pour eux la tradition et presque le bon sens. Les uns durent s’obstiner à prendre pour carrière de la vie le quadrant compris entre l’Horoscope et le méridien, en faisant appel peut-être aux légendes qui attribuaient un caractère meurtrier au soleil de midi ; d’autres eurent 1 idée, traditionnelle aussi et symbolique à merveille, de placer la mort au plus bas de la région souterraine, en IMG. L Seulement, ils étaient forcés d'intervertir le mouvement parti de 1 Horoscope et de le diriger suivant le mouvement propre des planètes. Dans ce sens, suivant la théorie de 1’ àxxtvoêoXta (qui a peut-être été créée ou systématisée à ce propos), la vie assimilée à un mobile devait s’enferrer sur le dard des planètes anærétiques Mars et Saturne soit qu’on la considérât comme allant à leur rencontre, soit que celles-ci fussent censées entraînées à sa rencontre par le mouvement diurne L Le mouvement diurne
1. C’est l’éternelle querelle entre les dcu.x. espèces de synibolisine, l’un convenant au ciel immobile, l’autre au ciel tournant. Pour l’un, l’avenir est au dessus de l’horizon; pour l’autre, au dessous. Il me semble retrouver la trace des hésitations des inventeurs et du conflit des systèmes dans Firinicus (VIII, 1, p. 212 Pruckner : ci-dessus, p. 262, 1). Firinicus va expliquer, dit-il, la doctrine de 1’ s v s v y; x o v x d jxs p o ; , doctrine peu connue, et sur laquelle Pétosiris a volontairement laissé planer le mystère. 11 faut donc, en partant de l’Horoscope , chercher cetera signa partem nonagesimam - ex ea namque exilas vilae, moi's, ijiforlunia, pericula, félicitâtes et Iota substantia genituro.e colligilur. Tout ! Firinicus a l’habitude de faire tout dépendre de chaque détail. Non seulement il ne se rend pas bien compte qu’il est question de la durée de la vie et des passes dangereuses ou climatères rencontrées sur la route, mais il ne dit pas dans quel sens il faut chercher l’angle droit à partir de riloroscope. Aussi les érudits se querellent à ce sujet. Scaliger (p. 263) tient pour le quadrant qui va de Ilor. à MC. ; d’autres, avec plus de raison, à mon sens, pour celui qui va de Ilor. à IMC. (cf. Riess, fr. 16, pp. 359-360). Firinicus, s’il a réellement consulté Pétosiris, a dû y trouver des solutions diverses et n’a pas su choisir. Enfin, pour achever d'embrouiller la question, il recommence le même calcul avec un autre point de départ, a Luna, et reproduit son invariable antienne : sic invenies mortis exitnm^ sic vilae ordinem, sic lotam denique humanae geniturae substantiam. Ce sont deux systèmes différents, qui, à l’entendre, doivent être appliqués en même temps, et dont chacun donne la clef de tout!
2. Les Stoïciens justifiaient par l’étymologie ’'AoT|î àirô xbO aîpstv xat àvaipeïv le rôle de Mars, la planète « anærètique » par excellence (Cornut., Theol, gr., 21 : cf. ci-dessus, p. 99, 1). Sur l’actinobolie, voy. p. 248 sqq.
3. Ptolémée l’appelle, entre autres noms, awîx'.; xaxà xt,v xa),o'j;xévT,v àxx:. voêoXiav (p. 332 .luiict.) ou àxxïvoî-atpscjiî xat u-ivxTiUiî (p. 416); le scoliaste, xaxà xt,v àxxïva ou àxxtvoêoXtav (Anon., p. 163). La planète àvatpsxT,? prend alors le qualiflcalif subsidiaire de û - a vxt) x w p . ô •jitavxiôv.
TllÉOlUE APHÉTIQEE DE PTOLÉMÉE
el le degré étant la commune mesure de la vitesse et de 1 espace dans tous les systèmes, c’était évidemment à cette seconde manière de concevoir l’approche et la rencontre que l’on devait s’arrêter. Il va sans dire que les planètes anærétiques se trouvaient toujours dans le parcours des 90 degrés, car, si elles ny étaient pas « corporellement », elles y étaient représentées par un ou plusieurs « aspects ».
Ainsi donc, autant que l’on peut en juger par voie de conjecture, Ptolémée a trouvé toutes laites plusieurs théories aphétiques, avec divers points de départ et des sens diflérents pour la course symbolique <|ui représente la vie, sans compter ladoctiine rivale de l’octroi des années de vie par « le maître de la géniture ». C’est avec ces éléments qu’il a fabriqué sa théorie à lui, un pur chef-d’œuvre, au dire de ses disciples, en tout cas, une preuve de sa dextérité d’éclectique, habile à masquer l’incohérence de certains raccords '.
Ptolémée commence par mettre en ligne une série de postulats triés dans les traditions préexistantes. Comme il se propose d'adopter plusieurs points de départ {zér.oi il faut bien
que le choix du lieu aphétique dépende d une planète qui joue le rôle de maîtresse de la géniture et qui soit, pour cette raison, àcsÉi:T)c, c’est-à-dire qui lance le mouvement vital de la place qu’elle occupe. Or, cette place doit être en môme temps un lieu aphétique. Les deux conditions sont donc liées ; il faut un aphète dans un lieu aphétique. En conséquence, Ptolémée dresse la liste des lieux aphéti(iues el des àriSTat possibles.
Ptolémée pose en principe que les lieux aphétiques doivent être tous au-dessus de l’horizon : il élimine, comme il l’a lait dans son apolélesmatique universelle, l’hémicycle souterrain ^ Dans
1. Voy. l'exposé de la doctrine dans la Tetrab., 111, lû-lo (réunis en seul ch. XII par Junctinus), sous les titres: lispi /pôvuv Çwf,s (p. 318 Junctinus)
Il îp i T d ” wv à» e T ixu) V (pp. 318-319) — II s p i to û ■A'kr,po’j ttiî ; (p. 329)
lldsot àoÉxai (p. 330) — Il £ p t Tpd~wv àcpÉJcw; avec d ô î '. y ji a
(pp. 332-336, 338-340). Le commentaire de Junctinus sur ces chapitres remplit prés de 100 pages in-l’olio. On se doute bien qu'il n'en est pas plus clair. Manéthon (11, 401-421; 111, 399-428) reproduit sommairement la doctrine de Ptolémée, dont Proclus donne un résumé lidéle dans sa ]*araphrase. Le scoliaste Anonyme (pp. 109-134) dilue de son mieux le texte du maître ; mais il est d'un médiocre secours, car son texte <à lui est dans un état tel qu'on ne peut réviser ses calculs avec des chiffres et des sigles altérés. Le fil se rompt à chai]ue instant dans la main.
2. Td yî)v itav 3lxdxw; à-zibr^xiov Tzpài XTAtxxdxT,'/ xup'.xv (cf. ci-dessus, pp. 270, l. 272, 1 . 349. 3. 366. 386, 4. 401, 2). Le scoliaste admire : siicdtio; ôà xà
CHAP. XII. — LA (iÉNÉTlILIALOGlE
l'hémicycle supérieur, les lieux apliétiques sont tous ceux qui sont eu rapport délini, en « aspect », avec l’Horoscope h On s’attendrait à voir iigurer en première ligne l’Horoscope, et à la suite 1 aspect lavorable par excellence, le trigone, les aspects défavorables étant relégués à la lin. Mais il n’en va pas ainsi. Certains « centres » passent avant les autres lieux, et parmi eux l’Horoscope n’occupe pas le premier rang.
1“ Le premier rang est réservé à la culmination supérieure (MC.), en aspect quadrat avec l’Horoscope ; évidemment parce que le « physicien » Ptolémée évalue l’énergie physique des astres et la considère comme ayant son maximum au méridien
Puis vient l’Horoscope, pointé au o® degré du signe ou « douzième » qui commence à émerger au-dessus de l’horizon
3“ Le troisième rang échoit au lieu (XP) dit du « Bon Génie », préféré sans doute à tel autre parce qu’il est du côté de l’Orient, en aspect sextil avec l’Horoscope.
Malgré son incapacité symbolique, l’Occident figure ici comme « centre », pour représenter l’aspect diamétral.
o° Enfin, en dernier recours, bien qu’en aspect trigone avec l’Horoscope, vient le lieu (IX®) dit du « Dieu ».
Voyons maintenant ta liste des aphèles. Ptolémée l’a dressée avec l’intention évidente de n’accepter que ce qu’il lui plairait des doctrines concernant la maîtrise de la géniture et de mettre au premier rang, d’accord avec l’opinion vulgaire, le Soleil et la Lune. H classe avec beaucoup de méthode, et surtout de symétrie, les cas qui se présentent dans les génitures, soit diurnes, soit nocturnes.
Pour les génitures diurnes^ l’àoÉTY) ; sera :
'j~àp Y'f,v -fiixis^atptov jxôvov • "touto yàp avaXoveî èv rw
èixcpavsï xdaaw uirâp/ov (Anon., p. 109). On a déjà dit que ce dogme de Ptolémée n’a pu prévaloir. Qu’arriverait-il, disent les opposants, si les deu.x luminaires et les cinq planètes se trouvaient sous terre?
1. Pour éliminer les lieux Vlll et XII, au lieu de se contenter de dire qu'ils sont ataûvSsxa, Ptolémée, entêté de- sa physique, prétend, en outre, qu’ils sont éteints par les brumes de l’horizon, lesquelles n’afl'aiblissent apparemment ni riloi-oscope ni l’Occident! Saumaise aussi trouve la raison inepte (p. 333), mais pour une raison qui ne l’est guère moins : quod est ineptiim et inscitum, quasi vapores e terra ascendentes eo pervenire possmt. 11 ne s’agit pas de savoir si les vapeurs terrestres peuvent monter jusqu’aux astres (ce qu’admettaient, du reste, les anciens), mais si les rayons de ceux-ci se détrempent et perdent leur vertu en traversant la couche de vapeurs.
2. Dorothée de Sidon n’acceptait pas cette prééminence du MC. sur l’Horoscope (Anon., p. 110. Cf. ci-dessus, p. 271).