CHAP. XII. LA GÉiNÉTHLlALOGlE
pouvait être franchie; ce n’était plus alors qu’un « climatère », une crise ou évitée ou rejetée sur des biens moins précieux que la vie physique ^
Je n’entends pas m’enfoncer plus avant dans le dédale des exceptions, compensations et autres recettes que Ptolémée accumule avec l’air détaché d’un homme qui semble viser plutôt à rendre le problème insoluble qu’à enseigner les moyens de le résoudre On dirait qu’il sent sur lui l’œil des légistes impériaux, très chatouilleux à l’endroit des prédictions concernant les décès, et qu’il s’arrange de façon à ne fournir à ses disciples que des matières à conjectures.
Ptolémée est un peu plus à l’aise quand il aborde, en un autre endroit de son livre, la question connexe, celle du genre de mort ®. Le calcul qui a déterminé le point mortel permet de juger à quelle planète appartient la « maîtrise de la mort » (xupîa Toù Sravâxou). C’est celle qui a des titres de propriété sur le lieu de la rencontre mortelle, ou dans le voisinage immédiat. Dès lors, il n’y a plus qu’à consulter le tempérament de la planète, plus ou moins modifié par sa position. En général, Saturne fait mourir par maladies réfrigérantes, chroniques, telles que rhumatismes, affections du foie et autres semblables; Jupiter, le venteux Jupiter, par esquinancie, spasmes, maladies flatulentes et maléolentes de la gorge, du poumon, du cœur, ou foudroyantes, comme l’apoplexie^; Mars, par inflammations et fièvres diverses; Vénus, par humidité putride, abcès, fistules et apostumes variés; Mercure, par maladies sèches, nerveuses et mentales, telles que l’épilepsie.
Ce sont là les morts « naturelles ». Les morts violentes (piato0â-