DES FACULTÉS PSYCHIQUES
Vénus peut même faire que les infirmités ne soient pas disgracieuses et Mercure, qu’elles rapportent des bénéfices à l’intéressé Les astrologues n’oublient pas qu’il ne faut décourager personne et que la foi a besoin d’espérance.
3“ Des qualités de l’âme. — Après le corps, l’âme, qui, au dire de Ptolémée, est de formation postérieure à celle de son enveloppe L Notre philosophe n’entend pas pour cela rompre la solidarité qui les unit. S’il y a dans l’âme une catégorie d’aptitudes intellectuelles (voepôv - Xoytxôv - oiavor,xtxov) qui dépendent surtout de Mercure, il y en a une autre, de penchants moraux, passionnels et irrationnels (tiOixov xod aXoyov - TraOrjTixôv] , qui est régie par l’influence plus matérielle de la Lune et des planètes se trouvant en contact ou en défluxion avec elle.
Là encore, là surtout, le pronostic dépend d’une infinité de considérations ; du tempérament des planètes agissantes et des signes du Zodiaque où elles se trouvent; de leurs rapports entre elles, avec le Soleil, avec les centres du cercle de la géniture, et ainsi de suite. Ptolémée fait aussi restreinte que possible la part des signes du Zodiaque; mais enfin il accepte que les signes tropiques produisent des esprits retors et ambitieux, politiques, avocats, démagogues, devins; les signes Incorporels, des individus incohérents, légers, dissimulés; les signes fixes ou solides, des gens simples, sûrs, tout d’une pièce. L’action prépondérante appartient aux planètes. Entre celles-ci, il faut choisir celle qui a la « maîtrise de lame » (xupta t|;u^[xv^ - oIxoocfnroTÊta xTjç d après les procédés connus, c’est-à-dire celle qui a le plus de titres à dominer le lieu de Mercure et de la Lune. Cela dit, Ptolémée énumère à la course, en accumulant les qualificatifs, les « décrets » des planètes maîtresses de l’âme, considérant chacune d elles d abord en particulier, puis associée avec une autre, le tout sous deux points de vue, en bonne ou en mauvaise dispo-
retrouvera plus loin le goût des femmes pour les « révélations et oracles des dieux ... Les mères, autrefois comme aujourd’hui, allaient porter leurs enfants malades aux lieux de pèlerinage ; 3/pt xsv ïî;T,vxat paxaowv tsooïî -aoà Qa.uor<; (Maneth., Il, 367). ‘ ' ' ^
1. Le scoliaste assure que le strabisme, par exemple, est souvent plein d agrément (p.Exà /âptxoî). C est de la logique d’amoureux, celle que Lucrèce (IV, 1156 sqq.) connaît si bien.