‹ L'astrologie grecqueChapitre 253 sur 360 · Voy. ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Voy. ci-dessus, p

4. En supposant les naissances également réparties sur les 360® du Zodiaque, les naissances sous le Lion représenteraient un 1/12 de l’espèce humaine; sous le degré de Régulas, 1 /360. Au lieu de rHoroscope tombant sur Régulas, le système concurrent du signe solaire aurait exigé la coïncidence de la longitude solaire avec l’étoile, mesure infiniment moins précise, vu la largeur du diamètre du Soleil et la lenteur relative de sa marche. Dans le livre de Firmicus, amas de débris de toute sorte, on trouve des Horoscopes royaux, au degré, dans le Lion. Le 2® degré reges faciel et polenles... In hac parle est limpida Stella de qua siiperius diximus (VIII, 23 Pr.). - In Leonis parle secunda limpida slella reperilur, in qua qui nali fuerint, reges erunt polenles, duplex possidenles regnum (VllI, 31). J’ignore s'il veut parler de Sirius icapavaxIXXwv, qu’il place au 1®'' degré (VIII, 10), ou de Régulas, qui doit être, s’il est le « cœur » du Lion, au 9® degré (VIII, 3). Plus loin, le 18“ degré du Lion en Horoscope dominos faciel ac principes et qui in populos habeanl potestatem. Mais, avec Firmicus, il faut renoncer à comprendrê.

LES (lÉMTl'UES LOYALES

iiiüiiinuent réceimiieut publié, un Ihème ([ui peut être, coinme on l’a dit plus haut, le thème de conception du roi Ântiochus P"

de Commagène*.

C’est, dans le signe du Lion, un rendez-vous des luminaires et des planètes auquel ne manquent que Saturne et Vénus.

La présence du Soleil y est sousentendue, puisque le Lion est ici le signe solaire ou chronocrator du

mois et domicile ^ .

du Soleil : la Lune est représentée en croissant au cou de 1 animal (à la place oü se portent les amulettes), et sur le champ du bas-relief figurent les trois planètes qui doivent leur énergne a leur chaleur, riup^st; 'HpaxX[éouç], SxlXêwv ’Au^XXovo;, ‘I>aÉ0o)v Atô;. La présence des planètes à tempérament froid eût été sans doute considérée plutôt comme une dissonance que comme un renfort.

Comme les astrologues avaient la prétention d’appuyer leurs théories sur des preuves expérimentales et qu’ils savaient dresser le thème de géniture même d’Âgamemnon, il est possible qu ils aient été amenés ainsi à étendre à d’autres signes le privilège du Lion. Mais il est plus probable encore qu’ils ont saisi au vol les associations d’idées dont leur imagination était farcie. H est évident que ceux qui ont placé un Horoscope royal au 23® degré de la Balance songeaient au dies naialis d’Auguste (23 sept.) mais ceux qui en ont mis un entre les cornes du Taureau ^ ne spécu-

1. Voy. ci-dessus, p. 373, 2. Le bas-relief a 1 m. 75 de haut sur 2 ui. 40.

2. Firiiiicus (VllI, 25 Pr.) ne s’en aperçoit pas, car il df-nature le pronostic en ajoutant : regem faciel qui, mullis superslilibus relictis, ferro morialur, ce qui est le contrepied de la biographie d’Auguste.

3. Inler Tauri cornua si quis fiabueril horoscopum, rex erit vel diix maqnus, lerribilis, etc. (Firinic., Vlll, 20). Peut-être songeait-on aux casques cornigéres des chefs barbares, qui, couinie symboles, représentent la même idée. Finnicus met encore des horoscopes royaux au 1" du Sagittaire (VUl, 27) et 1° du Capricorqe (YIH, 28). Sur le Capricorne et .Auguste et Tibère, voy. cidessus, p. 373, 2. Finnicus rencontre encore des reges, imperalores, procon-

CHAP. XII. — la GÉNÉTIILIALOGIE

laient que sur la force offensive de l’animal. Comme batailleur, et aussi comme chef (prmceps) de la ménagerie zodiacale, comme « tête du monde » surtout et hypsoma du Soleil, le Bélier put paraître aussi qualifié que le Lion pour être un signe royal. Si celui-ci était le cœur, 1 autre était la tête. Aussi, Manilius, qui ne connaît au Lion que des instincts féroces, aurait sans doute réservé la qualité de signe royal au Bélier, si la naissance d’Auguste ne l’avait décidé à l’adjuger à la Balance L

Les pronostics fondés exclusivement sur les propriétés des signes ne représentent en astrologie que les rudiments de l’art. Les partisans de l’astrologie planétaire, disciples ou non de Ptolémée, font valoir la position des planètes, soit par rapport aux signes considérés comme domaines planétaires ou porteurs d’un sexe ou membres d’une secte; soit par rapport aux « centres », avec ou sans égard aux signes; soit au point de vue de leur réunion (auvoSoç), avec ou sans égard au lieu de leur réunion, signe, « lieu » proprement dit ou centre. De là de nombreuses variantes connues, et plus encore de possibles ^ Enfin, la destinée des rois

suis, grands-juges, trésoriers royaux, prêtres provinciaux, etc., dans le chapitre De actibus (IV, 21 Kroll. Cf. ci-après, p. 442). Dans les Anecdola de Ludwich (p. 107), il y a trois signes royaux : le Bélier, le Lion, le Sagittaire, les trois signes du Tpîywvov paaiAixov.

1. Manil., IV, 547-552. Sur le Bélier, tète ou MC. du monde et signe royal, voy. ci-dessus, pp. 131, 1. 185, 3. 196, 1-2. 197. 261. 319.

2. Un des auteurs cachés sous le nom de Manéthon déclare s'abstenir de

traiter ces questions par peur de la colère des rois : [iavcoauvriat yàp âv xolan; /oXoî èx paaiX-Ziuv | "EunETa’ x. x. (VI, 732-737). Ce qui n’empêche pas le prétendu Manéthon de multiplier les thèmes royaux. Royauté par C et O sur des centres, en signes de sexe convenant à chacun (I, 26-28) ; par C en MC. nocturne et © é-itlxsvxpo; en signe masculin (1, 277-280); par ‘-f en maison de J', rois-soldats (11, 210-212); par ^ dans le Lion, maison de © (11, 347-352); par©xévxpou xu/wv dans le Lion (II, 389); par ©en -(->• «SI T ü ÇwïSioti; tStoiaiv (IV, 96-99); par planètes èv (juvô5w (V, 35-38). Génitures de reines par en Ilor. diurne, © et 5 en MC. (I, 281-283); par © en MC. nocturne (paatXf.a; pour jîaiTiXlaaa;, II, 393). A en juger par les titres de chapitres qui nous sont parvenus, ce sujet dangereux n’effrayait guère Dorothée de Sidon (ap. Engclbrecht, p. 32). Firmicus connaît encore des génitures royales et même impériales, indiquées par la position exceptionnellement favorable du Sort de la Fortune, laquelle fait imperalores quorum imperium per lolius orbis spatia diriqalur et quorum lauta poleslas sit, ut ad deorum numen accédant (IV, 7, 10 Kroll), par le Soleil (III, 7), par Mercure (IV, 21, 9), etc. Il les prodigue. Quant aux compilateurs byzantins, ils se mettent tout à fait à l’aise. On lit dans le Cod. Parisinus, n“ 2419 (ap. Engelbr., p. 19) des titres comme ceux-ci : IIspl xoû iSfavixou — Ilepl paartXéwv xai àp)(ôvxtov xwç èaxtv -p/uivat x6

[xfixoi; xfiî àpj(f,<: aùxwv, c’est-à-dire des consultations de sainte principis, sujet positivement interdit par les lois impériales. L’auteur du Kapiïdî ou Centilo-

Page 1