‹ L'astrologie grecqueChapitre 262 sur 360 · DES VOYAGES · texte numérisé non relu

DES VOYAGES

d'oracle. Il ne s’occupe pas de l’esclave en lui-même, considéré comme être déshérité, placé à l’inlime degré de la hiérarchie sociale *, et il laisse aux débitants de -/.aTapyat le soin de poser des règles pour l’acquisition ou l’affranchissement des esclaves et la recherche de ceux qui se sont enfuis.

Il aurait bien dû leur laisser aussi un sujet qui est tout à fait de leur ressort, l’article « Voyages » {zB'r.rzîoL'.-pe/'egrinationes) Autant l’idée de consulter l’état du ciel au moment de se mettre en route paraît naturelle, autant il semble bizarre de chercher dans un thème de géniture l’indication du nombre, de la durée, de la direction, de la facilité des voyages <à venir, des chances de retour ou de bénéfice, et de la nature des dangers à prévoir. Aussi la clef des pronostics est-elle faite avec des associations d’idées tortueuses et énigmatiques. Le pronostic se déduit, en règle générale, de la position des luminaires — surtout de la Lune, l’astre voyageur par excellence — par rapport aux centres et aux signes du Zodiaque. Leur position dans les àTroxXtpaxa, c’est-à-dire dans les lieux (III, VI, IX, XII) qui précèdent les centres visibles, et surtout à l’Occident (VIT), annonce des voyages fréquents, — et même perpétuels si le Sort de la Fortune tombe dans un des lieux susdits; — infructueux et périlleux, si Mars est en aspect fâcheux^; heureux et facilités soit par des amis secourables, si Vénus intervient, soit par les autorités locales avec le concours de Jupiter ; lucratifs avec Mercure.

Les signes du Zodiaque qui correspondent aux « lieux » susvisés ont aussi une intluence, et même considérable ; d'abord sur la fréquence des voyages, qui seront rares et courts avec les signes simples, longs et répétés avec les doubles; ensuite sur les

•f,xoi cj'jjjicptôvto; xoî? a 09s vxt xoï? xf,ç ysvs'aswi; xô“Oi; t, svavxtou; xoitüvxat xo'jç (7'J7/T|;jiaxiaixo0î. Cardan (p. 47ü) se contente de traduire aOÔsvx-.xoïî par j)raeci]>iiis -, Junctinus, par locis dominii et polestalis eoriim (ce qui voudrait dire leurs domaines ou dignités, contrairement au texte xf,; ysvsaswi;). La traduction de Mélanchthon, cum dominalore nativitalis, n’est pas plus acceptable. Cet adjectif me paraît, dans la langue astrologique, un a-aç sipTigsvov.

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