Kavà lâÇiv tÛv xa0' fiv ot I y û T: t i o t a'jT-tjV (Dio
Cass., XXXVll, 19). Ces « Égyptiens » ne datent pas du temps des Pharaons.
3. D'après Paul d’Alexandrie (II 3 - K), qui, comme Dion Cassius, associe la tradition religieuse et la tradition astrologique en appelant les astres des dieux (lispi xoü y;wvai £xic7XT,v T,[xÉpav xtvoî xwv Stïwv êïxîv). Il explique que le chronocrator du jour est le tïoXcÛwv, celui de l'heure le Sié-uv, et que le système est de grand usage irpà; x6 àS'.aiîxwxw; xt,v xaxap/-)'|V -reoiEfa-Ba'. .
grandement émerveiller les âmes simples : c’est que tous les clironocrators d’une même heure dans les sept jours sont rangés dans le même ordre que les chronocrators des jours de la semaine. Enfin, la série planétaire se continue sans interruption d’une
Fig. 42. La Semaine planétaire.
semaine à l’autre, Mars, patron de la dernière heure du septième jour, appelant à sa suite le Soleil avec lequel commence le nouveau cycle septénaire *.
C’est là une des origines possibles de la semaine astrologique, et il y a fort à parier que c’est la vraie. On en découvre une antre, qui a pu servir de confirmation au système déjà créé, et non moins égyptienne que la première, dans l’association des décans
I. La série de 168 heures ou sept jours est le produit des deux facteurs 7 (planètes) et 24 (heures). Elle ne saurait être plus courte, parce que 168 est le plus petit commun multiple de 7 et de 24, qui sont des nombres premiers entre eux.
CYCLE DE LA SEMAINE PLANÉTAIRE
aux planètes. Nous avons déjà donné plus haut (p. 228j le tableau des TipoatoTToc ou décans planétaires et remarqué à cette occasion que les planètes y sont rangées — dans les colonnes descendantes exactement comme les chronocrators des jours de la semaine. Je suis persuadé, pour ma part, que l’auteur du système des TipoŒtüTra avait sous les yeux celui de la semaine, qu'il a remaïqué cette concordance et y a vu une contirmation de 1 excellence de ses combinaisons *. A elles seules, ces combinaisons n’auraient pu engendrer la semaine. Il y manque le commencement caractéristique parle «jour du Soleil »; il y manque surtout l’ordonnance cyclique, car, 36 n’étant pas un multiple de 7, la série interrompue ne peut se continuer. Mars, qui correspond au 36'^ décati, reparaît à côté du : il commence et clôt la liste ^ Du reste, l’association ou confusion des décans avec les planètes, ignorée de Manilius, passée sous silence par Ptolémée, destinée, en fin de compte, à annihiler les décans au profit des planètes, n apparaît que tard dans les textes astrologiques, et l’on est fondé à la croire bien postérieure à l’époque où la semaine astrologique commença à être en vogue.
Je ne mentionne que pour mémoire, ou pour montrer comment se travestissent les taits, l’explication que préfère Dion Cassius, ébloui par les aperçus théoriques de pythagoriciens qui spéculaient sur les lois de l’harmonie et tiraient à eux l’œuvre des astrologues. On lui a appris que, l’harmonie otà Tsjaàptov étant la plus réputée en musique, si on l’applique aux sphères des planètes, elle est réalisée par l’intervalle d’une planète à la troisième (quatrième en comptant le point de départ) si bien que, partant
d’expliquer, si besoin est, cette concordance, dont le
p^sl m ^ planétaires,
lour de t 1 d). Donc, le rang de la planète initiale avance chaque
ui de 3 mutes dans la sene, exactement comme le rang du 7:ûÔ5a,-ov initial de chaque signe, les décans étant répartis à raison de 3 par simie.
Letronne ne paraît pas avoir pesé ces motifs. Il rejette sa'iis discussion les deux explications de la semaine données par Dion Cassius, la bonne comme la inauvaise, et il conclut que la semaine « dérive de la correspondance établie entre les planètes et les décans du Zodiaque » {op. cit p ^2)
3. La proportion 4/3, qui s’appelle im'voivo, en arithmétique, d^nne en nmsniue 1 intervalle de quarte : « nmneriM- vocalur epitrilus^^deque eo nascüur symphoma quae appella/ur ôii (Macrob., Nom». Net;!., II i 15,
. tmtZUer cum astroloqis et musicis est clispulatio commmiis de sympalhia
V r"l ^ tnyonls. diatessaron et diapenle
(Vit iiv g 1). feoit la gamme des sept planètes : une série continue de quartes piodu.t 1 ordonnance de la semaine. Seulement, la genèse de la semaine ains comprise aurait donné le premiei- jour à Saturne, et non pas le dernier
JoVlS
de Saturne, on rejoint le Soleil, de là la Lune, d où 1 on remonte et redescend à Mars, et ainsi de suite : opération qui donne pour résultat la série des chronocrators des jours de la semaine. Ces oscillations, descentes et montées, n’ont rien de commun avec les séries ou cycles astrologiques; le système est encore plus contraire à la géométrie des astrologues si 1 on suppose les planètes disposées autour d’un cercle et les intervalles représentés par des cordes, comme on le fait d’ordinaire pour rendre 1 ordonnance susdite intelligible (üg. 43).
Il est clair que cette étoile à sept branches a dû séduire les
mystiques et ne pas déplaire aux astrologues qui y voyaient les sept rayons ou aspects efficaces des astres (ci-dessus, p. 81, 3); mais le cercle divisé en sept arcs est une monstruosité en astrologie, et les cordes sous-tendues n’ont ni les angles, ni les longueurs exigés par la géométrie des aspects.
La semaine astrologique est donc une adaptation hellénique de théories égyptiennes nées en dehors de 1 astrologie et transformées par substitution des planètes chaldéennes aux génies horaires de l'Egypte. On peut dire que trois peuples, trois civilisations ont concouru à la former. Aussi est-elle de creatio relativement récente, très probablement postérieure au leinps d’Hipparque. Le peu qu'on sait de son histoire conhrme cette indncLn Dion Cassius, amené à parler de la semaine a propos des Juifs el de leur Sabbat, «jour dit de Saturne », s exprime ainsi : « L'habitude d'adjuger les jours aux sept as res appelés ! planètes est venue des Egyptiens ■, et Lez tous les hommes, encore qu'elle ait ^ aue ie
« bien longtemps. En effet, les anciens brecs, autant que je
knlaLlelcf. ci-drs»u,. P- “t Jjlèn I;
- ê“ ;:fn.otUénique pour cela ,ct.
Ci-dessus, pp. 64, 1. 107-109. 479).
CYCLE DE LA SEMAINE PLANÉTAIRE
« sache, n en avaient aucune connaissance. Mais, puisque pré- « sentement elle s implante chez tous les autres peuples et chez « les Romains eux-mêmes et qu’elle est déjà devenue pour eux « une coutume en quelque sorte nationale, je veux dire quelques « mots à ce sujet» Dion ne prétend pas que les Romains aient abandonné la division traditionnelle de leurs mois en Kalendes, Nones et Ides, ni la série continue de leurs nundines. Dans ces limites, son assertion est conlirmée par les calendriers olliciels sur lesquels on voit apparaître, dès le temps des premiers Césars, la série hebdomadaire, marquée par les sept premières lettres de 1 alphabet, à côté de la série nundinale de huit lettres \ Cette vogue soudaine et universelle ne s’expliquerait pas par les seuls progrès de la foi astrologique : cette foi a eu pour auxiliaire une autre loi plus accessible au vulgaire et animée alors d un grand zèle de propagande, la religion juive, laquelle trouvait à son tour appui, réconfort et comme un retour à ses origines chaldéennes dans l’astrologie. Grecs et Romains, qui avaient été jusque-là fort en peine de savoir au juste ce qu’adoraient les Juifs, tenus en général pour athées, crurent avoir découvert que ce peuple, si rigoureux observateur du Sabbat, adorait le chronocrator du jour du Sabbat, devenu le « jour de Saturne ». C’est la notoriété universelle du Sabbat qui a été le véhicule de la notoriété, bientôt universelle aussi, de la semaine planétaire La semaine une fois répandue par le monde, on