‹ L'astrologie grecqueChapitre 280 sur 360 · dit <, n'ayant examiné ,in,q«e-li'u en gros · texte numérisé non relu

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xà, .tr,v /.povoiv ot.tpsast. (7 m \uncl) Même méthode, et toujonrs

|j.épouç éxx£0spi£Vïi; -i:payiLaT£{ai; (p. bil .lunci.).

aussi « naturelle » ('fnimn'ïâ' , . m p .mBciis nn 410 VJ3-

4. Sm- IM colcs |,ci-io<li.incs ot leur somme Jo 1». cf. c, -dessus, p|>. .1»,

LES SEPT AGES d’ APRÈS PTOLÉMÉE

li({uer des retrancliemeiils et trouver pour cela des raisons d’apparence raisonnable. Ptolémée, toujours prudent, donne ses motifs quand il en a et laisse à ses disciples le soin de chercher les autres.

Du premier coup, la période de la Lune ou première enfance (Spécpoi;) est réduite à quatre ans. Dourciuoi? Sans doute parce que la Lune a quatre phases, ou parce (pie ces phases reviennent à peu près tous les quatre ans (tétraétéride ou pentaétéride lunisolaire) aux mêmes points du Zodiacpie *.

L’enfance proprement dite, l’âge de l’éducation (Tratoe-a), est dominée par Mercure, que la nature a placé là fort à ])oint, mais dont la cote est ramenée de 20 ans à 10. La raison, diront les commentateurs, c’est ((ue, étant de nature double, il n’agit jamais que par une moitié; ou encore que, étant mixte, c’est-à-dire moyen, son intluence est représentée par le juste milieu

Arrivé à l’âge de ((uatorze ans, l’adolescent (|X£'.pdt/.iov) reste pendant 8 ans sous la domination de Vénus, qui garde sa cote entière.

A vingt-deux ans commence la jeunesse proprement dite (vio;), qui dure 10 ans, sous la chronocratorie entière du Soleil.

Les barbons de quarante-un ans entrent dans l’âge de la virilité (àvr)p) et sous la domination de Mars, qui garde aussi ses 15 ans d’hégémonie.

.Avec Jupiter s’ouvre à cinquante-six ans et dure 12 ans la période de repos et d’honneurs qu’on appelle I’ « ancienneté »

(TïpôjSuxty.Tj rjXf/.'a).

Entin, à soixante-huit ans arrive la vieillesse (Yepovxt/.r, r.Xtxîa), sous le patronage de Saturne, qui conduit le vieillard au terme de sa vie. Ptolémée ne veut ni fixer un maximum à la durée de la vie humaine, ni faire retomber le vieillard en enfance en supposant qu’un nouveau cycle septénaire recommence avec la Lune à quatre-vingt-dix-huit ans, au terme naturel de l'hégémonie saturnienne

'H vàp (TÛvooo; xal t, -xavaÉXvo; £v aux?, [xofpa !7'j[x6T|X£xac o:à xîaaâpojy evta'jxwv (Anon., p. 166). La période quadriennale n’arrive pas à l'exactitude iiiathémati(|ue que lui prête le scoliaste, ni même l’octaétéride.

2. A:à xô ot(s’Jj; ajxoü xa: lacjaspLaaevov (Anon., ibid.). — videlicel dimidios unnos minoris .suae periodi; medietus enim ejus est fllennes, De Revol. naliv. p. 213 Wolf).

3. La logique l’exigeait pourtant, et d’autres y ont obéi. Quidam vero dixerimt qnod Saliirnus seplimam aetalem quhernel per annos trifimta, quos si îialus Ivansierit, ilerum qubernalur a Lima — deinde a Mevcurio, el ordinalim, sicut

praediximus, ab aliis (jubernatur planetis (Ilermes, De Revol. nativil.. p. 216 W oll). L honnête astrologue se croit obligé d'avertir que cette vie rccoui-

Évidemment, Plolémée a fait de son mieux, et les âmes candides trouvaient ici l’occasion d’admirer une fois de plus la parenté de l’homme avec l’ünivers. Il n’y a pas de mal à ce que l’homme se croie émancipé de Vénus dès l’âge de vingt-deux ans, tout en restant jeune jusqu’à quarante-un ans. Quant à faire trôner Mars entre quarante-un et cinquante-six ans, précisément à l’âge où cessait le service actif dans la milice, cela s’entendait sans doute des généraux, de ceux qui avaient dépassé l’âge d’Achille, d’Alexandre et de Pyrrhus. Ptolémée, obligé de composer avec les conséquences ineptes des principes qu’il admet, se garde de soulever lui-même les objections. Ce n’est là, du reste, que la préface du système; au-delà commencent les calculs astrologiques proprement dits.

Comme il tient à souder étroitement ses chronocratories à la généthlialogie, Ptolémée retourne à sa méthode des roulettes aphétiques, celle qu’il a employée pour le calcul de la durée de la vie et qu’il applique maintenant, comme il aurait pu le faire au bout de chacun de ses chapitres, aux divers aspects de l’existence. Ces aspects ou carrières parallèles et simultanées, mais distinctes, de la vie, il les réduit à cinq, pourvus chacun d’un point de départ (àtfetn?) et d’un lanceur (àtfÉTT]<;) différent ‘, à savoir :

1“ L’Horoscope, pour tout ce qui concerne le corps (xà (rcopatt/.à), la vie physique, y compris les « voyages » ;

2° Le Sort de la Fortune, pour les possessions et acquisitions ; 3® La Lune, conformément aux doctrines de Fauteur, pour les « passions de l’âme » et les associations conjugales (augSttiu^tç) ;

mencée n’est plus qu’un décalque affaibli de l’autre. Non enim lactabitur, neque lacté nutrietur. Aurait-il songé, par hasard, à la déesse africaine Nutrix Salurni (C. 1. L., VIIT, 8245-8247)? Les haruspices avaient médité sur le même problème et l’avaient résolu autrement. Pour eux, le vieillard qui dépasse 12 septénaires (84 ans) ne compte plus; il perd l’esprit et les dieux ne s’occupent plus de lui (Censorin., 14,6 : cf. ci-dessus, p. 403, 2). Autre solution dans le Guide coréen (cf. ci-dessus, p. 489, 6). Un cycle de 54 ans (6 X 9), commencé à l’âge de dix ans, est clos à soixante-quatre ans révolus et recommence à soixante-cinq ans. « A soixante-cinq ans, l’influence des étoiles est la même qu’à onze ans... On peut ainsi aller jusqu’à cent ans » [Guide, p. 91). Et il y a des séries distinctes pour les deux sexes!

1. L’àtpÉTTiî est la planète qui se trouve réellement (aujxatixwî -xarà ffuij-rapouüiav) ou par aspect (auayfi]xaxu70ei(; -xarà àxTÎva) sur le lieu aphétique ; à son défaut, la première qui se trouve, dans les mêmes conditions, en avant de ce lieu (tü t-^.v lyYiata irpoTiyriaiv èiuXa6ôvxi). On lui donne encore un second ou collaborateur dans la planète propriétaire des opia où se trouve le lieu aphétique : Aeûxepov ôè àcpéxT^v xat ôiffTOp «luvoixoSeffTroxoOvxa )v7Yj/ô[Xc6a xwv ôpEwv xôv •/cûpiov àcp’ wv âp/^ÉTou b xupioî (Anon., p. 167).

LES CINQ ASPECTS DE l’eXISTENCE d03

4“ Le Soleil, pour ce qui concerne les dignités et la réputation ;

5“ Le MC. pour tout le reste : actions, amitiés, progéniture, etc. L

Cette classification n’était pas d’une clarté à décourager les amateurs de variantes^. Mais l’esprit du système n’est pas dans la classification. L’idée originale et dirigeante, c’est que ces cinq espèces de dominations se prolongent parallèlement et agissent simultanément. On s’explique ainsi qu’un homme puisse être à la fois heureux et malheureux, affligé de la perte d’un parent et joyeux d’hériter, malade et comblé d’honneurs. Dans chacune des cinq séries, il est possible de déterminer les événements à venir et leurs échéances par la « rencontre » des diverses planètes (uTtavxT^'cope?) échelonnées réellement ou par aspect sur le parcours qui commence au point occupé par l’àcpîrTjç ou ypovoxpà- Twp x5t0oXtx(jç et va, dans le sens des signes, jusqu’à une distance préalablement fixée par le calcul de la durée de la vie. La nature de ces planètes indique la nature du pronostic et l’échéance est notée par la distance de ru7:avx-/iTwp à l'àtpÉTTji;, distance mesurée sur le Zodiaque en degrés d’ascension droite (àva-fopxî) et convertie en années, à raison d’une année par degré. Il est entendu que les échéances ainsi calculées et les pronostics eux-mêmes doivent être subordonnés aux lois générales imposées par l’âge, le climat ou la nationalité. Si on trouve une échéance de mariage (yapixov s’adressant à un enfant de quatre ans, on dira

tout au plus qu’il doit se marier de bonne heure ; et si le pronostic « naissance d’enfant » échoit à un nonagénaire, on pensera qu’il s’agit non pas d’un fils, mais d'un petit-fils ou autre descendant, car « le général meut et modifie le particulier »

1 . Ptoléuiée entasse ici xà; Xontàç xal xaxà [lépoî xoü jîlou StayMyaiî.

2. Voy. les classifications tantôt conformes, ou à peu près, tantôt divergentes, extraites de Valens et autres par Saumaise (pp. 120-126), qui mélange et brasse tous les textes pour y retrouver ses « climatères » et des bévues imputables à Scaliger. La tare du système de Ptolémée, c’est que l’intelligence n’est pas représentée (il faudrait Mercure, comme sixième àçcXTK, objection que Cardan, p. 500, prévoit mieux qu’il ne la réfute), et surtout que les ()>oytxdc sont dévolus à la Lune, maintes fois déclarée auteur et gouvernante de la vie ■physique. Cf. ci-après, p. 521, 1.

3. Tô yàp xxOôXou xiveï x6 (xeptxèv xal gsxaxpÉ-a (Anon., p. 166). — Les astrologues se préoccupent beaucoup d’éviter les méprises ridicules en se renseignant d’abord auprès du client. Ptolémée ne parle ici que de la nationalité : on ne doit pas dire à un Italien qu'il épousera sa sœur, comme un Ég3’ptien. ou sa mère, comme un Perse. D’autres détaillent davantage. Voy. le chapitre De /lis qiiae oportet praescire aslrologum (Ilermes, Revol. nativ., I, 9, pp. 216-217 Wolf). L’astrologue doit connaître l’âge, le rang, les qualités (notamment le sexe) et la fortune du client. Sans cela, il peut sc tromper en appliquant mal

rm

Reste à réparlir, dans rintérieur de chaque parcours aphélique, les années, mois et jours (Plolérnée nous lait grâce des heures), entre des chronocrators annuels, mensuels, diurnes. Ceux-ci sont bien des chronocrators, mais non plus des à©i-ac comme les chronocrators généraux ou universels h Par bonheur, Ptolémée a su trouver une règle unique pour les trois calculs, et il suffit pour l’appliquer de deux données : le lieu aphé tique marqué sur le thème de géniture et l’age actuel du consultant. S’agit-il de déterminer le chronocrator de l’année présente? 11 n’y a qu’à prendre le nombre d’années écoulées depuis la naissance du client et à le reporter sur le Zodiaipie à partir du lieu aphétique, dans le sens des signes et à raison de 30 années ou degrés par signe. Là oii s’épuise le nombre, là est le chronocrator ou œcodespote de l’année, c’est-à-dire la planète qui possède à cet endroit un de ses domaines ou qui y est représentée par un aspect. C’était aux praticiens à faire la balance des titres : à voir s’ils préféraient tel genre de propriété à tel autre ; s’ils se contentaient de fiefs qui occupent un signe tout entier, comme le domicile, l’hypsoma, le trigone, ou préféraient pousser l’estimation jusqu’au degré précis, par la considération des opta ou des aspects.

Le chronocrator mensuel, lieutenant du chronocrator annuel, se détermine d’après la position occupée par celui-ci, position qui sert de point de départ. De ce point, compter sur le Zodiaque un nombre de degrés égal au nombre de mois écoulés depuis la

une interprétation vraie : disant, par exemple, qu’un individu a été blessé ou a trouvé un trésor, quand il a été simplement saigné ou a reçu un dépôt {Ceiililoq., 59). On n'en perfectionnait pas moins l’art de justifier les bévues commises. A-t-on annoncé à un orphelin qu’il perdra ses parents? Le présage est : morientur aliqui senes in domo sua; à un eunuque, qu’il aura des enlants? sed facil aliquando füiurn adoptivian; de même, un célibataire idetn hahebil sine nuptiis, in aliquam concubinam. Un pauvre hère sans le sou à qui il est dit qu’il « accroîtra le patrimoine » doit comprendre qu’il accroîtra celui d'un autre. Si l'individu pour qui on consulte était mort (piège tendu à l’astrologue), les pronostics portés s’appliqueraient aux survivants de sa famille. Un glossateur facétieux a écrit ici : caeco visas eripi nonpolesl!

2. Comme Ptolémée emploie le moins possible le mot ypovoxpixwp, remplacé par àffléxTiÇ pour les chronocrators généraux, on voit reparaître, pour tous les chronocrators particuliers, le titre banal et sempiternel de oîxoSôjrôxriî ou aéptoi; ou £TuxpaxTiXO)p (èviauaio;-piTivtaîo;, Titxspriffioî). Enfin, on ne peut même pas réserver le titre de ypovoxpâxwp y.x0o)»taôç à l’àcpÉxTiç tout seul. 11 y a, dans chacune des cinq séries, paraît-il, xaOo'Xiaol ypovoxpâxops; xpsT; • b àcp£XT)<;, xai 6 6 Tï a V XT, X 0) O, xal ô ôptoxoâxwp (Anon., p. 173j. Voy. là-dessus Salmas., pp. 298 sqq.

DISTKIRUTION DES CHRONOCBATOinES

naissance, toujours dans le sens des signes et à raison de 30" par signe ‘ : là où s’épuise le nombre, là est le chronocrator du mois actuellement en cours.

Pour les jours, même calcul : à partir du point occupé par le chronocrator mensuel, compter autant de degrés (|ue de jours écoulés depuis la naissance; mais, cette fois, à raison de 2“ 1/2 par signe, de façon que les 30 jours du mois fassent un tour complet du cercle. Sans aucun doute, la répartition du nombre d heures, à raison de 2 par signe (21 '• par tour du cercle), donnerait de la même manière les chronocrators horaires.

hn résumé, chacjue jour de l’existence est régi par une planète spéciale, subordonnée à une planète mensuelle, qui l’est à la planète annuelle, laquelle dépend du chronocrator général, et cela en cinq séries ditïérentes. On a donc une échelle bariolée d’opportunités dans laquelle l’astrologue [>eut chercher à volonté ou bien l’échéance fatale des événements prévus par le thème de géniture, ou bien l’opportunité de l’initiative pour un acte particulier. Ce singulier mélange de fatalisme et de foi en la liberté se trouvait tout fait dans le cerveau des stoïciens, qui trouvaient là une excellente occasion de pratiquer la vertu, c’est-à-dire d’aller de leur propre initiative au devant d’une échéance (}u’ils estimaient fatale ‘h

Un raflinement de 1 art, qui pourrait bien être de l’invention de rtolémée, car il suppose des préoccupations d’astronome, gradin*

1 intensité de 1 action des planètes, et par conséquent le caractère plus ou moins pressant de l’échéance ou de l’opportunité, d’après

1. 11 y a ici une grosse querelle entre astrologues. Le texte de l'tolémée

porte 28 jours (fiixspaî xt/], mois lunaire sidéral. Cardan (p. 503) corrige ce qu’il appelle une glose et met 30 jours, sans quoi Ptolémée, qui compte plus loin 2° 1/2 (c’est-à-dire 2 j. 1/2) par signe, se contredirait. Saumaise (p. 294^ accuse Cardan de n’avoir pas compris le fm du système; avec des mois de 28 jours, chaque année solaire commence par un mois dillérent, ce qui accroît la variété. Ceux qui tiennent pour les 28 jours corrigent le chilfre suivant : T„a£pa; |î' T,a'.cTj (2 1/2) et mettent 2 1/3 {Irientem, Junctinus, p. 826; terliam, Pruckner, p. 73; ôùo xai xpei; Irientem, Proclus, Paraphr., p. 290 Allalius) par signe. L origine égyptienne de tous les systèmes de clironocratories plaide en faveur des 30 jours. En Égypte, le souvenir du uiois lunaire de 28 jours ne s’était plus conservé que dans les 28 ans de la vie d’Osiris (Plut., De Is. et Osir., 42) et les 28 « doigts » ou pouces de l’aune égyptienne (II. Brugsch, Thés. Inscr. Aegypt., I, p. 117). ' e i

2. Cette idée complexe se retrouve, avec une nuance à déterminer, dans les

récits évangéliques, où revient souvent la réllexion : « afin que les prophéties s’accomplissent ». Le Messie suit consciemment et volontairement les étapes prédéterminées de sou existence. *

CHAP. XIV. INITIATIVES GÉNÉTHLl AQUES

la rapidité du mouvement propre des planètes; autrement dit, d’après le rapport entre leur mouvement et la durée de leur période chronocratorique. La mesure de la vitesse est 1’ £TO[x6aatc, le temps employé à parcourir un signe du Zodiaque. Saturne, par exemple, qui met 2 ans 1/2, a plus d’action comme chronocrator général; Jupiter, qui emploie juste un an, vaut surtout comme chronocrator annuel. Avec Mars, les rétrogradations entravent le calcul; mais, en moyenne, il parcourt un signe en 3 mois; le Soleil, Vénus et Mercure, un signe en un mois : ce sont des types de chronocrators mensuels. Enfin, la Lune, qui franchit près de 30 degrés en deux jours, est le chronocrator journalier par excellence.

On voit comment Ptoléméea essayé d’incorporer l’une à l’autre la généthlialogie et la méthode des /.aTap/od. 11 consent à faire entrer dans le calcul des pronostics des influences échelonnées sur le parcours de la vie, mais en les supposant toutes conditionnées par le thème de géniture.

La diflîculté de faire tenir tant de choses dans le thème de géniture suggéra l’idée d’une transaction qui fait la part très large aux opportunités tirées de l’état présent du ciel, non pas en abandonnant le thème de géniture, mais en le renouvelant tous les ans à l’anniversaire de la naissance *. Il était, d’ailleurs, entendu que les pronostics tirés de ces thèmes annuels ne faisaient que révéler ce qui était implicitement contenu dans le thème de géniture. C’est ce qu’on appelle le système des « révolutions des nativités ». Je m’abstiens, par lassitude autant que par prudence, d’entrer dans l’analyse de cette construction effroyablement compliquée qui me paraît être de la scolastique astrologique, une série de manipulations verbales et numériques sans idées sousjacentes. Je croirais volontiers que le prétendu « philosophe Hermès »^ est un Oriental quelconque, dont l'originalité consiste peut-être à avoir défiguré par des contre-sens entassés l un sur l’autre des bribes de doctrines prélevées sur des lectures incohé-

1. L’anniversaire est le moment où, l’année solaire étant révolue, le Soleil se retrouve à la position qu’il occupait au moment de la nativité. Année sidérale ou tropique, cela importait peu aux astrologues, qui prenaient pour guide le calendrier usuel.

2. Voy. Ilermelis philosophi de Revolutionihus nalivitatum (ed. Vuolfius, Basil., 1559, pp. 217-279). Je suppose que ce sont ces renouvellements et contrôles du thème de géniture que l’annotateur de Paul d’Alexandrie (R 4 v.) appelle des àvTiyevÉo’Etç. A part cette mention problématique et de basse épof[ue, je ne trouve pas trace du système dans les textes grecs publiés jusqu ici.

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