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ÉTAPES DE LA VIE INTR A-ETÉRINE

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sans doute pas encore assez converties en planètes, an iv® siècle, pour entrer dans un cycle novénaire de planètes Le mieux était de s'en tenir aux sept planètes réelles, sauf à recommencer le cycle ou à l’allonger par des additions symétriques. Mais dans quel ordre ranger les planètes? La théorie platonicienne delà génération recommandait, nous l’avons vu, l’ordre descendant; et, d'autre part, l’ordre ascendant adopté pour les étapes de la vie après la naissance était applicable, pour les mômes raisons, à la vie intra-utérine. Enfin, il pouvait se rencontrer des astrologues qui, prétendant savoir par les physiologistes dans quel ordre se Ibrment les divers organes de l’embryon et connaissant les patrons astrologiques de ces organes, auraient institué de cette façon un ordre merveilleusement « naturel ».

Si les astrologues ont pensé à cette dernière combinaison, les textes dont nous disposons la sous-entendent sans l’atlirmer explicitement. La série descendante, simplement allongée par un recommencement du cycle aux huitième et neuvième mois, se retrouve chez un auteur arabe ^ avec des raisons à l'appui, qui ne peuvent manquer d’être excellentes. Saturne, origine de la semence, la coagule d’abord par le froid. Jupiter donne le « souille » et le mêle au corps; Mars, le rouge Mars, produit le sang; puis vient le Soleil, ([ui allume le feu vital, l’ânie proprement dite. Au cinquième mois, Vénus donne le sexe; Mercure, la

1. Cl. ci-(lessns, p. 122, 1. L'àva SctÇwv [Caput Draconis) est noté dans le thème de Proclus (Marin., Vit. Procl., .35), né en 410. .l’ignore si on peut remonter plus haut pour l’usage pratique.

2. Voy. le traité De Nativilatihus secundurn Omar fpp. 118-141 Pruckner).

lih. III, p. 141. L’auteur cite souvent Dorothée de Sidon, qui est probablement responsable du système. L’évolution de l’embryon par étapes pl.anétaires paraît bien être donnée ici comme l’évolution physiologique. Le système descendant est présupposé par les chillres que donne Proclus (in Anal, sacr., V, 2, p. 174 Pitra) pour les périodes durant lesquelles les phanètes, au cas où elles seraient en mauvaise disposition, feraient périr l’embryon (ci-après, p. 510, 4), mais les cinq planètes seulement, les oôjva mis à part. 11 devait y avoir, dans cette théorie, deux cycles de cinq planètes pour dix mois, de façon que les enfants naissaient au septième mois dans la chronocratorie de .lupitcr, au neuvième, dans celle de Vénus (deux planètes favorables), au lieu que Mars empêchait la parturitiou heureuse au huitième. La Lune et le Soleil sont des chronocrators généraux, dont l’ingérence embrasse toute la période. Le Soleil active le développement quand il est lui-même en de -jt, à il le ralentit

étant en [xsi'wcn;, de ^ à ‘l. Sur les étapes septénaires et le rythme pythagoricien de la vie intra-utérine, d'après Hippocrate, Straton, Dioclès, Varron et autres, voy. Censorin., De die nat., 0-12 ; Macrob., Somn. Scip., I, 6, 62-67 • Vindiciani Gynaecia, pp. 446-455 V. Rose, etc. La foi à la vertu des nombres mystiques tient lieu d’observations ditliciles à faire.

langue, au sixième mois. Enfin, au septième, quand la Lune, prototype des visages humains sans doute, a achevé son image, l’enfant peut naître viable. Au huitième mois, il retombe sous la domination de Saturne et mourrait en naissant L Au neuvième mois, au contraire, le bon Jupiter le protège, et, comme dit l’astrologue musulman, « il vivra, si Dieu le veut ». Omar ne croit sans doute pas aux naissances du dixième mois, où l’on aurait aflaire au terrible Mars. Il est vrai que, cette barrière franchie, on retrouverait au onzième mois le Soleil, capable de donner à l’enfant une provision d’énergie exceptionnelle.

Au point de vue de la logique spéciale des astrologues, le système se tient. De même, le système inverse, qui n’est pas tout à fait aussi cohérent, mais est construit d’une façon plus symétrique Le cycle septénaire en ordre ascendant y est enfermé entre un prologue dévolu à, Saturne, le « père » *, et un épilogue où la Lune reprend et achève son office de maternité. Donc, au deuxième mois, la Lune prend la succession de Saturne, qu’elle transmet à Mercure, et ainsi de suite. L’intiuence de Jupiter au septième mois et celle de Saturne au huitième explique, comme précédemment, la naissance des enfants viables dans le premier cas, non viables dans le second. Au neuvième mois, la Lune achève l’enfant et l’amène à la lumière. Elle se trouve tout installée pour prendre le patronage de la première enfance

1. A moins, observe le docte Ciruelo (I, 3), qu’on ne soit en pays placé sous le patronage de Saturne. Je ne sais où ce docteur a trouvé que les enfants nés à dix mois propter Martem sunl aliis robustiores, et que l’enfant né au onzième mois {unus inter multa milia), sous le Soleil, miraculo eril, nedum in nativitate, sed etiam in vitae qualilate.

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