Val. Max., Epit., I
OevTo; e6pse-f.va:'(Plut.,
looiae ( Plin \\\V s n ^ ^ ^ condilovem astro-
loome (I Im XXXV, f, 199). On ne peut plus le confondre, comme on l’a fait avec I poete cte
O. Plut., Stdl., 37. Plutarque cite les mnoires de Svlla 6. Cic., Divin., 11, 47.
o48 CHAP. XVI. — l’astrologie dans le monde romain
Il n’y a d’étonnant ici — soit dit en passant — que l’étonnement de Cicéron. Les hommes croient toujours ce qu’ils espèrent^ et la foi échappe toujours aux démentis de l’expérience. S’il s’est rencontré des astrologues assez avisés pour alfirmer à Sylla que la Vénus dont il se croyait le favori, à César, que la Vénus dont il se disait le descendant, était la planète aimable et favorable entre toutes et quelle leur garantissait longue vie et prospérité, il est probable que ces esprits forts ont cru, sans plus ample informé, à leur étoile ’. Cicéron lui-même, qui, comme philosophe, bafoue les astrologues, leur emprunte, comme rhéteur, des expressions dogmatiques. Quand il place les âmes des grands hommes dans la Voie Lactée, il ne fait qu’exploiter un vieux mythe platonicien ; mais, quand il appelle la planète Jupiter « un llambeau prospère et salutaire au genre humain » et la planète Mars « un feu rouge et redouté sur terre » il met dans la bouche du premier Africain des aphorismes astrologiques.
C’est que les idées astrologiques commençaient à entrer dans la circulation banale, à se glisser dans le bagage intellectuel des esprits de culture moyenne. Elles y entraient, astronomie et astrologie mêlées, par la littérature, où les « catastérismes » multipliés à satiété par les Alexandrins, les descriptions du ciel à la mode d’Aratus, paraissaient aux Romains des sujets tout neufs et stimulaient leur imagination rétive; elles y entrèrent surtout, et par une plus large ouverture, lorsque l’encyclopédiste de l’époque, Varron, et son contemporain P. Nigidius Figulus, adepte fervent de toutes les sciences occultes \ eurent mis a la portée du grand public les principales règles de l’art des « mathématiciens ». La comète qui parut à la mort de César dut hâter singulièrement la propagande. En tant que « prodige », le phénomène fut interprété omciellernent par les haruspices; mais les astrologues, on peut le croire, ne manquèrent pas de dire leur
1. Sylla racontait dans ses Mémoires que « les Chaldéens lui avaient prédit qu’après une vie glorieuse, il mourrait au comble de la prospérité .. (Plut. loc cit ) D’après Domaszewski (ci-après, p. 554, 2), les légions qui avaien pou ense gn^^ le ïaureau tenaient ce symbole de J. César, et César le eur avaU donné parce que le signe zodiacal du Taureau est la « maison » astrologique de la planL Vé^nus- celle-ci évidemment assimilée a la deesse mere des Jules.
2 Deinde est hominum generi prosperus et salutar^
Jovis, tum rutilus horribilisque terris, quem Martxum dicitts (Cic., Rep., VI, n). Ce sont des définitions correctes des influences planétaires.